Le travail comme avaleur de l’occupation

Comment vous demander de croire à quelque chose à laquelle vous n’avez jamais pensé ? Non, ce n’est pas possible, car on ne peut croire sans savoir ce à quoi on croit… ou veut croire. Je ne peux donc vous demander de croire à ce que vous ne connaissez pas encore. Je vois que nous avons un point commun pour continuer…

Nous avons établi que la valeur est un affect, c’est-à-dire, une émotion qui se réalise dans un objet. Ce n’est pas que ce soit difficile à comprendre, mais il faut du temps et de la ténacité pour arriver à ce point théorique où la relation naturelle de l’humain passe précisément par cet objet : l’objet. Quand je parle d’humain, je parle de la multiplicité des personnes qui compose ce groupe animal.

Ensuite, le filigrane se faisant deviner, il apparaissait que la réalité actuelle de la valeur ne correspond pas à celle qu’un tel affect nécessiterait. Nous voyons partout comme une déformation de cet affect, la valeur, ou tout au moins un usage qui en est fait interroge par les misères qu’il génère. Pourquoi cela-t-il donc… On voit bien les blessures, les cicatrices, les déchirures et les caprices, les meurtrissures et les vices que la pratique de la valeur initie, sans qu’on en soit vraiment conscient, tant cet affect a de puissance sur les consciences, dans notre vie de tous les jours. L’hypnose de la valeur et les règles qu’elle édicte ont certes fait l’objet d’étude et de compte-rendus, mais, toujours en pratique, la solution à ce malheur circulant comme l’eau le sucre, ne l’on en rien fait fondre.  « L’énigme restait cachée à elle-même… comme trouver de solution ? »

Je vais demander au lecteur de me suivre sur la voie un peu moins pavée que tout à l’heure, mais qui semble aller plus directement à notre but : celle du repos, d’une bonne bière et des chansons féminines aimant l’homme. Mais à quoi donc l’humain utiliserait-il son temps s’il n’était obligé d’en être traversé ? Boirait-il comme un trou pour chercher à vivre encore plus intensément la vie ? ou bien pour détendre ces muscles qui forment et meuvent notre corps. C’est toujours intéressant de s’apercevoir que des humains vivant dans une société (celle qu’ils composent),exempte de production technologique, n’ont jamais ou si peu l’impression de « travailler », alors que nous, les ceux-ce qui produisent et reproduisent la hausse démentielle de la température moyenne adaptée à la survie d’un max de vie, ne faisons nous que « travailler », ne pensons nous que « travail », ne visons nous que par le travail, ne respirons nous que pour exhaler du travail. C’est qu’hors de la technologie (l’agriculture), on ne travaille pas : on s’occupe. Tout simplement on s’occupe. Même le paresseux s’occupe : il passe le temps à s’occuper, si tel est son enchantement.

Nous nous retrouvons donc avec deux notions de l’occupation : pour elle-même ou pour un patron. Dans la première, il n’y a aucune rétribution, émolumentation, salarialisation, actionnariatisation, et j’en passe ; tandis que dans la seconde, il y a tout le contraire : ça fait pencher le fléau de la balance dans un sens très glissant, savonneux même. Ne me demandez pas où j’ai pu bien un jour attraper au vol une telle idée : je suppose dans mes paresses et mes ivresses et ces caresses sur tes fesses : je préfère rester avec toi ce matin plutôt que d’aller au boulot. Oui, je sais : cela demande une certaine force de caractère, mais, chez moi qui suis plus faible, le seul plaisir de rester avec Isabelle surpassait tout l’argent du monde et m’en détachait. La récompense, mes amis, c’est la douceur de sa peau, le toucher de sa peau et son odeur, sa cyprine et ses petits gestes qui vous surprennent toujours et vous émerveillent, et je suis déjà gâté ! Non, en plus, il y avait eu le plaisir de ne pas aller au travail car on est avec une fille superbe et qu’elle va aiguiser vos sens pendant des années.

Ainsi, l’affect et la valeur ont-elles une relation immédiate : je l’ai déjà dit mais la progression n’est pas passée par le même chemin, et on sait que la valeur a beaucoup beaucoup de cheminements affectifs, sociaux, amoureux. La valeur possède en fait deux aspects : un (je doute qu’il ne soit pas l’initial) où l’élément moteur est la qualité de la relation dans laquelle le tiers (l’objet) n’est pas l’objet mais la relation ; ou un autre où il ne s’agit que de quantité : combien d’heures, pour ta paye, tes courses, le peu de tes rapprochements sexuels, le temps que tu consacres à ne pas passer ton temps à le passer sans qu’il t’enivre : un temps pour un autre. On saisit la différence, mais on ne l’intègre pas, car l’occupation a perdu de son âme. Alors, la glissance s’accentuant au gré de la pente comme j’aime me perdre des yeux d’entre tes seins, la valeur  se vit d’ici ou de là et nulle part ailleurs : la qualité et la quantité dans un aspect exclusif. Et si la qualité de la valeur est un affect modifiable par celle des amours, nous constatons abruptement qu’une fois dans l’une on oublie l’autre ; ou inversement, quand on est dans l’autre, on est en soi sans autre objet que soi à travers l’autre. Hélas ! aujourd’hui, on ne s’occupe plus, on vous occupe à vous occuper : on vous occupe à passer votre temps à autre chose que ce à quoi vous vous sentez destiné, ou alors que votre temps se réaliserait dans votre destinée. Or, cela n’est possible que dans l’occupation, pas le travail.

Mon présent but est d’essayer de vous faire ressentir la différence entre passer son temps à s’occuper (du point de vue du travail) ou bien passer son temps à travailler. J’escompte que vous ayez compris le plus important et je poursuis. J’ai sur mes épaules la charge affective de l’accusation d’erreur de l’humanité lorsqu’elle a choisi de se dévoyer de la valeur qualitative pour se vautrer dans la quantitative : quel plaisir pouvait-elle donc éprouver à une telle anesthésie des sens ? Ha ! la douleur ! Mais quoi ? Faudrait-il que nous vivassions comme des minéraux ? Insupportable ! Ha oui ! celle que vous inflige autrui ! Mais qu’est-ce donc cet objet qui l’a conduit dans une telle impasse… la torture. La valeur a donc une relation avec la souffrance de la torture et/ou la torture de la souffrance. Mais quelle est-elle ? Quelle est cette souffrance qui la rendrait malade ? Vous savez… je suis très paresseux surtout dans les bras d’une femme qui, jusqu’à maintenant, m’aime : j’ai une sensation de chair, inimitable, vécue, intégrée, amollissante comme l’est l’eau pour le sucre.

Karl Marx s’est penché sur la qualité du *travail* : il n’a pas saisi la dichotomie. Jean-Pierre Voyer, dans son « Reich mode d’emploi », dit que « même les animaux travaillent » (alors qu’ils ne s’occupent… qu’à chasser  – mais c’est à temps plein ! –, à dormir – mais c’est à temps plein ! –, etc. – mais c’est à temps plein !). Il y a une erreur : le travail est déjà une altération du vivant, du vécu vivant, d’un affect ; un vécu et non pas un point d’appui indispensable à l’existence de l’humanité. Les garçons et filles de Palim Psao ne pensent le travail que comme occupation normale, mais sujette à la valeur marchande : on ne devrait pas travailler – oups : mais quoi faire d’autre ? C’est un pas d’envergure (j’ai fait des traductions spontanées pour eux) mais c’est un saut d’oisillon qu’il reste à faire. Dès lors qu’on concède que la valeur est un affect, on comprend tout : que la sexualité (émotion centrale de l’affect) détient une importance de poids. Lorsque la valeur est qualitative, la satisfaction issue du rapprochement amoureux fréquent est dominante, tandis que le contraire montre une sensualité de misérable, de valeur-heureux. J’en ai connu : c’est sans doute les plus hypocrites, tant ils cachent leur impuissance sous des atours clinquants et verborateurs. L’affect s’est caché devant la valeur et celle qu’on y donne a d’autant plus d’importance qu’elle vous fait miroité l’espoir, ici de plaisir, là le gain. L’espoir est du vent, certes chargé des senteurs du bonheur, mais du vent pour certains et de l’espoir pour d’autres ; mais plus on le charge  d’espoir, plus l’espoir voit le vent tisser la trame du bonheur : c’est cette quantité d’espoir qui est la valeur quantitative : il faut un plus à ce qui est car ce qui est est (vécu comme) du vent, est vide.

On sait que quand on parle de sexualité, on parle de plaisir ou mieux, de satisfaction, ce qui est encore plus restrictif. Je suis obligé de pointer de ma verge d’osier la sentence du rapport du travail sur cette satisfaction comme préoccupante : il n’y a aucune conjonction entre le travail et le plaisir, ni entre le travail ou le plaisir et encore moins, à moins d’être maso, en étant entre les deux.  L’un et l’autre sont dissociables, irrémédiablement. Car lorsque le « travail et le plaisir » se marient, il s’agit d’occupation, et plus particulièrement : *sociale*.  Je vais prendre un exemple ethnologique : dans un village où la sexualité ne reçoit aucun tabou sexuel déluré des moralistes mous de la queue, il y a des jardiniers et des pécheurs. En général, un jardinier est complice d’un pécheur et vice-versa, bien sûr. Imaginez-vous que le jardinier comptât le nombre de poissons et que le pécheur calculât sur la quantité d’ignames ? Quelle honte ! Non : chacun apporte au plaisir commun de se rencontrer et de *recevoir* (le don que Mauss a juste compris) comme meilleur de lui ou d’elle et d’eux deux, l’objet tiers qui nous unit dans cette satisfaction de se réaliser à travers son complice de plaisir. Le capitalisme est un mauvais calcul sur l’humain qu’il ne (se) voit que vénal. Mais la vénalité qu’il regorge est cette même maladie : la vénalité est une valeur corrompue par l’abnégation désirée de l’autre en votre faveur : disparait l’égalité des affects, du vécu ! Ainsi, l’intensité du vécu comme objet est directement proportionnelle à l’affectivité portée sur l’objet en tant que séparé, en tant que « fétiche » dirait Marx.

Et là vient à la rescousse notre ami Freud : le fétiche est l’amour « génital » déplacé dans un objet. Le travail est un substitut à la masturbation qui n’aboutit pas (ou dont l’objet n’est pas l’orgasme) à l’orgasme. Le travail est une sublimation de l’angoisse d’orgasme !

En résumé, ce n’est pas le travail qui fait parti de la vie, c’est l’occupation et sans doute, d’autant plus social que l’animal est social. Le travail est un détournement de cette occupation à des fins mercantiles. Tous les animaux s’occupent (de trouver à s’abriter, à manger, par le soin donné à leur progéniture, etc.) : aucun ne travaille, sauf l’humain car un affect tournant autour de la valeur est chez lui malade.

Inflammation de classe et cuirasse

Dans mon précédent papier, j’ai essayé de démontrer les deux formes de la valeur à partir du prestige que le résultat de l’application de ces formes procure à une personne ou un groupe. Y a-t-il un rapport avec la valeur d’usage et d’échange de Karl Marx ? Oui. Je pense que je me place quelque part ailleurs que du strict point de vue économique (l’acquisition et la gestion des gros sous par la gestion du travail d’autrui comme moyen de prestige et le fétichisme qui accompagne ce travail) qu’on a fait de la théorie du travail et de la valeur de Karl Marx ; j’en parlerai dans un papier ultérieur.

Le prestige étant le résultat d’une palabre (même unidirectionnelle comme dans la publicité ou le tyran), c’est ce qui l’entoure qui spécifie dans son mode social la valeur qualitative ou quantitative. J’ai tenté de poser ma question : Pourquoi des humains exploitent-ils des humains, car selon moi, il faut avoir une certaine disposition d’esprit (un état d’esprit) pour pouvoir induire en misère ses congénères. En fait, au lieu de prendre, comme Marx, l’humain dans ses rapports de classes (ce avec quoi je suis entièrement d’accord, mais pourquoi donc cela ne change-t-il rien ?), je cherche la faille dans l’affectivité de classe, la structure caractérielle de classe, la faille du rapport affectif entre égaux et de l’égalité entre les amis.

Bon… pour cela je suis obligé de passer par cette structure caractérielle qui maintient ces rapport de classes. Si pour exploiter autrui il faut un certain état d’esprit, pour accepter cette exploitation, il faut aussi un certain état d’esprit, cela nous le savons bien. Cela nous désole car nous pressentons que cet « état d’esprit » est le très gros rocher qui bouche la sortie de la caverne et espérons que le capitalisme qui, malgré sa scrutation continuelle des idées et des pratiques révolutionnaires, par la fameuse ruse du mélange aux moutons, nous permettra de nous en sortir. C’est un rêve de jeune fille ! La structure caractérielle est à l’intérieur de chacun, forme son caractère (l’adaptation de l’individu à son milieu) lequel est un schéma de réponses quasi identiques à un grand ensemble de situation, considérant qu’en dehors de ce grand ensemble, c’est la panique. J’ai par ailleurs décrit, à partir de la structure du spectacle et en prenant pour base les caractères de Wilhelm Reich, cinq de ces caractères qui structurent notre société, comme quatre pièces d’un puzzle, puisque le cinquième est celui qui ne s’y intègre pas ou assez mal.

Il me manquait le comment ça marche. Wilhelm Reich nous a montré que le caractère est une structure globale de la personne : une structure bio-psychique ou neuro-musculaire. C’est d’abord une adaptation à son milieu, adoptée dès les premières agressions (qui ont lieu parfois in utero) pour se conserver dans la mesure du possible vivant, même déformé. Mais cela a un prix : la restriction du mouvement possible, car l’organisme (même in utero) opérera toujours par un retrait face à l’agression. La cuirasse caractérielle sera la sclérose de ce retrait, et nous avons tous conscience de la variété des agressions possibles… qui donnent autant de scléroses bio-psychiques possibles.

Une lumière se montre lorsqu’on comprend que cette sclérose, effectivement à la fois nerveuse et musculaire, apparaît et progresse d’une manière très simple, puisque le résultat ne doit pas se faire sentir : on ne sait pas qu’on est cuirassé, sinon que lorsqu’on panique devant une situation devant laquelle on ne s’est pas préparé ; et cette situation peut être autant génératrice d’un déplaisir que d’un plaisir excessifs, qui excèdent les possibilités d’adaptation acquise de la cuirasse face à la vie. La réaction qui s’ensuit est de la rage suivie de la résignation (ou plus pudiquement : de la dépression).

Ce comment m’a intrigué au plus haut point pendant longtemps longtemps, car, m’imaginé-je, la solution réside dans sa description. Je laisse le lecteur juge de cette perspicacité.

La structure caractérielle permet de ne plus percevoir l’environnement dans ses aspects agressifs. Pour se prémunir contre de telles indispositions, comme je l’ai dit plus haut, il faut un retrait de la sensation qui correspond exactement à un retrait du nerf qui la perçoit et aussi à la contracture du muscle  ou de l’organe auquel ce nerf (cette sensation) se réfère. Ce retrait n’est pas dans un premier temps conscient : ce sera le système de protection autonome du sujet qui agira au plus vite et au mieux. Si cette perception persiste ou revient périodiquement, ce retrait va lui aussi persister ou se contracter périodiquement. Cette sténose du mouvement, cette inhibition de la pulsation habituelle de l’ensemble de la structure corporelle, se manifestera pas une inflammation de l’appareil sur lequel s’opère ce retrait. Et (pour faire suite à mon papier sur l’inflammation et le collagène), cette structure neuro-musculaire (chacun à sa façon) va se protéger par du collagène. Les nerfs vont s’entourer de collagène, les muscles vont se renforcer par l’intégration de collagène. Ici, rien d’anormal : c’est un processus naturel, comme les cals aux mains ou aux genoux. La cuirasse, elle, correspondra à la glycation de ce collagène, c’est-à-dire à la perte de sa souplesse par intégration de sucre : cela signifie que l’énergie qui devrait être habituellement dispensée par le mouvement, va se scléroser dans le collagène, lui-même fruit de l’inflammation dû au retrait de la sensation. Et de désir, le mouvement devient rêve, car le but et le résultat sont de l’assoupir.

La cuirasse (le collagène glyqué) restreindra la respiration (contraction-détente) de la partie nerveuse et musculaire, et créera principalement une crainte dans les détentes, crainte qui se manifestera par une contraction subite et spasmodique de cette partie de l’organisme puisque le nerf n’a plus la souplesse suffisante pour admettre éprouver une telle détente. Au surplus, le collagène isolera la partie nerveuse du monde qui l’a agressée, lui ôtant une grande partie de sa perception. Cette collagénisation des nerfs poura aussi bien induire une anesthésie des nerfs les plus lointains, à la mesure de sa progression, jusqu’à en empêcher le fonctionnement normal, de sorte, par exemple, qu’il ne puisse plus y avoir de possibilité d’excitation et d’érection vaginale ou pénienne. J’ajoute que le nerf entre en vibration car il perdure dans sa fonction de percevoir et de transmettre – c’est à dire de transpirer le monde –, vibration qui matérialise son hésitation à respirer, à percevoir les sensations d’organes : son incertitude relevant de sa crainte et de son désir de vérité, c’est-à-dire de détente (« … c’est  vrai ? … c’est faux ? » ad nauseam). Cette vibration n’est pas constante et est plus ou moins amplifiée par les ondes électromagnétiques ambiantes.

C’est du fait que le collagène d’apprentissage engaine les nerfs et, de plus, s’est glyqué (c’est-à-dire raidi) que l’énergie fluide correspondant à leur détente est stoppée par spasmes (« Oui ? Non ? Oui ? Non ? etc. ») et se change en angoisse (« Non ! ») : c’est ainsi que se manifeste la cuirasse caractérielle, aussi bien dans, la perception du monde et de soi, l’approche de la compréhension du monde, que ses propres désirs d’y correspondre, allant même à la résignation de ses désirs de plaisir de vivre, car rien n’est plus douloureux que l’angoisse spasmodique.

Comme moindre mal, le yoga ou une autre technique d’assouplissement, va effectivement assouplir la structure caractérielle, et un régime alimentaire va dans une certaine mesure dé-glyquer (lui soustraire le sucre) le collagène, la structure neuro-musculaire modifiée dans le but de moins sentir le monde agressif ; mais il ne va pas modifier le pourquoi de cette structure : la raison du retrait, de la peur face à l’agression pressentie de l’environnement. Une variante de yoga nommée tantra cherchera à repousser au plus loin la perte de soi dans l’autre liée à l’orgasme, car ce pourquoi est, précisément, en tant que conclusion de cette adaptation, la peur de l’orgasme. La vie se passera ainsi selon des pseudo-orgasmes, tolérés par la structure sociale et aiguisés par le fait qu’on en approche de si près, sa morale elle-même corroborée par la structure caractérielle des gens qui la composent. En mettant de côté l’aspect purement grégaire de l’affaire, le rêve de mouvement se retrouve par exemple dans le supporter et ses cris, plus ou moins assis et gesticulant devant le spectacle de ce mouvement qu’il nomme « sport » pour le fétichiser. S’il le pratique lui-même, ce sera pour se rendre plus performant et il recevra une médaille de métal pour preuve de rigidité caractérielle aboutie (quand j’étais petit on avait au moins droit à une médaille en chocolat, pas toujours très bon, mais quand même !).

Le caractère, maintenant que nous savons ce que c’est, va nous permettre de comprendre pourquoi tant de révolutions qui rêvent de s’en sortir, échouent sinon qu’à devenir une évolution dans l’assouplissement des liens sociaux, lorsqu’elles ne versent pas dans la tyrannie. Les gens apeurés ont besoin d’une structure sociale rassurante répondant à la leur qu’ils retrouveront dans un gouvernement structurant. À ceci près qu’il s’agit d’une collusion patriarcale entre les entrepreneurs et les gouvernants, dont la structure caractérielle leur autorise le malheur de leurs congénères par la malnutrition, les médicaments, la télévision, les réseaux sociaux et j’en passe, pour satisfaire leur rêve de mouvement, la richesse par leur malveillance en maintenant perpétuelle cette structure caractérielle du spectateur, ce rêveur de mouvement.

Se défaire de la glycation du collagène n’est pas chose facile, pas du tout. De plus, le processus va induire une inflammation qu’il va falloir savoir calmer ; et désenflammer par les moyens qui l’ont induite,  ramènera au point de départ. Donc, la première des choses à faire est de ne pas la faire contracter, essentiellement auprès des enfants et en protégeant la femme enceinte d’un maximum d’agressions. On a constaté que les échographies prénatales ne sont pas si bonnes pour le fœtus, qu’il faut s’en garder ; que les perturbateurs endocriniens lui sont un poison dont il faut savoir la prémunir ; que les pollutions liés aux hydrocarbures (voitures, intrants agricoles et autres centrales) comme celle liée au nucléaire lui sont néfastes et qu’il faut l’en éloigner ; que le manque d’amour et de soins sont un manque qui affame l’organisme qui se déploie et qu’il est possible d’éviter ; car toutes ces agressions sont déjà une prémunition contre l’environnement dans lequel l’être va croître. L’éducation que recevra l’enfant ne doit pas gâcher sa propension à la collaboration, à la répartition des tâches, au jeu, au questionnement, à la masturbation, à la découverte de l’autre ; de toutes ces choses que la cuirasse n’envisage que sous la forme du lupanar puisqu’elle ignore la bienveillance et la bienséance. Pour désinflammer l’adolescence, on la laisse aimer ; pour l’adulte, on tentera autre chose dont je ne suis pas si sûr de pouvoir parler plus tard.

Con sentant ou tire « han ! » ?

Je me dis souvent que le monde est étrange, mais ce ne sont que certaines dispositions qui le font percevoir de cette manière, et notamment la maladie, l’altération à ce qui ne devrait pas ou peu présenter d’étrangeté. Cependant, je serais bien le seul dans ce cas-là : le reste de la société trouvant normal qu’elle soit ainsi. C’est une question de vécu, ce me semble, qui donne un point de vue différent.

Prenons une comparaison : le prestige lié à la kula des îles du sud-est Pacifique et celui d’un roi de gens de la Grèce antique. (ref. B. Malinowski, Lewis Morgan et W. Reich).

Le porteur d’un collier ou d’un brassard kula retire un prestige lié à l’histoire de cet objet : qui l’a confectionné, qui l’a précédemment porté, comment il a été acquis et auprès de qui et, de plus, qui pourra être le prochain porteur de cet objet, car cet objet n’appartient à personne, sinon que temporairement et de manière transitoire. Ce ne sont pas seulement les participants à ces échanges qui donnent le prestige à la personne qui le porte, ou bien ce que contient l’objet comme aventure, péril, etc., mais aussi les personnes qui n’y participent pas, ne serait-ce que par l’aura de beauté qui entoure l’objet et celle qui le caractérise en propre. C’est ce que je pourrais nommer : la valeur qualitative. Le chef du village peut posséder plusieurs objets kula pour recevoir davantage de prestige. Mais ce prestige lui vient aussi du fait qu’il a demandé et rétribué l’aide des villageois et qu’il n’est pas le seul à être porteur de ces objets. Et si le chef est effectivement riche parce que tout est susceptible de lui appartenir dans le village, c’est parce qu’il a l’obligation de redistribuer l’ensemble de ces « richesses » (essentiellement de la nourriture) aux villageois au cours de festivités diverses et nombreuses (liées au passage du temps des saisons). La personne se voit porteuse par imprégnation de la valeur sociale d’un objet, ce qui lui donne un prestige, c’est à dire « une renommée précédent sa venue ». Bien sûr, tout ceci est le sujet de palabres, car rien ne passe en dehors de la signification commune donnée aux choses et ce « commun » doit se trouver par la palabre.

Par contre, le « propriétaire » terrien de la gens grecque est une personne qui, par désignation élective ou héréditaire, redistribue en partage les quartiers de terre cultivables, système dans lequel cette redistribution demande une contrepartie du cultivateur, contrepartie qui est devenue rapidement une rétribution due par le cultivateur au distributeur (je la fais rapide… mais le principe est là). Le prestige que retire ce chef de cette distribution provient de deux sources : les revenus proprement dit et la redistribution de ces revenus à une clientèle (une cour, en gros, rétribuée) dont sont exclus la plus grande partie de ceux qui produisent la richesse (essentiellement, pour eux, de la nourriture). Ce sera l’importance de l’ensemble des rétributions et celle de la cour qui donnera le prestige à cette personne (un roi, disons). C’est la valeur quantitative qui donnera un prestige (propre à satisfaire une seule personne) quantitatif. Bien sûr, le prestige lié à la valeur qualitative fonctionnera toujours par la recherche du prestige lié à la possession de bijoux, femmes, la beauté, etc., d’objets uniques possédant une histoire, etc. Et, il (car ce n’est bien souvent qu’un « il ») s’entourera systématiquement de sbires pour protéger les privilèges qu’il s’octroiera de la bêtise du peuple (« certains sont plus égaux que d’autres »). La « force morale » (si je puis dire) de la valeur qualitative qui réside dans l’approbation de la distribution de ce prestige au sein de la communauté, sera ici imposé par une force sbiresque. Les cultivateurs cultivent, la cour palabre, les sbires maintiennent l’ordre par la violence et le roi exulte.

Le prestige se retrouve dans la valeur palabrale de l’objet, dans l’importance accordée à l’objet, importance qui résulte de la palabre. On retrouve bien ici ce qui caractérise l’humain : la faculté de nommer les choses et d’en faire part à autrui par des images verbales et de créer ainsi son monde issu de l’étoffe de ses rêves. Et en quoi réside la différence de palabre entre une valeur qualitative et une valeur quantitative ? Je vous le donne en mille : la première ne parlera que de l’objet, tandis que la seconde ne parlera que du détenteur de l’objet. Lorsqu’on parle de Crésus, on en parle comment détenteur d’or ; quand un Trobriandais parle de quelqu’un de prestigieux, il parlera de l’objet qui donne un prestige, non pas en tant que propriétaire, mais en tant qu’intermédiaire dans un processus aventureux. À l’un il faut une police (des sbires), l’autre se suffit par les autres.

Wilhelm Reich, dans son Irruption de la morale sexuelle, décrit la transition entre un prestige qualitatif et quantitatif : l’intention de s’accaparer quantitativement de la richesse produite par les villageois, se matérialise dans les ruses du chef d’accaparement de l’héritage matrilinéaire par la transgression morale des mariages arrangés. En somme, le chef est socialement malade : sa maladie sociale se révèle par son désir abscons (mais clarifiable) de plus de richesse : la valeur qui supporte le prestige devient quantitative. C’est cul, mais il faut penser avec la satisfaction sexuelle ou pas. Le chef se retrouve à avoir plusieurs femmes. Il est imposé à ces femmes de ne pas avoir de relation « extra-maritale » : elles sont donc, matériellement, contrainte à l’abstinence, car le chef ne peut pas satisfaire l’ensemble de ces femmes qui lui ont été allouées. On sait que l’abstinence est inductrice de rêves érotiques… que la morale réprouve. Même si la masturbation n’est pas réprouvée, elle est stupide aux yeux d’hommes attirants. La contrainte sexuelle insatisfaite est donc forte et une force contraire à cette force est nécessaire et indispensable, d’une part pour ne pas devenir fou ou folle, et d’autre part pour qu’hélas, la situation perdure. Cette contrainte est la morale anti-sexuelle qui passe pour être une morale sexuelle, c’est-à-dire, régulatrice d’une sorte et forme de non-sexualité. Dans de telles conditions sociales, la personne contrainte devra consumer cette énergie dans des relations sociales, c’est-à-dire, inventer des relations sociales dont les rapports de force (sexuelle inassouvie par la morale et l’économie patriarcales) ne seront plus qualitatifs (la satisfaction paire), mais quantitatifs : combien (de temps encore, d’objets, de palabres, etc.) à la place de comment, car ce comment est devenu impensable à moins de remise en cause brutale. La valeur quantitative reflètera donc la quantité de retenue (de la nécessité) sexuelle imposée à la femme ; tandis que la valeur qualitative correspondra à la satisfaction de la relation sociale spécifiée par contraste avec l’autre, comme dépourvue de morale anti-sexuelle.

Ainsi, même si indirectement le prestige induit le rêve de satisfaire plusieurs femmes – alors que cela ne peut pas être matériellement possible sinon que dans le rêve de devenir chef – le prestige du chef ou du roi lui provient de la non-satisfaction de « ses » femmes… car cette morale sexuelle lui donne la « propriété » de ces femmes, vu qu’il en a et en exige l’exclusivité sexuelle. Même s’il faut avouer que la femme est éternellement détentrice de la beauté, de celle qui émeut l’homme, il en est toujours ainsi de nos temps, car nous sommes toujours sous la férule de la morale et de l’économie sexuelle (sociale) patriarcale qui est… anti-sexuelle ! Bon… ce que j’en dis est que pour la contrer, cette morale, il va falloir beaucoup parler et respecter le désir de la femme – « quand je veux, qui je veux » – : désavilir l’amour que la femme éprouve pour le sexe de l’homme, puisque l’amour existe sans doute mieux hors de l’économie patriarcale de la vie.

(Cela dit, les maladies sociales sont les plus difficiles à guérir, car elles sont acceptées socialement comme fait de société ; on nomme cela une « civilisation ». La seule et unique solution est de ne point la contracter, et cela ne peut passer que par l’éducation de nos enfants, éducation qui préviendra cette maladie qu’est la valeur quantitative. À partir de cette constatation que le patriarcal veut absolument changer en travail la propension naturelle à s’occuper socialement, cette forme éducative ne consistera pas, à mon avis, à ne pas compter, mais plutôt à tolérer que l’humain est un être essentiellement collaboratif qui, en tant que singulier – et non pas « particulier » – peut se retrouver dans le tout et réciproquement, sachant que ce tout est son monde, celui de la palabre.)

Où en sommes-nous ? Il y a deux formes à la valeur : la quantitative et la qualitative. La première se matérialise dans le désir de richesse (la monnaie ou une forme d’abstraction objectale équivalente, par exemple ; sans compter le désir de dominer autrui pour restreindre l’expression de la sexualité dont on se sait peu capable d’amour) et est une forme altérée de la seconde où le rapport social n’est pas appuyé sur la domination d’autrui, mais par un prestige dont l’accessoire est l’objet : ce « tiers » qui spécifie l’animal humain. Ce « tiers » n’est dû qu’au fait que cet animal est doué de l’image verbale, de pouvoir énoncer ses rêves en mots (objets putatifs) dont la signification – aux charges affectives près, et à la charge affective près de celui qui les écoute, c’est-à-dire la charge du désir de voir ses propres rêves se réaliser, même s’ils sont cul – est plus ou moins commune. La valeur est un écho du prestige qui est l’aura du beau : en cela rien de plus « normal », d’humain, je veux dire. Mais la valeur quantitative nécessite et induit une morale anti-sexuelle pour bâtir ses fondations dans les relations hiérarchiques du beau matérialisées par des objets ou des êtres.

La difficulté que j’éprouve dans ma démonstration est de montrer la différence d’attribution du prestige ici et là : la socialité de l’un est certes ce que la renommée accorde, mais il y a une différence sensible entre un porteur de brassard et un tyran, ne serait-ce que par le fait que ce dernier abhorre l’histoire qui l’a vu naître, vu qu’il est vide d’affectivité sociale et que l’autre ne vit que par l’affectivité sociale qu’on lui accorde. Dès lors qu’un être ne retire plus son prestige de la charge socio-affective que contient un objet, mais d’une quantité d’objets, cela demande une tournure d’esprit (ou un état d’esprit) issue de la morale sexuelle, oups anti-sexuelle, c’est-à-dire la restriction de la liberté d’expression sexuelle de la femme, sous quelque forme qui soit.

Lorsqu’une palabre veut me vendre quelque chose, il s’agit de valeur quantitative. Dans une société où la restriction sexuelle entre pairs (dont l’homme et la femme font la paire) est forte, la palabre tournera autour de la personne qui aura quantitativement acquis des objets comme son bien personnel et à fin de son seul égo, tandis que là où cette restriction est peu forte, le prestige d’une personne sera acquis par la palabre qui entourera l’objet.

Bactéries et mitochondries

À beaucoup de femmes que j’ai rencontrées et qui m’ont permis d’être différent.

 
La « maladie » par bactérie (surtout les procaryotes) est l’immixtion de cette bactérie dans la cellule que la cellule prend pour une mitochondrie soit comme un leurre soit comme un besoin, un facteur d’adaptation. La bactérie utilise le sucre pour se diviser et par surnombre sort de la cellule et va « rendre service » à d’autres cellules.

Ainsi, si la cellule n’a pas besoin de ce service, la bactérie ne lui sert à rien. Car si le sucre n’est pas en excédent, il n’y a pas de multiplication excessive de la bactérie. Quand je parle ici de sucre, il s’agit d’un mot générique qui englobe une pluralité de substances énergétiques extrêmement diverses, bien sûr.

C’est pour cela qu’on peut guérir certaines maladies par les bactéries. Il s’agit encore une fois d’une inflammation qui produit du « sucre » et qui est calmée par l’absorption de ce sucre par une bactérie. Je pense donc qu’on pourrait guérir des maladies en demandant la participation de bactéries spécifiques à tel ou tel type d’inflammation.

On sait que c’est à cause d’un excès de sucre que la cellule se divise (voir le Nombre d’Isidore), c’est-à-dire la déficience de la mitochondrie face à la quantité de sucre que contient la cellule. Cette déficience peut être provoquée par divers facteurs : compression, inflammation, destruction, etc. Systématiquement, viennent au secours de la cellule, des bactéries pour palier à cette déficience. La maladie est l’excès de ces bactéries, car plus la déficience est forte (moins la mitochondrie transforme de sucre), plus la bactérie exécute le travail de la mitochondrie. Et quand ce travail s’avère imparfait, le résidu de sucre excédentaire incite la cellule à la division (pas à la multiplication : à la *division*) : c’est ce qu’on nomme un « cancer ».

On cherche à détruire ces « bactéries ». J’ai déjà supposé que la guérison de ces bactéries ne revenait qu’à la désinflammation que provoque le médicament et non pas à la destruction de ces bactéries, destruction qui est un fait secondaire, une conséquence et non une cause de la guérison. Bien sûr, si j’ai tord, je ne saurai expliquer, in vitro, l’efficacité de ces substances, sinon qu’elle ne trouvent pas le sucre soit par absence soit par incapacité à l’employer, pour croitre (ces « cultures » sont nourrissantes et le « bactéricide » agirait sur la transformation de la culture par la bactérie plutôt que sur la bactérie elle-même ; on en sait pas expliquer exactement ce qui se passe, officiellement !).

Je ne reviendrai pas ici sur les causes de l’inflammation. Mais je pense qu’on peut soulager un bon nombre de maladies en proposant des bactéries correspondant à une inflammation particulière (c’est-à-dire, la production excessive d’un sucre particulier), au lieu de chercher à détruire des bactéries. En quelque sorte, lorsqu’on est malade, il faut savoir se rendre d’une autre façon malade, nouvel état qui maîtrise la croissance en nombre de la bactérie consommatrice du sucre de l’inflammation, ou encore consommatrice du sucre que la bactérie digérant celui de l’inflammation produit comme rejet, comme excédent. Car en fait, ce n’est pas la bactérie elle-même qui est nocive, mais ce qu’elle rejette (les résidus de sa digestion, de la transformation du sucre qui lui est spécifique en un autre sucre) qui doit bien plaire à quelque autre bactérie.

On sait qu’on guérit par les bactéries, par les « microbes » et qu’une grande quantité de maladies ne sont dues qu’à un déséquilibre dans le microbiote. Ce déséquilibre dénonce la présence en excès d’un sucre sur un autre, ou bien la faiblesse de la transformation d’un sucre sur un autre, ou bien la trop grande force dans la transformation d’un sucre par rapport à un autre. On « tombe » malade. Ce sucre n’est finalement que le résidu de la transformation d’un précédent qui doit être à son tour traité par une autre bactérie, sinon il vient en excès et cause une inflammation (dans le cas d’un déséquilibre).

De plus, nous avons deux sortes de bactéries : celles qui s’immiscent dans la cellule pour remplacer l’activité de la mitochondrie et celles qui transforment le sucre du plasma sanguin, ou extracellulaire. Et il y a même des bactéries qui se trompent de destination, par effet de similarité des sucres. À une inflammation de collagène glyqué dans un tissu lisse, la bactérie peut se rendre dans les articulations, par exemple, et agir sur ces articulations en digérant des tissus sains, comme le cartilage. Ce qui provoque une inflammation qui est à son tour sera traitée par d’autres bactéries. Oublier cet aspect fait « traiter » par le médecin l’inflammation articulaire, alors qu’il faut chercher d’abord à quoi correspond en tant que traitement auto-immune l’inflammation, c’est-à-dire la bactérie sensée soulager l’inflammation du tissu lisse glyqué. Ainsi, on aura beau traiter et retraiter les inflammations articulaires, si l’inflammation du tissu lisse n’est pas traitée, la « maladie » articulaire ne disparaitra jamais. Dans ce cas, il s’agirait donc d’introduire une bactérie qui va aller au tissu lisse, spécifiquement, beaucoup plus spécifiquement que la bactérie « naturelle » qui se trompe, parfois. On peut alors penser que les tissus lisses, même glyqués, ne sont pas propices à la guérison de leur inflammation et qu’ils ne savent pas se dé-glyquer.

Alors quoi ? Ces réflexions posent le problème de l’épidémie (apparition soudaine d’une même maladie dans un contexte social particulier), des microbes résistants aux antibiotiques, des inflammations par glycation entre autres des muscles lisses dont ce n’est pas la nature, car ils doivent rester fluides, tout au long de la vie (le cœur contient encore 15 % de muscles lisses, ce qui fait qu’il continue de battre même coupé des nerfs issus du cerveau, comme le péristaltisme des intestins). Ces réflexions n’apportent que cette observation selon laquelle la bactérie peut prendre la place de la mitochondrie (elle-même bactérie symbiote de milliards d’années), à ceci près qu’elle transforme le sucre de manière différente dont le résultat n’est pas adapté à l’organisme et dont le résidu nécessite d’être à son tour transformée par une autre bactérie.
Cette immixtion bactérienne remplaçant l’activité de la mitochondrie est un pis-aller à une situation d’atteinte à l’intégrité du corps composé de ces cellules, comme processus de réparation plus ou moins correct à une situation de crise (inflammation) de la cellule, due à un choc (physique ou émotionnel), une pression, un changement trop brusque d’homéostasie. C’est une manière adaptée de résoudre le problème car elle transforme le sucre qui, sinon, propulserait la cellule à la division (le cancer). Cette division s’opère, finalement, lorsque l’activité de la bactérie remplaçant l’activité de la mitochondrie n’est plus assez efficace.
Cette réflexion pose aussi la question de l’efficacité des « antibiotiques », de leur procédé qu’elle ne remet pas en doute, mais propose une autre modalité de fonctionnement tournée essentiellement à une compréhension de l’inflammation cellulaire, de la glycation du collagène des tissus lisses et des « erreurs » de destinations de ces bactéries dans leur ouvrage sans cesse changeant.
Les « microbes résistants » ne sont que des égarements quant à leur destination, car leur existence est dépendante du sucre que d’autres bactéries produisent en relation avec un problème biologique : tant que l’inflammation initiale ne sera pas résolue, ils « résisteront » car ils transforment eux-mêmes le sucre résultant des bactéries qui œuvrent en place et lieu des mitochondries étouffées provoquant ou tentant de résoudre cette inflammation.
Une épidémie est la tentative de résolution d’un problème à tel point social qu’il en est individualisé, incorporé dans la masse : ceux qui n’en sont pas touchés n’ont pas cette problématique face à laquelle ils restent biologiquement indifférents, ou bien leur capacité d’adaptation est suffisante pour qu’ils passent les mailles de son filet. Il s’agit d’une problématique d’un ordre social produisant plus de sucre que n’en peut digérer l’être face à cette « idée fixée » (glyquée, ou encore coagulée) de masse.
Selon cette réflexion, il serait profitable de se pencher sur l’existence indéniable de bactéries actives sur la glycation des muscles lisses, par exemple.
Il serait aussi profitable de s’intéresser à des substances désinflammatoires (« anti-inflammatoire » ne correspond pas au processus naturel : il y a inflammation : c’est la manifestation du début de la « maladie »). Par expérience, je sais que, suivant l’organe, le froid peut surexciter une inflammation et que le chaud peut aider la détente de la pression cellulaire : tout cela demande de l’étude.

La pression cellulaire (un muscle de longue date contracté, ou tout à coup contracté « à mort », un muscle contracté sur un organe qu’il étouffe, etc.) diminue, certes, l’oxygénation, mais ralentit la transformation du sucre par étouffement de la mitochondrie et provoque l’inflammation : un excès manifeste de chaleur. Cette inflammation empêche l’activité de la mitochondrie (oui… je sais… il y en a plusieurs : c’est ici un terme générique). Le sucre sera alors pris en charge par des bactéries plus ou moins spécifiques qui, à leur tour, produiront un sucre (oui, je sais, il s’agit d’une protéine, mais comme il s’agit aussi d’énergie, je parle de sucre) qui sera l’objet de l’activité d’une autre bactérie. C’est un processus identique à celui de la dégradation des sucres et protéines par les enzymes qui peuvent être ici le produit de ces bactéries. Si ce « sucre » n’est pas employé à des fins de transformations d’énergie, il provoquera la cellule à se diviser (le Nombre d’Isidore) à la folie : ce sera ce qu’on nomme le « cancer ». Il n’y a pas « multiplication » des cellules, il y a division de ces cellules : ce n’est pas un processus externe, mais interne ; dans sa générosité, le vivant est loin d’être capitaliste. La guérison passe par la désinflammation qui peut être secondaire (c’est-à-dire : conséquence d’une première), et dont on doit cibler l’initiale. L’activité des auxiliaires (ces microbes) – qui est à la fois un indice au moins de l’origine de l’inflammation secondaire –  cessera à mesure pour conduire à une homéostasie moins inquiète.

Il faut soulager l’inflammation, donc en connaître l’origine physique et/ou psychique. Je trouve que c’est sacrément bien foutu la nature : remplacer la déficience de la mitochondrie par des bactéries spécifiques aux cellules : chapeau ! Que penser de terme comme « bactéries antibiorésistantes » dans ce cas-là, susceptibles de causer 10 millions de morts prochains ? Alors que, déjà, il y a plus de 18 milles morts par an à cause des antibios et autres médocs en milieu hospitalier en France par an (et zéro mort par cannabis ou 345 par overdoses de « drogues » diverses qui sont autant de tentatives d’adaptation à cette société de fous…) ?

Malades de la maladie

Je vais tenter de décrire ce qu’est une maladie, sa fonction et son fonctionnement. Cela va passer par plusieurs étapes et les éléments vont provenir de divers endroits de l’horizon de ma connaissance. Je vais m’accrocher…

Il faut d’abord concevoir un organisme comme un ensemble d’éléments (muscles, os, viscères, liquides, etc.) qui ont, chacun d’eux et spécifiquement, une relation au monde. Cela paraît normal dès lors qu’on saisit que le foie digère le sucre, que l’os structure la chair, que la chair donne le mouvement au corps, les nerfs coordonnant l’ensemble selon les possibilités ou aptitudes, le sang et la lymphe servant de transport de nourriture et d’information hormonale (il y a deux sources d’informations : nerveuse – dont les sens internes et ceux orientés vers l’environnement – et hormonale), et le reste à l’avenant. Mais, j’insiste, il faut vraiment comprendre que chacun des composants d’un organisme a une relation directe et immédiate à l’environnement. Le cœur se met à battre fort devant une menace, les surrénales synthétisent de l’adrénaline, le cerveau ordonne de la mélatonine lorsqu’on a évité le danger, etc.

Chaque élément d’un organisme a une relation unique et immédiate avec l’environnement. Il y a une relation immédiate entre une agression de l’environnement et un organe ou une partie d’organe, la cause de la maladie : l’air est pourri, les poumons trinquent ; il contient de la radioactivité, la peau est agressée ; le foie craint d’avoir à synthétiser trop de sucre, il multiplie ses cellules : cirrhose ; le pancréas a dû, d’abord, produire plus qu’il n’en pouvait d’insuline, quand la cause disparaît, la raison reste, le diabète apparaît ; etc. Il y a non seulement une cause à la maladie, mais aussi une raison, je veux dire, la peur de la réitération d’un stress énorme et en prévision duquel il se prémunit par une disposition pré-antalgique (merci Françoise Mézière), car cette peur n’a pas été comprise. On guérit par la psychanalyse et autre procédé de représentation (quand cela arrive), car on comprend organiquement sa peur et l’origine de sa peur, la raison de la maladie. Ainsi, nous sommes des êtres communicants comme les autres animaux, mais un peu plus.

Toute maladie commence par une inflammation. Cette inflammation peut être due à plusieurs rencontres malheureuses : un poison, un heurt proprement physique, une atteinte psychique. Elle atteindra alors l’organe en relation avec l’environnement provocateur. Il ne faut pas écarter que l’environnement humain est essentiellement grégaire, social. Mais il y a toujours une inflammation : la maladie commence par là. Cette inflammation est le cœur de la maladie : tant qu’elle bat, il y a de l’espoir.

Une inflammation consiste en une réaction d’un organe à une atteinte à son intégrité qui est, en gros, son train-train quotidien (son fonctionnement normal, pourrais-je dire) comme deuxième temps de l’agression, car au cours du premier temps de l’agression, l’organe a poursuivi son cours de vie : cela peut suffire à ce qu’il passe directement à la case « guérison » sans passer par la case « inflammation ».

Au cours de ce deuxième temps, il y a alors une dilatation des vaisseaux sanguins et lymphatiques autour et dans la partie atteinte, un excès de circulation, dont le but est d’isoler la partie atteinte du reste du corps pour la mieux guérir, l’irriguer pour transporter les déchets, la nourrir pour la réparer. Cette inflammation produit une quantité incroyable de sucres, c’est-à-dire de sous-produits de la dégradation de la lésion et par elle-même de la sur-dilatation des vaisseaux sanguins. Il y a une bataille pour réduire la lésion de sorte que tout revienne dans le train-train du quotidien. Dans certains cas, il y a une coagulation, dans d’autre un échauffement, etc.

Cette inflammation provoque une pression cellulaire autour de la lésion. De fait, certaines cellules se trouvent comme étouffées par cette pression, car cette pression reçoit en retour une contre-pression de l’environnement de la lésion. Il se forme alors une interface (une « peau ») entre la pression de l’inflammation et la contre-pression du reste de l’organisme. Lorsque je dis que cette double pression étouffe la cellule, c’est qu’elle empêche la respiration des mitochondries qui doivent selon leur fonction continuer à transformer le sucre en pyruvate, sinon, ce sucre se transforme de lui-même en acide lactique. La machinerie des mitochondries cesse alors de fonctionner et, dans le cas du cancer, la cellule trouve alors prétexte à se diviser. Mais ce n’est là qu’un détail, dramatique, certes, mais particulier.Du fait de la compression ici et de la dilatation là, la cellule demande un renforcement de sa structure externe, ce renfort se fait par le collagène ; et celui-ci absorbe, en quelque sorte, le sucre. Lorsque l’inflammation a diminué (qu’elle est en passe de se guérir), il reste alors le collagène de renfort qui devient excédentaire… et l’inflammation reprend. C’est comme une cicatrice… qui doit être dissoute.

Le plus important et le plus grave est que le collagène, ces fibres partout présentes dans l’organisme pour des raisons très diverses, mais essentiellement de soutiens, se charge lui aussi de sucres : alors le sucre s’immisce dans les interstices des fibres de collagène et les rigidifie. La souplesse de jonction, qu’elles soient entre les cellules ou entre les organes (bien sûr en correspondance avec l’atteinte de l’environnement) disparaît peu à peu et devient cassante (la glycation du collagène). Une nouvelle inflammation apparaît et le cycle recommence. Inflammation sur inflammation. L’endroit devient de moins en moins respirant et cette asphyxie, ce manque de circulation de l’oxygène mène à la dégradation croissante de l’organe atteint par l’environnement. Et dans sa crainte d’une réitération de la douleur alors que les causes ont disparu, la raison est toujours présente.

La peau interstitielle faite de collagène, créée par les pressions contradictoires entourant l’inflammation, se sclérose par immixtion du sucre entre ses fibres ; elle emprisonne l’organe ou la partie de l’organe en question et empêche la circulation de l’oxygène… et il arrive que l’organe ou la partie de l’organe meurt. Mais cette mort doit elle aussi disparaître, car le reste de l’organisme, lui, vit et il doit se débarrasser de ce poids. S’il a assez de vitalité (je souligne cette notion de « vitalité »), il profitera de cette peau interstitielle déjà en état de sclérose pour enkyster la mort, sinon la mort ira se répandre dans le reste de l’organisme qui va s’enflammer jusqu’à perdre toute vigueur défensive.

Je vais prendre l’exemple d’un cas particulier : la maladie de Wolf-Parkinson-White. C’est une maladie du cœur caractérisée par un court-circuit entre le nœud sinusal et le faisceau de His, qui provoque des tachycardies ou autres chaos cardiaques. La médecine affirme qu’il s’agit d’une malformation congénitale (on nait avec) et qu’elle se déclare à l’âge qu’elle veut. Elle ne fait aucune relation avec le vécu, c’est-à-dire avec les atteintes de l’environnement. Mais que se passe-t-il dans cette maladie ? En fait, effectivement on naît, mais tous, avec des barbilles de connections entre ces deux nodules, mais, à la suite de la répétition d’événements identiques et stressants, ou d’un élément extrêmement stressant, il y a une inflammation d’un ou de plusieurs de ces barbilles qui se situent dans le ventricule (examiner un cœur de bœuf acheté au marché local). Cette inflammation, en elle-même, facilite dans les petites heures qui suivent, une conduction extra-systolaire et provoque alors le chaos cardiaque. Si l’inflammation ne disparaît pas, en cet endroit, il n’y aura pas de pression de l’environnement physique interne du cœur, car cette barbille est une simple jonction intracardiaque. Mais, la contraction de cette fibrille face à l’agression va provoquer la non respiration des mitochondries, et le collagène qu’elle contient va se voir envahit par le sucre… Il y a sclérose de cette barbille cardiaque, et la conduction devient de plus en plus fréquente… et dénonce cette maladie W-P-W. Lorsqu’ils proposent de sectionner cette barbille, ils peuvent effectivement espérer que cesse le chaos cardiaque, car il sectionne la barbille composée du collagène sclérosé par le sucre. Mais ils n’ont pas permis de faire comprendre à l’organe sa peur, celle qu’il a reçue, cette peur qu’il a vécue dans l’ombre de la mort, et qui lui donne la raison de son inflammation. Il peut donc y avoir récidive, sans problème. Idem pour n’importe quel autre organe, foi, pancréas, vessie, prostate, vésicule biliaire, rein, etc.

Alors quoi ? Pour tenter de (se) guérir, il faut trois opérations : désenflammer, ressusciter le travail de la mitochondrie et enlever le sucre du collagène.

Dans une telle disposition d’esprit, quelle est l’action des médicaments de la pharmacopée des hôpitaux. L’action des « microbes » et autres auxiliaires de la vie, est de nettoyer toutes ces particules issues de l’inflammation : ils sont des éboueurs. Les détruire reviendrait donc à empêcher ce nettoyage. Il faut absolument comprendre cette fonction de nettoyage des microbes zet autres virus. Or, puisqu’il y a guérison, s’agit-il vraiment de la destruction de ces microbes ? Selon ce que j’avance, ce qui se passe effectivement, c’est une désinflammation de l’organe (quand ça marche), ce qui signifie une moindre production de ces éboueurs qui deviennent alors inutiles. Ces médicaments ne « tueraient » pas les microbes, mais désenflammeraient les lésions de l’organe. Je me demande qui sera d’accord avec ça…

En conséquence, comment guérir une maladie ?

• D’abord, désenflammer l’organe. Tous les moyens sont bons : poche de glace (avec interface de tissus éponge, bien sûr), boues d’argile, douches, granions et autres colloïdalités, etc. et les plantes (voir ci-après), en évitant, bien sûr, d’affaiblir le sujet. Refroidir l’extra-chaud.

• Ensuite, trouver la crainte (la peur « viscérale ») en relation avec l’organe ou la partie de l’organe de la réapparition de l’agression provenant de l’environnement. Il faut penser que l’humain a un très puissant environnement intérieur et que comme être grégaire, il vit en société et crée lui-même et collectivement son environnement. Par l’aide qu’on lui aura apporter dans la découverte de cette peur, il comprendra viscéralement sa maladie : sa réaction viscérale à une agression provenant de son environnement. On pourrait dire qu’il s’agit d’une sorte de « Plus jamais ça ! » oublié mais encore tendu comme un ressort débusqué par un actuel qui le détend avec une telle violence qu’elle en est destructrice ; le choc de cette violence faisant à son tour oublier, par horreur ou démission ou impuissance, etc., la nature, le moment et le lieu de la gâchette.

• Ensuite, utiliser les plantes qui, elles aussi, sont une relation spécifique avec leur environnement : même sans réflexion, elles causent avec l’environnement beaucoup plus consciemment que nous le faisons ; et particulièrement sous la forme d’huile essentielles : ce sont des désinflammatrices puissantes et nées de nos mains (cela dit je ne suis pas contre la médicamentation moderne, sinon qu’elle ne maîtrise pas les effets secondaires qu’elle provoque, de sorte que je me demande si elle sait comment elle fonctionne…). Il est à noter que si si peu d’études sont faites sur ces plantes, c’est parce qu’elle ne procurent pas de profit à ces chasseurs de molécules-cules-cules. Ils peuvent ainsi affirmer qu’ils ne connaissent pas les « doses » de leur emploi… pour ne pas les utiliser. Il y en a au plus une cinquantaine à étudier, dont des anti-inflammatrices très précises comme le combawa, le laurier sauce (dont les décoctions donnaient à la Pythie son inspiration), et autre khéla, mais c’est trop pour eux !

• Il faut, parallèlement, réintroduire de l’oxygène de sorte qu’un excès soit disponible à la lésion, par le mouvement et la respiration forte (on s’arrête au début de l’essoufflement ou du commencement de la suée, pas plus) et du repos, du confort et, surtout, de la tranquillité.

• Et pour finir, on coupe la source du raidissement du collagène, de sorte qu’il retrouve une souplesse, en supprimant le sucre. En excès, le sucre devient très très vite un poison et on peut vivre sans lui (régime dit « cétogène »), comme nos ancêtres à vêtements de peaux et dans les conditions présentes de confort bien meilleures.

À propos des éboueurs (les ceux-ce qui enlèvent la boue), il faut penser qu’ils prennent leur métier à cœur et si vous n’avez pas une hygiène de vie minimum (c’est la qualité de l’eau qui a été le véritable vaccin des grandes épidémies) et un minimum de vitalité pour empêcher une dégradation trop importante des tissus et aussi pour les garder en discipline, ces micro-organismes prolifèrent comme la levure dans du vin et ça tourne au vinaigre.
Ok pour le programme.

Geerd Hamer, comme Wilhelm Reich, évoque une guérison qui passe par une étape cruciale : pour l’un c’est la crise épileptoïde, pour l’autre, le retour de la fonction de l’orgasme passe, elle même, par le « lâchage » de la cuirasse caractérielle devant le plaisir de la mouvance du vivre vécu – crise qui s’apparente à une crise épileptoïde, aussi (un gros travail sur la transe épileptoïde reste à entreprendre). Chez Wilhelm Reich, la rigidité de la cuirasse est certes « psychique », mais aussi neuro-musculaire : elle est « bio-psychique ».

Je pense qu’il s’agit là d’une crise où les fibres de collagène se défont en se secouant vivement, du sucre excédentaire qui les sclérose, peut-être par consumation. Chez le premier, c’est le signe du succès du corps dans sa lutte pour le rétablissement de sa souplesse et la santé ; chez l’autre, c’est la manifestation de la force de la nature à vouloir demeurer souple, en vie, sans cuirasse rigide inopportune. Ce qui me mène à cette pensée étrange : la cuirasse caractérielle est du sucre immiscé dans les fibres collagène à cause de stress acquis principalement en milieu familial que la vie quotidienne réactive violemment un jour… dont la localisation est le foyer de Hamer sis dans le cerveau, co-ordinateur central de l’organisme, qui en protège l’accès et qui s’apparente lui aussi à une peau de collagène !

Merci à Laurent Schwartz et son Cancer, un traitement simple et non toxique qui m’a permis de peaufiner cette approche de la « maladie » : il me manquait le chaînon du collagène et du sucre ! Si les chercheurs des labos pharmaceutiques veulent bien se donner la peine de préciser l’effet désinflammatoire, et non pas « anti-microbes », de leurs médicaments ; et trouver comment défaire le collagène du sucre qui s’amasse avec l’âge, on pourrait mourir plus paisiblement, sans doute avec moins d’effets secondaires 😉

(En sus de la suppression du sucre, essayez l’absorption de 1 gr de gélatine ou de la carnosine, le matin à jeun pendant 30 jours tous les six à douze mois pour diminuer – peut-être –  la glycation des articulations)

La jalousie de la valeur

Pour celui qui a vécu le manque d’un amour, il peut certes avoir la notion de valeur et ce qui distingue l’une d’autre, c’est que le premier est vivant, a pour objet un objet organique tandis que le second est coagulé dans un objet minéral, ou encore par habitude, un objet organique réduit au minéral. En gros, ou bien c’est parce qu’on a pas assez (qu’on ne peut en exprimer suffisamment) ou bien parce qu’il vous manque, que l’amour se transforme en valeur, comme une sorte de thérapie du moindre pire, finalement. Notre désarroi viendrait du fait que c’est parce que nous ne savons pas guérir suffisamment et assez rapidement les maladies de l’amour qu’existerait la valeur. On y arrive vite.

Cela ne résout pas pour autant le problème, puisque ce sera la possibilité d’exprimer avec ou non assez d’intensité l’amour qu’on éprouve… à une personne ou à un objet. Là, on est nul… nuls de nuls : on ne sait pas guérir cette maladie : l’amour qui manque. Suivant les personnes, les doses, les forces et que ne sais-je encore, et encore moins personnalisé. Et ça coûte cher, ça prend du temps, beaucoup de temps, sans souvent que la thérapie ait solutionné le problème qui date alors de plusieurs années. Reconnaît-on déjà la question : Qu’est que le manque d’amour ? Je craints que non, cela n’est pas encore dans les cordes. Il y a des gens qui se sont penchés sur cette anomalie, mais la guérison a lieu encore en un nombre ridicule par rapport aux demandeurs, aux nécessiteux et à leur entourage.

Des observations nous indiquent que dans une société où le rapprochement sexuel fait état d’assez peu d’interdits, la maladie est de courte durée. On peut en conclure, au moins pour cette circonscription, qu’au mieux la satisfaction sexuée est accessible, moins la maladie du manque d’amour a d’impact, à la fois personnellement et socialement. Et incidemment, que le manque d’amour a une part de sexuel : le manque d’amour est aussi constitué d’un manque de rapprochement sexué, certes avec l’être aimé, mais plus consubstantiellement, avec le simple fait de ce rapprochement, puisque la peine du manque est amoindrie lorsqu’on en reçoit au contact d’autrui ; ce qui permet de s’en remettre hâtivement.

Bon… et la valeur dans ce bastringue ? Hébé, même dans les sociétés où les restrictions au rapprochement sexué sont faibles, il y a tout de même des relations où l’objet est doté de valeur, d’une valeur essentiellement sociale (et conséquemment qui prend l’âme : affective ; « il est dur de lutter contre son cœur, car ce qu’on désire s’achète à prix d’âme »), dont le détenteur requière de la fierté, un titre, une médaille, une renommée, du prestige : quelqu’un qu’on peut positivement pointer du doigt, et qui plus est, souvent (et ne serait-ce pas une indication) avant qu’on le voit, je veux dire que sa renommée le précède, comme on disait du talon d’Achille. Il devient un objet, certes, mais doté d’une qualité particulière, sans aucun doute légitime, mais porteur de ce que ressentent pour lui les gens ; en tant qu’être vivant, c’est ici quelque chose de ragaillardissant, n’est-ce pas ?

La valeur peut aussi prendre la forme de quelque chose qui sauve du malheur, du grave déplaisir : c’est une tentative de rester toujours et encore dans une sorte de mélasse faite de plaisir attendu, plus ou moins présent et capricieux. C’est quand les avanies se sont changées en coups du sort que le monde a basculé : ce qui était encore fluide s’est coagulé dans un objet qu’on nomme ici fétiche. Mais nous y sommes encore : certains attendent des nuits dans un froid glacial, la venue du dernier objet dont ils attendent on ne sait quoi de mirifique. Mon avis a été longtemps partagé sur le fait de savoir si la valeur est ou non une maladie humaine qui l’empoisonne et dont il ne sait guérir : c’est humain et c’est là dessus qu’on doit assoir nos recherches. Mais alors : pourquoi cette disposition (à la valeur) devient-elle une maladie, si il en est initialement doté ? Un oiseau peut-il trouver un handicap à avoir des plumes, ou un poisson de pouvoir respirer dans l’eau ? Non, on le comprend. Il nous faudrait alors comprendre avec autant d’aisance, ce qu’est la valeur pour nous, quel est son territoire affectif, social et personnel.

Dans ce cas, la valeur est un accessoire de la grégarité, c’est-à-dire indispensable à la socialité humaine. Pourquoi est-ce si misérable ? À quoi se substitue donc la valeur en tant que moyen dont l’usage est erroné ?

La valeur est un affect dont la sève se nourrit des relations sociales. Les modalités actuelles de ce nourrissement sont aliénées car certains se nourrissent plus que d’autres sur la bête sociale, cet ensemble collectif dans la réalisation du caractère grégaire de l’humain de manière satisfaisante où chacun retrouve son chacun et chacun dans le sentiment d’intégration qui lui est inhérent et sans jalousie sociale.

La récompense de la vie, c’est le plaisir

La problématique freudienne du principe de plaisir et celui de réalité.

Le problème est que si on a pas de plaisir, on ne s’aperçoit pas assez vite qu’il est absent, et cette latence pose la difficulté de remédier rapidement au problème. Je pourrais affirmer que là où il n’y a pas de vie, il n’y a pas de plaisir et réciproquement : là où il n’y a pas de plaisir, il n’y a pas de vie, ce qui, à mon sens, me parait le plus important, parce que c’est la vie qui prime.

Je n’oppose pas le déplaisir à la gène, la gène au déplaisir, parce si l’on sait que là où il y a de la gène, il n’y a pas obligatoirement du déplaisir, là où il y a du déplaisir, il y a toujours de la gène. Ce qui me permet d’introduire que la gène n’est pas l’opposé du plaisir. De plus, ça n’a aucune relation. Mais qu’est-ce que le déplaisir ?

Le plaisir est-il le contraire du déplaisir, ou l’inverse, ou bien n’ont-ils aucune relation ? Il est indispensable de les bien distinguer, de crainte de ne pas pouvoir éviter de les mélanger, car dans ce cas-là, tout deviendrait confus. Je sais que ce n’est pas facile, plusieurs fois j’ai échoué – et que le vice est de penser qu’on pourrait y réussir, inconscient du danger – mais le courage ne manque pas de l’éviter. Ainsi, vous m’accorderai de penser que l’un et l’autre ne sont ni opposés, ni relatifs, ni consompsuel, ni intellectuellement, ni même en rêve (c’est le premier prix) : il s’agit de deux choses différentes.

Mais en quoi le plaisir et le déplaisir sont-ils différents ? C’est ici qu’on procède à ses choix. On peut certes se référer au physique, mais qu’en est-il du psychique ? Non… je ne me joue pas de vous, vous savez et connaissez tout cela par le plus menu des détails, le recoin le plus caché, les chemins les plus délicieux, n’est-ce pas ? On sait et connaît en conséquence ce qu’est le déplaisir, et pourquoi n’en parle-t-on pas ? Pourquoi cela reste-t-il secret, dissimulé à la face de tous alors que tous nous avons la même expression ? Nous savons tous ce qu’est le déplaisir et nous n’en parlons pas, comme c’est étrange… N’y a-t-il pas un remède à cela ? Le plaisir n’est-il pas la clé de ce phénomène de retenue ? Ainsi, nous savons ce qu’est le déplaisir et nous nous retenons d’en avoir. Vous comprenez ? Et pas cette disposition, nous n’accédons plus au plaisir.

Le plaisir est l’opposé de la retenue qui est ce qui retient que nous l’ayons.

Depuis tout petit, je suis intrigué par les mots qui n’ont qu’un sens, jusqu’à me méfier des autres. Le mot « récompense », par exemple : comme peut-il ne pas y avoir de récompense. Si la vie est une récompense, la récompense c’est la vie, donc il y a toujours un phénomène qu’on appelle « récompense » (pourtant unidirectionnel) du fait de vivre. Bien sûr, on peut poser la question du point de vue inverse : comment fait alors la vie lorsqu’elle n’a pas de récompense, et parfois des malheurs encore plus durs ? Ainsi, qu’est-ce donc la vie, s’il faut ne pas avoir de récompense. C’est là la question. C’est ce qui m’a mener à penser que la vie sans récompense (qui en est issue pour la traverser en frissonnant) n’est pas la vie, mais qu’elle est encore la vie lorsqu’elle n’en a pas et que c’est vraiment bien triste.

Quand je dessine une échelle qui va de l’amour à la haine, je n’oublie pas d’y insérer le « ne pas aimer » (que j’ai nommé il y a déjà longtemps : le « mésamour ») qui n’est ni amour, ni haine : l’indifférence. Sur cette échelle, il y a donc trois catégories de vécu bien distinctes : l’amour, le mésamour et la haine (j’aurais bien voulu écrire « ou » la haine, mais grammaticalement parlant, cela n’était pas possible). Chacune de ces catégorie occupant une place que l’autre n’a pas, il y a une gradation d’intensité qui passe de l’une à l’autre, entre une catégorie et une autre. Si je pose maintenant en parallèle une autre échelle qui va du plaisir au déplaisir, je ne trouve pas d’équivalence à ce mésamour, car le plaisir prend une place géographique qui cesse juste à la lisière du déplaisir qui, lui, occupe toujours le reste de l’espace. C’est-à-dire que plus le plaisir occupe de place, moins le déplaisir est grand, et inversement. Mais, il n’y aura que deux catégories de vécu, et la lisière entre les deux sera impénétrable (à moins de confusion des genres due à quelque incompréhension culturelle du phénomène) : il y a un saut qui les sépare. Et on se trouve, géographiquement, dans l’une ou dans l’autre, tandis que dans la première échelle, on se situe ponctuellement dans une intensité émotionnelle (ou son absence, dans le cas du mésamour). Si dans la première échelle je me situe géographiquement dans un seul pays qui va de la montagne à la mer, dans la seconde, je me situe ou là, ou ici, sans ambiguïté, car il y a deux pays : celui du plaisir et celui du déplaisir.

amour ––––>>–––– ne pas aimer –––<<––––– haine
plaisir –⎮⎮–––––––––––––––––––––– déplaisir ou bien
plaisir ––––––––––––––––––––––⎮⎮– déplaisir où ⎮⎮ décrit une frontière infranchissable.

Dans ce schéma, on voit que le plaisir et le déplaisir ne sont « opposés » l’un à l’autre, mais apposés l’un contre l’autre. Dès lors, on doit traiter la théorie de chacun de manière différente. Ce sont deux choses totalement séparables, qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre : lorsqu’on est dans un état de plaisir, on ignore totalement ce qu’est le déplaisir et réciproquement. L’emprise de chacun des territoires est proportionnel à l’intensité du vécu. Ainsi, même si un mot découle de l’autre, la signification de chacun de ces deux mots est différente : il s’agit d’une erreur sémantique que de mélanger le plaisir et le déplaisir parce que les mots qui les prononcent sont identiques par la racine : c’est faux, car si les mots possèdent une identité de racine, il n’en est rien du vécu !

On s’pperçoit que l’opposition que fait Freud dans la réalité et le plaisir ne peut qu’être que de plaisir ou de déplaisir… ce qui, il faut l’avouer, n’est pas toujours facile à supporter tous les jours. Il ne s’agit pas d’opposer plaisir et réalité si nous n’y incluons pas le déplaisir et on sait de quoi on parle. Le mal physique est un déplaisir, parfois très douloureux. Faut-il ajouter que parfois, cette douleur est si intense qu’on aurait envie de mourir ? Et qu’en est-il de la réalité du plaisir ? Est-ce vraiment discutable par rapport au déplaisir ? On évitera. Par rapport à la réalité ? Là, j’en doute car si on doute de l’une, on doute de l’autre, l’autre étant inclus dans l’une. Et de la réalité du plaisir ? Y accéder est être aux anges, ou quelque chose comme ça, avec le plaisir de la réalité. Il nous reste : la réalité ou le plaisir ? Je ne vois pas l’intérêt de l’une sans l’autre.

Mais on sait qu’on est des êtres beaucoup plus complexes. Freud parle ici comme d’un abstrait dans un concret (le plaisir et la réalité) et qu’il nous faudrait prendre conscience que tout cela est vrai, dense, glissant, amoureux. Il y a des hymnes que j’aime. Mais il n’est pas si souvent présent ce plaisir, et on retombe dans la réalité…. avec une petit goût de déplaisir. Ce qui reviendrai à dire qu’il nous faudrait, nous les êtres humains, vivre continuellement dans les airs de l’abstrait pour ne pas sentir le déplaisir de la réalité. Par exemple : la valeur, la notion de la valeur : c’est ici un problème extrêmement complexe dont on aimerait aussi avoir une solution. Sa relation avec la réalité, id est, le déplaisir, de sorte qu’on la gonfle de ce qui nous est déplaisant (ce qui laisse un champ de réflexion), ou bien autre chose encore d’inconnu ? C’est une question intéressante, car elle pollue tous les rapports humains sans qu’on trouve, à part le cadeau, une seule positivité, particulièrement sous forme d’argent (mais pas seulement, il y a aussi maison, avion, et le reste : les ouvriers qu’on garde sous sa main pour qu’ils produisent des produits dont je vais récupérer une valeur supplémentaire, nommée sur-valeur, pour gagner de l’argent ; le seul hic c’est qui faut leur plaire pour qu’ils bouffent n’importe quoi). La valeur qu’on attribue aux choses et aux êtres, a-t-elle quelque chose à voir avec le déplaisir ? Une sorte de prémunition contre un pire, le déplaisir ? Je n’ai pas encore trouvé de résolution la question, j’ai encore trop d’imprécisions pour pouvoir me prononcer sur cette chose bien étrange.

(Je ne vais pas spéculer sur la destinée de l’humain : je le prends tel qu’il est là : pas d’avant, pas d’après ; point. Je ne vais même pas me poser la question de « Pourquoi il est “comme ça” ? »)

Pourquoi l’humain reporte-t-il son angoisse sur un objet, dont l’idée peut absorber parfois des milliards d’individus, dont sont prêt à vendre pères et mères. Sur quelle angoisse se base le fétichisme de l’argent : la valeur ? Le « fétichisme de la marchandise », ok, mais celui de l’argent ? Qu’est-ce qui donne tant de puissance à un objet pour réaliser une telle misère, que les super-détenteurs en veulent plus et que les supra-détenteurs en veulent, eux aussi, plus. Et toujours plus. Personnellement, j’ai bien eu de l’argent (à mon échelle, bien sûr, mais je suis issu d’une famille de pauvres) et dès que j’en ai eu assez, hop ! je m’arrête de travailler ; stop tout court. Pire ! Si un matin que je dois aller bosser une fille jolie tout plein est dans mon lit, le patron y peut toujours m’attendre ! La paresse et la chose sexuelle sont les deux belles et généreuses mamelles de ma vie. Enfin… justement, j’allais y arriver.

Attention : nous savons donc que c’est le travail qui enrichit les riches, pourquoi donc ne nous mettons-nous pas à ne plus travailler pour des riches, mais à nous occuper le temps à nous réaliser nous-mêmes, chacun confiant en ses propres capacités, à celle de pouvoir résoudre en commun les problèmes qui se posent à nous, et à la société (ce que j’étudie en ce moment : la « grégarité » humaine) ? La valeur nous cache ce dont nous sommes capables de faire, avec nous, ensemble. Pire : nous ne savons pas nous en défaire. C’est là que je pose mes souliers, sort ma serviette de bain et pose mon regard sur l’horizon que les Grecs anciens disait être la trace d’une coupure. Nous éprouvons des difficultés à ne pas attribuer de « valeur » aux choses et aux êtres ; ou tout au moins, nous ne maîtrisons pas les difficultés de ne pas attribuer de valeur à tout et n’importe quoi. Et nous ne savons pas pourquoi cela se passe ainsi ! Personne ne s’est penché sur ce phénomène extraordinaire de la valeur qui ponctionne de ses racines profondes nos capacités à vivre plaisamment. L’extra-riche va avoir essentiellement des êtres humains à ses ordres, êtres qui attendent de cet extra, des ordres, en échange (cet échange n’est pas le prétexte mais la matérialité) d’argent. Le problème est aussi gros que son emprise sur l’humanité.

Bien des gens se sont penchés sur la valeur, son caractère fétichiste, et sur les relations sociales que cet affect induit entre nous. Mais peu sur « Pourquoi mettre de la valeur aux objets, aux êtres ? » Y a-t-il report d’affectivité, de plaisir, de haine ? Nul n’a répondu à cette immense question, et non plus à celle-ci : que représente la valeur aux yeux des gens, de tous, pauvres et riches ? L’humain est-il ainsi fait qu’il lui faille de manière indispensable la valeur ? Dans ce cas, serait-ce parce qu’il ne maitrise pas cet affect qu’il créé la misère de son genre et de ses rêves de plaisir réel ? Imaginons que nous trouvions une réponse à cette question et que réussissons à en faire un ramdam, quelles est seraient les conséquences ? Je ne pense pas que cela changerait beaucoup les choses, étant donné l’inertie de l’humain, mais cela lui donnerait, peut-être, la puce à l’oreille.

Seulement, la réponse, je ne l’ai pas. Si je puis la faire passer entre les lignes, mon topo aura servi un peu.