Fin de ce blog

Ce sera au cent-quarantième et unième billet que je vais clore ce blog. Je m’étais donné d’atteindre, dès le départ, une clarification de la *valeur* et j’en suis arrivé à clarifier la *sur-valeur* : la PLUS-VALUE. Je pense avoir atteint ce fanion que je voyais au loin, imperceptiblement dans la foison des faits sociaux, qui, je l’espère, pourra servir de bouée signalant l’écueil de cette fonction sociale présente du patriarcat en mouvement. Je dois à la vérité de mes très peu nombreux lecteurs que vous n’avez en tout et pour tout, pas surpassé le nombre de cinquante, encore que quelques-uns se soient retrouvés plus fréquemment dans une série que dans une autre de mes articles.

Je me souviens d’une phrase de Giacomo Casanova qui disait (à propos de son évasion de la prison des Plombs, dans Histoire de ma vie) qu’une détermination valait sa réalisation (j’interprète, bien sûr… je ne sais plus où j’ai posé ce livre ; en tout cas, son évasion a réussi) et un autre qui affirmait qu’il fallait commencer ses amitiés tôt pour qu’elles deviennent vieilles (Éric Berne, l’inventeur de L’Analyse transactionnelle). Moi je poserais cette pierre à l’édifice des pouvoirs, que lorsqu’on a une idée dans la tête, il faut la poursuivre comme le chevalier talonnait le Graal pour parvenir à boire l’entrejambe de sa Bien-aimée qui vous a maintenu en vie jusque là du plaisir qu’elle trouvait de vivre, épisodiquement (combien dure un épisode ?) avec vous, qui se foutait comme de l’an 40 de vos trucs (comme la grève de l’océan reste indifférent aux patelles que vous trouvez sous les algues pour les manger crues à la dérive de vos sauts) pourvu que vous l’égayez, elle, d’un mot qui la rendre heureuse.

En commençant ce blog, il y a quelques années (le 30 mai 2012… ce qui ne fait finalement que six années !), je doutais de savoir où il allait m’amener, par quels chemins j’allais devoir le parcourir, les contrées que j’allais devoir découvrir, les fatigues que j’allais devoir traverser, les aléas que je devrai affronter, les confrontations que j’allais devoir comprendre, ou même, si j’allais arriver quelque part ! Le plaisir de boire se retrouve autant dans le verre qu’on soulève, l’ami avec qui on converse, que l’ivresse que ce tout contient.

Je ne verserai pas dans la fosse de la fausse modestie, cette sorte de puits sans fond de laquelle autrui doit prévoir un cordage pour vous en sortir (en comptant, non de non, la frustration que j’ai due subir d’écrire sur un clavier électronique, non de non). J’ai découvert le *cul-de-sac de la valeur*, intellectuellement, socialement, sexuellement, car il fallait regarder ailleurs : c’est *là* mon apport à l’humanité souffrante de tant de souffrances stupides et inutiles. On regardait les excréments usinaires, mais on ne voulait pas les voir. On sait intellectuellement que les centrales nucléaires sont des bobards de merde, mais on ne le comprend pas, on n’en fait pas un appui à un refus aussi sensible qu’un abjecte : on l’admet comme une verrue plantaire et on ira chez le médic pour qu’il y fasse quelque chose sans rien y faire, car, lui-même n’a rien compris à la vie qui désire vivre de sa vie.

Mon avis est que rien ne changera. Le monde mange les briques du mur (on disait quand j’étais jeune que quand on n’avait rien à manger, il nous restait « des briques à la sauce cailloux »), on en sent le goût de poussière, la famine arrive à grand pas (cette année, pas UNE abeille dans les tilleuls qui bordent le fleuve) et on continue à croire au pétrole, à la pub qui se cache derrière la pub, elle-même dissimulée derrière la pub (c’est sur Kristaristeau que j’ai dénoncé le système de la pub, comme *morale* de cette société, et même dans un film (qui fait ma fierté) : « Entre sabres et goupillons » : la pub comme la cocaïne – et non pas « l’opium » – du peuple). Alors ? Alors, ayant péché dans le fleuve de temps de cette société de la marchandise son « primium » (c’est le mot aujourd’hui : le « primium ») bien évidemment, je ne peux en ajouter plus quant à ce sujet. Le monde en fera ce qu’il voudra… à mon âge, je ne détiens plus l’innocence, l’inexpérience, la verve, l’impromptu, le jet, la force, l’inconscience, l’odeur, le goût, la sensation, ce plaisir d’aller à vau-l’eau sans crainte, confiant dans ce présent si intense qu’il bouscule et bouleverse tout sur son passage, chez qui la bouteille a peu d’importance quand de la boire apporte tant d’ivresse.

Sur cette rive je dois vous faire part d’une immense souffrance : celle du clavier électronique : mais combien de temps ai-je dû passer à reprendre ces « fautes de clavier » merde de non de non ! Quelle incapacité n’a-t-il pas été introduit dans l’ordonnancement de ces lettres pour qu’il devienne si difficile de pouvoir s’exprimer ? Alors que j’écris avec fluidité sur le papier, la confrontation à l’obstru de ces lettres m’a désappointé *chaque jour*, *chaque* paragraphe, sans jamais apporter à l’énonciation de ma pensée une *facilité*. Parfois, comme Montesquieu, j’en viens à penser au complot contre l’intelligence. J’ai lu aujourd’hui : « C’est étrange… les hommes manifestent si peu de curiosité pour le fonctionnement de leur inconscient. En fait, ils font tout pour rester dans l’ignorance. » (P.J. Farmer : Le soleil noir, p. 219). À ce propos, il n’est pas innocent que Microsoft achète GitHup : l’inconscient *social* n’existe pas, il est seulement une sollicitation à l’achat, à la réalisation de la plus-value : il est « matériellement concrétisé dans tous nos programmes et ce vers quoi on doit atteindre : l’Intelligence artificielle » qui n’est qu’un Intra-Apprentissage (IA) programmé.

Dans plusieurs de mes billets, j’ai insisté sur la « vie » ou minérale ou organique. La vie « minérale », c’est les moteurs à explosion, la vie organique, c’est la propension à l’orgasme. Selon ces deux aspects, nous constatons les anachronismes, les plaisirs et leur but… et l’organisation sociale qui y est corrélative ! Moi ? je ne suis pas innocent : j’aime l’amour des corps, j’aime l’amour incarné, car il me donne à la fois l’esprit et la chair, il me donne la commotion de la communion. C’est un objet et un sujet d’importance telle que je vais en faire un autre blog !

Il n’y a même plus, en ce monde, un endroit où je puisse me rendre pour boire tranquille, à 8 heure du soir.

 

 

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La plus-value comme auto-care actor

C’est comme la musique : il faut commencer tôt. Debord a commencé à boire très jeune. J’ai erré dans la vie, ce monde, tôt, moi aussi. Bon, j’ai bu aussi jeune que lui, mais je jouais de la musique, du saxophone soprano, le violon des anches. Mais lui, il a écrit et moi non. Et pire encore, mes parents, fort mécontents de mon attitude indisciplinée, m’ont « mis à l’armée » à peine âgé de dix-sept ans. Et l’armée a posé un piège affectif : « Tu restes ou ta famille paye ». Putace. On fait ainsi connaissance avec l’État et sa franche honnêteté, son désintérêt pour la chair (à canon), l’absolu numéro. Mais, on réussit à passer à travers les mailles du filet de l’humiliation : ce n’est pas difficile : dès lors qu’on ne veut pas passer sous les fourches caudines de la connerie, on se trouve comme des ailes qui vous font les survoler, allez savoir comment, mais ça marche, une sorte de ruse. Mais cela ne se passe que si vous passez, réellement, à travers les mailles de ce filets, sinon, vous y restés prisonniers, j’en ai connus.

Le pire, ce sont les mères qui aiment les rires gras : elle vous emprisonne dans le carcan de leur débilité et c’est très pénible. Comment lui dire : « Mais arrête, tu es encore en train de te faire baiser la gueule : on t’impose quelque chose de chiatique et ce rire gras te le fait passer comme de la vaseline dans l’anus, zut ! Cesse donc et prend la bonne décision qui nous protège, nous tes enfants, notre respiration, notre désir d’air ! ». Mais non, l’autorité parentale a ceci de nocif qu’on doit se plier à elle, bêtement. Je déteste les rires gras. Cette graisse contient tant de protection à l’encontre et contre le monde, tant de haine, tant de dédain, tant d’absolu pouvoir comme une colle limaceuse sur votre existence ! C’est un étouffoir à vie. Mais votre mère, hypnotisée par ce rire qui lui rappelle quelque solution possible (en rêve) à quelque lointain problème irrésolu, vous le fait bouffer par la gorge et la racine de la gorge, à en vomir. Et vous le subissez, par devoir filial.

La plus-value comme caractère auto-entretenu.

On peut tout détruire de Ryke Hamer, on ne pourra pas détruire son « Foyer de Hamer » (d’ailleurs, ce n’est pas lui qui a donné son nom à cette hématome cérébral, mais ses ennemis, par sauterie intellectuelle). C’est quoi un « foyer de Hamer » ? Dès le choc du traumatisme *social*, apparait dans le cerveau une scission d’entre la réalité et la réalité : on ne peut admettre ce qui vous arrive et vous vous en coupez. Mais cette *coupure* est RÉELLE, elle se voit dans le cerveau sous la forme d’une variante d’hématome (car il est principalement constitué d’eau) dans un scan du cerveau, sous la forme de cercle concentrique allant du plus dense au centre au plus léger en périphérie. Cet « hématome » est en fait une concrétion de la glie (cette substance qui forme 90 % de notre cervelle à nous humains et 20 % de celle d’une souris, d’où on pourrait penser que c’est elle qui forme notre intelligence et non pas ces « connexions » neurales…) qui s’est amalgamée pour *isoler* la partie cervicale en relation avec la nature du trauma du reste de l’organisme pour pouvoir prendre le temps de s’en guérir. Je vous laisse cela à la réflexion. Les foyers de Hamer ne sont pas une vue de l’esprit, mais une réalité tangible.

Alors on pense.

Nous avons, de nature, une disposition qui nous permet de *prendre notre temps pour nous guérir* lors de l’avenue d’un trauma, d’un événement qui nous a dépassé à tel point qu’on en a vacillé. D’abord, cette isolation « flashe » le trauma, elle le fait oublier, on ne se souvient plus qu’il est arrivé bien qu’on en conservât encore les traces. Ceci est très important : l’oubli du trauma par l’amalgamation de la glie autour de la partie du cerveau relative à sa nature.

Mais cette isolation a un autre effet important : le cerveau, coordonnateur de l’organisme, manque tout à coup à son office et l’organe est tout à coup *isolé* de sa relation au tout par cette partie qui entoure la glie protectrice de la meurtrissure du trauma. C’est *ici* le génie de Hamer et qu’on en veut pas voir. Isolé de la coordination générale de l’organisme, cet organe ne sait plus ce qu’il doit faire et fait n’importe quoi : c’est la maladie. Prenez patience, j’y arrive… à la plus-value…

Ce que nous montre Hamer dans son approche (sait-il qu’il l’a ?) de la cuirasse caractérielle, est que le pouvoir de résilience tient au fait quantitatif de la vitesse de cette dissolution de cette agglomération de la glie autour du point de traumatisme. C’est pas une solution, là ? Que nous abordions l’indisposition du point de vue du trauma ou du symptôme qui en résulte, nous savons comment l’aborder positivement. Qui en prend soin ?

Mais le trauma ne se dissout pas comme l’épine dorsale de la sardine dans l’huile d’olive en boîte : si la disposition se répète, se renforce la protection. Et voilà la cuirasse caractérielle qui montre le bout de son nez ! Un œil fin et aiguisé pourrait *voir* la cuirasse caractérielle de Wilhelm Reich sur un scan, s’il était disposé à y poser son attention. Mais qui veut défaire le carcan de cette société ? Des dispositions techniques sont prises pour supprimer la visualisation de ces « artefacts ». Qui y est disposé ? L’origine de l’asthénie sexuelle, je veux dire, cet amoindrissement de la propension à se donner à l’abandon libre, savoureux et communiquant de l’amour incarné, est visible sur le cerveau, car il s’agit d’une glycation de cette parte idoine, correspondant à ce possible d’abandon qui n’est plus possible. Bon… nous n’aurons pas de solution cérébrale (ce serait si facile) à cette problématique, mais nous avons un chemin d’approche qui peut faciliter celle de son abord : face à l’accore de la côte, qu’on sache poser l’ancre sur la vase, s’il y en a, sur le sable au mieux et si le vent est propice, nous pouvons toujours faire voile pour amerrir sur une plage.

Autour de la résolution dont il est à la recherche, l’organisme (aussi pensant soit-il) tournera et tournera encore. Seule l’aventure, ce qui perd, permettra une solution, car elle seule désappointera ce tournis. En fait, dans la majorité des cas, le trauma est si vieux, qu’on peut, du saut de la gazelle, passer outre… encore faut-il trouver l’occasion de ce saut ! Et encore une fois, seule l’aventure, la perte de soi dans le temps qui passe sur le chemin du monde et ses surprises, le permet, avec un peu de chance et il n’en faut pas si tant.

………

Quel rapport avec le caractère qui prend soin de lui-même en se la jouant ?

En fait, je crois que j’ai tout dit et que cette affaire, le monde de la plus-value me broute sérieux

Fin de ce blog.

les banques et la création de valeur : aucune importance car elles ne sont qu’un outil, « bête et méchant ».

la reproduction (le nombre) comme moteur du patriarcat, le sur-plus, le super-flux, etc.

l’individualisme, le portable. Les amusements qui demandent des objets dynamisés pour eux, et non plus de simples objets inertes avec lesquels le jeu consiste à les dynamiser, soi et autrui pour le plaisir de mouvoir… ce qui émeut ensemble !