Plus-value : la colle à gêne

Admettre la plus-value comme point central de la vie sociale demande une structure de la pensée, je ne cesse de le dire. Cette structure aura deux fonctions : admettre l’état et maintenir en l’état. J’ai décrit la mécanique de l’organique de cette structure dans la glycation. Cette glycation est un raidissement de la souplesse de la respiration de la cellule (nerveuse, musculaire, glandulaire) par le collagène qui s’y immisce à la suite de phénomènes assez divers, mais principalement, l’absence de mouvement, de la respiration de cette cellule. Il y a une multitude de collagène, adaptés à la multiplicité des cellules.

Mais cette explication quasi mécanique de la structure neuro-musculaire ne répond pas à la question du : « Pourquoi un tel phénomène (la glycation dont je parle) se déclare-t-il, persiste-t-il et augmente-t-il même en intensité, jusqu’à la maladie ? ». On le sait : c’est l’apprentissage à la vie prodigué par les éducateurs qu’on rencontre alors qu’on n’y peut encore rien dans leur choix ; et dont les choix ultérieurs dépendent pour beaucoup. Ces gentilles et prévenantes personnes, aimantes au possible, nourricières et dispensatrices de bienfaits font tout pour que vous vous adaptiez au monde, c’est-à-dire à celui dans lequel elles vivent, le leur. Et cette mission (on la nomme : la transmission de la « culture ») sera salutaire dans leur monde, encore qu’elle transporte aussi ses maladies. Je garde sous le coude cette note sur les maladies qui sont pour l’instant une conséquence du phénomène.

[Personnellement, je trouve extrêmement dommage que nos scientifiques de la santé ne se soient pas penchés sur ce phénomène. Ils l’ont décortiqué jusqu’à la molécule (pour ne pas dire : à l’atome) sans rien y comprendre. Ils ont gratté jusqu’à l’os la maladie de la glycation sans rien voir du phénomène lui-même : la rigidification cellulaire par asphyxie. Certains ont recommandé le mouvement, avec justesse, mais sans déceler l’avenue d’une telle anoxie cellulaire qui compense son asphyxie par un apport de collagène. J’ai beau ne posséder qu’un CAP de tourneur (et encore, pas même reconnu pas l’Éducation nationale ! les cons) : lorsque le sucre ne trouve *plus* à se consumer, il se glycalyse et rigidifie la respiration cellulaire. Si moi, perso, pauvre sous-bac, m’aperçois de cette réaction physiologique du vivant, sans que les bac+12 y parviennent, c’est qu’il s’agit d’une *disposition d’esprit* qui ne permet pas de voir une chose aussi simple que la glycation. Bien sûr, je n’y suis pas arrivé comme ça, comme dans un film du moment. C’est le fruit d’une longue, très longue réflexion sur le vivant que l’on est *soi* et comment on est malade, *soi*. La question n’est pas « Qu’est-ce qui me rend malade ? » mais « Pourquoi ne suis-je pas en bonne santé ? ». Je ne suis pas en bonne santé car mon organisme se glycalyse, faute de mouvement. Et qu’est-ce qui entretient le mouvement ? Le désir de la vie, car la vie ça bouge. Et qu’est-ce qui empêche ce mouvement du désir de la vie ? Les dispositions sociales présentes qui, premièrement, empêchent le mouvement de l’amour : le coït, celui qui vous emporte dans la respiration cosmique. Et pourquoi ? Pour de la plus-value : tout doit retourner à soi pour un « + » qui vous accroche au présent comme un morpion au pubis (et ça s’accroche, un morpion !), pour vous restreindre la respiration de la transe amoureuse, la perte du présent dans sa conscience. On veut éviter d’admettre que cette respiration pulsatile est d’origine « énergétique » (celle précisément qui se coagule dans le collagène lorsqu’elle est immobile) car cette pulsation bouscule tout pour pouvoir librement et amplement respirer. Ho ! ne vous en faites pas ! elle est beaucoup plus *morale* que la morale de la plus-value. Seulement, pour l’atteindre, alors qu’on est au stade « glyqué », rien n’est de toute évidence… L’énergie dont je parlais à l’instant, c’est le sucre… enfin… la transformation ou non du sucre et selon le résultat de cette transformation : mouvement ou collagène. Vous comprenez ? La culture est le résultat de la transformation du sucre intracellulaire, en ce sens où l’excédent de cette transformation se développe en mouvement ou en collagène. ¿Entiendes? Ça ? les médecins ne peuvent pas, selon la structure de cette société, l’aborder et le découvrir aux yeux de tous, car ce serait LA révolution. Bon… ne mettons pas le raisin en bouteille, il faut d’abord le vinifier et attendre un certain mûrissement. Se défaire d’une sclérose cellulaire revient à beaucoup beaucoup de souffrance que seule la satisfaction sexuelle (qui n’est, elle aussi, accessible qu’à travers des aventures souvent scabreuses avant stabilisation) peut dissoudre en partie, car on est ce qu’on a été et mourrons avec nos tâches. Et c’est selon ce critère que je vous parle (on ne pourra pas dire « Mais c’est qui ce mec ? »). Je n’ai et n’aurai aucune autorité en quoi que ce soit, qu’on se le dise ! Pire que Bakounine, mon plaisir (le mouvement de ma vie) refuse obstinément (le calcul est rapide pour la limite mortelle, et j’y suis peu transigeant) une restriction extérieure à ma vie à laquelle je n’adhère pas, c’est-à-dire à laquelle je ne participe pas de l’énergie de ma vie. Ça me pose parfois des problèmes, mais on comprend vite que c’est vital, alors… on transige, car mon énergie ne veut pas mourir de cette terriblement longue et lamentable mort qu’est la résignation : elle est immédiatement prête à mourir d’absence obligée de mouvement, normalement en somme, comme un animal sauvage encagé.]

Quand j’étais âgé d’environ dix-neuf ans, j’ai rencontré des femmes vraiment très intéressantes, tant et si bien que je me suis dit que j’aurais bien voulu être une femme. Sentir cette queue en moi, bouger et m’émouvoir des sens dont la nature m’a disposée, sentir son ardeur et ses précautions, ses attentions et ses ruses (ce moment où elle bouge à peine à mon ouverture comme pour mélanger sa mouillure à ma cyprine afin de m’introduire sans précipitation et glissance en me bouleversant le cœur de sa douceur), surtout la couronne du gland (j’ai une couronne légèrement proéminente) frotter cette sensation de chamois intérieur, frôlement et feulement sensitifs, de mouiller pour l’onctueux, m’offrir et me l’offrir, cette verge à la finitude volumineuse qui m’envahit et me comble, qui se meut de plaisir (c’est la finalité, non ?) et ma pinalité de ressentir sa chaleur poindre au fond de ce qui m’identifie comme féminin et en jouit, jouer du mouvement (car n’imaginez pas que je ne sache pas m’y prendre en matière de mouvement, dont le désir de sentir cette grosseur extérieure à moi pour la faire mienne, l’intégrer à mon corps d’acceptation et de déploiement ne peut rester immobile, ne peut que se résorber dans l’attente d’un « pire » que j’attends) et de cette tension dont je me sais la maîtresse, cette rigidification sensible qui précède le moment ultime, dont je me dois de moduler afin qu’il m’amène, lui, l’homme, dans son apogée terminatrice et souveraine détente de moi en lui : ressentir sa pulsation, de loin (car je suis ailleurs) et si proche, si mélangée, si mélangeuse, si mix que je me sens lui et le sens lui en moi de la force de la vie pulsante et l’indescriptible douceur du mélange qui se continue qu’on attendait finalement et qui vient comme un lumière dont chacun de nous est l’huile et la mèche dans le hanap de nos êtres. Et je le prendrai alors dans mes bras, comme un enfant dont on ne veut pas qu’il se perdre ailleurs que chez soi et lui, encore égaré de ce don partagé, d’y fondre, comme un homme que je repêche dans l’océan de nos émotions.

L’espace de deux minutes, et j’ai tout dit ? Non. Il y a trois pas à l’écriture quand la vie en a parcouru trois cent. Tout ce bataclan ne se résoudra que par le con qui prend la pine, éventuellement le contraire, con sentant. L’affaiblissement de la sensation vaginale ralentit en proportion le sentiment du désir de percevoir en soi le gland au bout de sa verge. La réappropriation de cette sensation physiologique d’appétence sexuée outrepasse l’asthénie de la glycation. Il faut du courage, de la ruse, de la détermination et beaucoup d’abandon ; sinon de la curiosité. Je le sais, je l’ai vécu : il faut de la respiration, de l’oxygène provenant du mouvement des poumons. Je ne sais comment démontrer que la plus-value est une asphyxie pulmonaire, qu’elle vous empêche de respirer amplement et vivement, comme le saxophoniste entre en transe de l’excès d’oxygène dans sa cervelle. Faut ventiler. Baisez en ventilant ! Je perçois bien que ce jour, je suis arrivé à la limite de mon devoir, vous me pardonnerez certainement cette carence temporaire qui ne saurait se soustraire à une prochaine solution écrite !

Ne perdons pas la foi.

Quelque soit la religion (athéisme inclus) le premier péché est de se toucher les organes aphrodisiaques pour trouver à en retirer du plaisir. Et la crainte du péché raidit : le seul fait de se dire qu’on puisse pécher limite toute possibilité de mouvement libre du corps alors qu’il ne *se* pense pas encore (en bas âge, donc). Je pousserai jusqu’à affirmer que la peur socialisée (initiée par les parents et autres éducateurs) de la crainte criante du plaisir aphrodisiaque donne la raison de la religion comme prétexte et justification à se raidir, et d’éviter de « pécher » et cette religion (même athée) donne, par ses préceptes, la possibilité de se raidir, de rester raide, ou de vous rappeler que vous devez craindre le péché, crainte de ne pas pouvoir éviter de pécher. On sait tous, mais je le rappelle, que le péché par excellence, c’est de se toucher les organes sexuels pour en avoir du plaisir. On doit donc se raidir contre cette pulsion de la recherche autogène du plaisir aphrodisiaque. Les curés qui savent pourtant tout de cette affaire puisqu’ils doivent sans fin lutter contre elle, 24/24 et quand ils n’en peuvent plus pour s’intéresser à plus labiles que eux, la force de cette « pulsion » à la satisfaction. Je ne dis pas que cette pulsion n’a pas besoin d’une socialisation : je ne parle pas de lupanar. Le péché raidit donc contre le plaisir, pour ne pas fondre du et par le plaisir ; et par conséquence, la religion est un pré-raidissement contre le plaisir sexué. D’ailleurs, la circoncision vous le donne bien en prévision, comme le fait de considérer une de vos mains (la gauche) comme suppôt de Satan ; la femme, l’objet du patriarcat subit pire dans toutes les mutilations de sa chair sexuelle. Cette raideur établie, elle l’est bien *organiquement*, par la glycation à la fois de muscles et des nerfs de sorte à la fois, ne plus ressentir (si possible !) le besoin de plaisir, et à la fois en empêcher la venue, la réalisation. Et tout se change en pouvoir sur autrui et sur la femme en particulier. L’homme est un cheval pour l’homme, un loup pour la femme et un tigre pour l’enfant (je dis « cheval » parce que la mule est plus intelligente que lui).

Cela reconnu, on verra donc toutes une série de variantes de comportements pour contourner, suivant le degré de glycation (c’est-à-dire : la raideur musculaire ici et là de la personne), le problème de l’obtention de la satisfaction aphrodisiaque… et aussi bien les plaisirs autorisés par la société (nous sommes d’abord des êtres sociaux, avant d’être des individus, héhéhé). La marchandise est la principale source de plaisir que la nôtre nous présente. Mais pour accepter la marchandise, comme je le disais tantôt, il faut avoir intégré un *état d’esprit* qui permette de l’assimiler comme évidence de nos relations sociales. Nous intégrons donc, à la fois (une fois encore) le possible de la marchandise et de sa plus-value, *l’état d’esprit* nécessaire pour qu’elle se réalise, et nos satisfactions à travers elle.

Ainsi, glycation = plus-value et inversement : plus-value = glycation, en soulignant deux fois que cette présente forme de glycation est une forme d’adaptation (sociale, humaine) au monde qui dénigre socialement le plaisir aphrodisiaque pour le jeter dans les enfers sociaux et environnementaux de l’immense poubelle qu’il a fait du monde. Quand la marchandise accepte le plaisir « aphrodisiaque », c’est pour la changer en prostitution, en source de plus-value ¿Entiendes? et on ne peut douter de la qualité que rencontre alors ce plaisir, dans la rencontre de sa parité sexuelle. Mon avis est qu’il est indispensable de correctement décrire, circonscrire et tamiser, avec des mots et des gestes, le patriarcat, grand-papa du capitalisme à son mode présentement avancé. Tant que n’auront pas saisis le « comment » du fonctionnement de notre société, *biologiquement* selon la théorie de la cuirasse musculaire améliorée par celle de la glycation (il y en a une troisième et dernière encore, dont j’ai déjà parlé mais dont je ne tarderai pas à ré-évoquer la présence)), il trouvera toujours à perdurer, car il sera toujours en mouvement, se tortillant pour éviter de se faire prendre. Il fait exactement comme une amibe : il s’adapte pour survivre en ingérant tout ce qui lui tombe dessus.

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