Patriarcat : l’intendant

À Martine B.

Le dernier de la bande

Outre le sbire et le larbin, un corps du patriarcat détient une puissante importance d’autant plus qu’il passe inaperçu : l’Intendance.

Napoléon disait gagner une guerre avec des chaussures (et les nazis ont affrété un bataillon spécial de prisonniers pour tester les meilleures) : c’est l’intendance.

L’intendance c’est principalement les industriels qui fournissent de l’argent au chef (jusqu’à créer au besoin une nouvelle monnaie) pour qu’il porte ses idées qu’ils subventionnent en vue de leur tranquillité. L’intendance c’est les petites mains qui ne sont pas obligatoirement du complot, mais qui fabriquent l’essentiel de ce qui permet qu’il puisse se mettre en marche : les usines d’armement, de vêtements, de drogues, les raffineries de pétrole, ces centrales nucléaires, etc. tout cela parce qu’il faut vivre… c’est l’intendance !

On ne maintient pas le peuple bâillonné sans bâillon ni bâton, on n’envoie pas des soldats au front sans drogue idéologique ou psychédélique. Les esprits doivent être obéissants, au mieux par eux-mêmes, sinon ils doivent être brisés. Pour tout cela, il faut des moyens et c’est l’intendance qui y pourvoira. Je ne suis pas très fort en intendance, mais je le mentionne, je le souligne. L’intendant est celui qui centralise le nécessaire pour que la parole du chef se porte au mieux, se disperse au mieux, ait au mieux une audience, sinon une visibilité.

Il s’occupe du papier, de l’encre et de l’imprimante sans véritablement rendre part au rêve du maître, mais il garde bien au chaud une parcelle de ce rêve, en lui et il sait comment lui donner de l’ampleur, pratiquement. Il fournit les fusils, les balles et les martingales. Il fournira les caméras, les pellicules, les outils de travelling, et saura développer ce manège pour qu’il trouve une audience dans les salles obscures. Quoi qu’elle ne comprît pas la notion de chef, dans une analyse que j’avais faite de la société actuelle en fonction de l’organisation du spectacle, c’est le « producteur » du mauvais film de la chéfitude, du patriarcat.

L’intendant c’est celui qui a été cherché le petit pain que Jésus a multiplié sur la colline.

L’intendant c’est celui qui a organisé le kidnapping des Coréennes pour les donner en pâture sexuelle aux soldats japonais, ou, pareillement, des Françaises aux GI au sortir de la guerre (on ne peut pas parler de « prostitution », car elles n’en n’ont reçu aucune compensation d’argent, pas comme nos députés).

Un peuple averti en vaut deux.

 

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