Patriarcat : la chéfitude

Le pire modèle de chéfitude auquel nous avons accès aujourd’hui est le IIIe Reich : les archives à notre disposition nous permettent de détecter ses mouvements et les moyens qu’il a employés pour se développer, se déployer et, du fait qu’il est un système d’organisation de la vie totalement débilitant, se briser quand il a voulu anéantir des systèmes de chéfitudes moins puissants. Ces derniers ne se sont certes pas rebellés contre le premier, mais parce que le premier prenait trop de place à leur encontre. La barbarie du IIIe Reich n’est apparue comme telle que dans sa défaite, pour la majeure partie de ses attaquants.

Mais, j’insiste, ce que le lecteur va lire n’est pas une description de cette période particulière. Il pourra cependant vérifier ce que j’écris en calquant mon canevas sur cette période, comme sur une autre : Lybie, Argentine, Chili, etc., et en édulcoré, sur l’ensemble du monde, puisque le monde est dominé par l’organisation patriarcale de la vie que le capitalisme cache derrière son petit doigt !

On dit souvent que le personnage central de cette triste période (les chefs sont des gens tristes) est Adolf Hitler, mais celui-ci n’aurait rien été sans son larbin en chef de Joseph Goebbels, son sbire en chef d’Heinrich Himmler et, on le sait bien, les subsides que lui ont alloués de riches industriels de toutes nationalités. Le chef est un « guide » en ceci qu’il fascine les idées en gerbes cohérentes, même si la base de cette cohérence est un désordre reconnu de l’aptitude à la socialité, de sorte que l’anneau qui crée ces faisceaux n’apparaisse pas comme socialement délirant. On vous montre l’Anneau, comme ailleurs un Agneau, qui marie des solutions éparses à un problème civilisationnel (palier à une crise sociale importante, sursoir au péril « communiste », le raffinage de l’impureté de la « race »), comme corrélation d’idées sensées expliquer ce problème, alors que, comme à la sortie du hachoir, on ne distingue plus rien de l’initial, sinon qu’une purée. Non seulement, le chef cristallise sur lui ce qu’il doit cacher derrière son discours (encore qu’ici, ce discours contient la haine d’un humain qui ne lui correspond pas), mais est aussi le cristal à partir duquel la cristallisation est possible.

Il s’agit pour moi de décrire la chéfitude qui est, comme l’a décrit Hegel « du maître et de l’esclave », à deux facettes : la fascination du peuple et le peuple. Je laisse au lecteur ce livre de Wilhelm Reich (La Psychologie de masse du fascisme) dans lequel il trouvera avec certitude des projecteurs pour éclairer la pauvreté de la société patriarcale dans ses possibilités d’expression de la liberté, non pas seulement amoureuse, mais aussi sexuelle ; en quoi cette fascination permet de se décharger de la première pour ne pas avoir à se préoccuper de la seconde. Le même auteur a par ailleurs écrit un autre livre, plus lourd du poids de son expérience car plus tardif, sur cette étrange relation du peuple et du chef : Le Meurtre du Christ.

Le mot de « chéfitude » n’est pas dans les dictionnaire, et bien que je l’emploie depuis une trentaine d’années, il a peu d’occurrences sur le web, à moins des miennes : le concept de « l’existence du chef » n’intéresse personne, comme si il contenait une mystérieuse logique quelque peu corrompue qui nécessiterait des gants et des pincettes pour l’aborder afin d’éviter d’être soi-même atteint du virus de la méthode dont on détient tous des bribes plus ou moins grosses ; alors que le chef n’est qu’une relation à l’angoisse des gens qui la cristallisent dans une image. Le besoin de chef doit être observé dans ceux qui ont besoin de ce chef, pas dans le chef lui-même. Le chef , son sbire et son larbin donne une forme à l’angoisse des gens et les gens acceptent selon leur conditions d’existence – et ici, la ruse est de leur donner l’impression qu’ils maîtrisent leurs conditions d’existence à travers le programme du chef – cette formalité de leur existence. Je ne dis pas qu’ils se retrouvent totalement dans les délires du chef et de sa clique, mais un faisceau de décisions et de laisser-aller concourent à l’emprise d’un piège, donnant l’apparence que les mâchoires de ce piège sont la solution aux malheurs de leur conditions d’existence.

Ainsi, au lieu d’analyser une image, on analyse une personne : celle qui cache cette image… peut-être pour en oublier l’existence. L’image du chef, le besoin de chef, son existence, les satisfactions que cette image procure (le chef est généralement assez con, comme personne, mais son image fascine), les attentes de satisfactions qu’on en espère, que les gens espèrent et ce que cette image cache chez les gens eux-mêmes, en eux, qui est si désespérant qu’elle leur est indispensable. Bien sûr, comme pour la grenouille, il faut que l’intensité de l’image soit progressive pour ne pas les ébouillanter dans la réalité de leurs espoirs.

En gros, le chef est le caractère rigidifié d’une aptitude d’organisation donnée par la grégarité, le fait de vivre en troupeau. Alors que le leader organise les désirs des gens pour une satisfaction générale, le chef s’organise – et a toujours pour cela besoin d’un larbin qui va idéologiser le moyen d’être chef et d’un sbire qui va imposer la rigidité comme moyen d’être chef : il n’y a pas de chef qui ne cache deux sous-chefs ! (le larbin est généralement plus nabot que le chef, car il n’en a ni la verve ni la carrure, mais manifeste plus de morgue ; le sbire connaît son métier : battre) –, le chef, dis-je, s’’organise pour ses propres satisfactions – et celles de ses sbires et larbins – desquelles il ne jouit qu’en image : il a une incapacité indécrottable de pouvoir partager-donner l’orgasme sexuel, incapable même d’érection (Mussolini, Kadhaffi et autres bandent, mais violent : ils jouissent de la domination physique : ce sont des chefs tendance « sbire »). La petite part de chef en chacun de nous ne sait pas gérer ses frustrations et cherche à dominer autrui pour les éviter, sans que cela change quoi que ce soit, sinon qu’un pire dans l’intensité de l’image derrière laquelle il se cache et qu’il prétend pourtant incarner (le larbin et le sbire incarnent bien plus physiquement cette image que le chef, hélas).

Nulle part ne transparaîtra cette sexualité frustre et frustrée du chef que les sous-chefs peignent de couleurs éclatantes de la vitalité. Il faut soi-même aimer le pouvoir du chef pour aimer le chef. Le leader n’aime pas le pouvoir en tant que supériorité, mais en tant qu’élément d’une jouissance supérieure qui n’est que partageable ; davantage comme un outil correspondant aux désirs de ses compagnons et compagnes. Loin du leader de circoncire, d’exciser, de brimer une sexualité adolescente qui ne désire pas en imposer, car cela provoquerait un amoindrissement du plaisir de vivre. Le chef, au contraire, imposera ses désirs, même lorsqu’il s’aperçoit qu’ils diminuent drastiquement la liberté de pouvoir jouir de la vie, surtout sexuée. Le chef ne sait pas jouir, sinon que du pouvoir qu’il a sur autrui, pouvoir qui est une image à laquelle et devant laquelle autrui plie la déférence de sa propre impuissance devant la vie, l’échine de son pouvoir de s’organiser ensemble pour satisfaire à une tâche collective (grégaire). Le IIIe Reich se voulait le rempart contre le « communisme » (alors, le fascisme stalinien) qui était l’image de la vie organisée par les gens eux-mêmes : ça, le chef déteste : il ne sert plus à rien, il retrouve et retourne à sa nullité, humiliation suprême !

Le pouvoir du chef repose sur un phénomène grégaire : le charisme ou pouvoir chamanique, ce pouvoir commun de provoquer la transe : plus fort est ce pouvoir (qui passe par la mise en scène, l’élocution et la gestuelle qui l’accompagne – allant jusqu’à la vocifération ou l’aboiement) et plus il a de pouvoir, car la transe est alors si forte qu’on en veut encore. À tel point, que le contenu du discours n’est plus qu’un support sans l’âme qui a migré dans transe. On va rire de la transe… mais qu’est-ce que la musique, la danse, les bruits qui accompagnent les images du cinéma, les attentes des discours des politiques pourtant creux comme des cloches, mais dont le battant est le rythme précisément de cette mise en transe de l’auditoire ? De nos jours, tout est bien mieux organisé qu’autrefois, mais autrefois, il en fallait moins pour rendre les gens autre que ce qu’ils sont capables de faire par eux-mêmes. Moi-même qui vous parle, je ne suis pas sujet à ce phénomène, ou peu, principalement par la musique et la poésie et, bien sûr, la transe amoureuse sexuée. Mais combien de mes contemporains attendent de pouvoir être mis en transe, non seulement parce que la transe est un phénomène grégaire, mais aussi parce que la transe est une disposition corporelle individuelle qui vous permet d’oublier le temps qui passe (la méditation est une maîtrise du présent qui passe dans la transe ; comme l’ivresse alcoolique vous donne une sensation du temps particulière). La transe du chef soustrait du présent les espoirs qui s’y enliseraient en désespoirs. Cette transe, comme toutes les transes, soustrait de la réalité et de ses lourdeurs, sinon même de ses malheurs. L’apprentissage de la mise en scène, la mise en scène, les codes sociaux (habillement, éclairage, scénographie, sons, etc.) renforcent le pouvoir de transe et en cela, les larbins sont des chefs.

J’ai tenté de montré ailleurs que la transe est indispensable à l’être vivant et à l’humain en particulier, en tant que phénomène grégaire, de cohésion du troupeau. Et cet humain sait organiser ses transes collectives (musique, théâtre, « actualités », etc. usage de substances psychoactives ou psychopassivantes, etc.) et se pencher sur la chéfitude, c’est analyser à quoi correspond la transe provoquée par le chef, c’est-à-dire, l’expression de la cuirasse caractérielle du chef que l’image du chef cache en la faisant briller, reluire – alors qu’elle est une adaptation à la vie qui a loupé sa liberté quand au pouvoir de communier aussi avec sa sexualité – en ceci qu’on se voit, soi, exprimer ce qu’on ne peut exprimer sans sa propre cuirasse et qu’on désirerait exprimer hors de sa propre cuirasse caractérielle : ici, la transe réside en ceci que ce qui y est exprimé l’est à travers la cuirasse caractérielle et en porte les stigmates que tous voudraient voir panser.

Dans le catalogue des transes, la plus prisée et la plus précieuse est la transe amoureuse et ce délice qu’elle procure d’être bien vécue dans le mélange des corps : l’orgasme (la communion achevée). Mais, paradoxalement, dans le patriarcat, c’est aussi la plus cher, à la fois la plus chérie et la plus dispendieuse, peut-être même la plus rare, donc la moins connue ou reconnue. Pour autant, elle est en haut du catalogue, c’est-à-dire qu’on en éprouvera toujours une sorte de nostalgie qui vous pousse à la rencontre d’autrui. La seconde est la bonne santé, mais quand on la vit, on ne s’en aperçoit pas ! Les autres, toutes les autres viennent pêle-mêle suivant ses propres dispositions. Pour peu que la première des transes ne trouve pas son usage, la personne va en reporter les énergies vitales sur le pêle-mêle de son catalogue et tenter de retrouver le délice manquant, la partie intégrante de la liberté du troupeau, en choisissant une « compensation » (Freud parlait de « sublimation », mais Reich a montré que l’intensité de la réalité de cette sublimation répondait à la fluidité caractérielle, elle-même fruit de l’amour, CQFD, de la transe première de la liste, suffisamment bien vécue). Ce genre de compensation est une canne alors qu’on a les deux jambes fonctionnelles.

Beaucoup de larbins et de sbires sont redescendus déçus et tristes des transes fascisantes. La violence du chef est aussi bien celle qui interdit l’expression amoureuse sexuée : on le sait parce (on en connaît la nostalgie) qu’on n’en peut pas, soi-même : on se fait à soi violence et l’écho de cette violence est celle qu’exprime dans ses dires et ses vociférations le chef. Le chef fait sans fin référence à la notion de « pureté » (race, religion, pensée, sexualité, bouffe, et que sais-je encore) et cette « pureté » n’a pour seul sens de NE PAS S’ÊTRE TOUCHÉ LES ORGANES DU PLAISIR SEXUÉ. Mais cette notion est bâtarde, car TOUT LE MONDE (sauf les malades affectifs retranchés dans une peur délirante) a, en vue de plaisir intense, orgastique, non seulement envie de se toucher le sexe, mais aussi d’être sexuellement touché (caressé) et communiquer avec le sexe d’autrui et ceci dans un contexte de transe amoureuse, sinon c’est froid et sans vie. Tout cela on le sait… mais on ne doit pas le savoir, car on ne sait comment s’y prendre, quoi y faire. Le chef oriente cette « pureté » vers une « impureté », un autrui différent ou un aliment, ou un lieu, ou quoi ou qu’est-ce. Le chef appuie sur le côté du fléau portant l’impur, pour désigner le pur… mais la balance-même est dérisoire quant à solutionner le problème de la relation à autrui de manière satisfaisante et paire. Ainsi, si par hasard, on se laisse aller à la transe sexuelle – qui est amoureuse – cette « impureté » demeurera extérieure et la culpabilité (le support du fléau, la balance elle-même !) dont l’énergie provient de l’insatisfaction de n’avoir pas pu se donner-partager dans cette transe (Reich parle du résiduel de l’énergie changée en culpabilité) trouvera un exutoire, un pharmakos dans la mise en malheur d’autrui et ceci d’autant mieux (si je puis dire) que le chef en donnera l’autorisation et la cible. Beaucoup de bureaucrates et de militaires sont redescendus déçus et tristes des transes fascisantes.

Le chef provoque donc une transe particulière : la chéfitude dont le délire n’est pas immédiatement perceptible (dans la transe on vit) car le vécu de la transe est une satisfaction immédiate qui, pire est le délire, pire elle se doit d’obnubiler de sorte à ne devoir plus rien penser sous peine d’écroulement. Pire est l’auto-reconnaisance du dévoiement du bien-être par le cuirassé, et pire est le malheur qu’il sait infliger à autrui, car ce bien-être réside en lui en nostalgie. Une idée aussi délirante que d’exterminer des gens ne peut trouver une réalisation que dans une sclérose de la sexualité amoureuse. Dès que cela leur a été possible, le larbin Goebbels et le sbire Himmler se sont employés à brimer toute expression amoureuse, dès les camps de jeunesse (1922 !), bien avant la « prise de pouvoir » d’Hitler. Pour faire de bons sbires et de bons larbins, il faut brimer la capacité amoureuse de la jeunesse et principalement de l’adolescence. Ils le savent par « instinct », pourrais-je dire, mais il s’agit seulement de cette auto-perception des sentiments qu’ils éprouvent et répriment : ils savent comme parvenir à ce but ! La Bataille de Caen nous a montré que la 12 SS des Hitlerjungen avait bien été énuclée de toute capacité à vivre. Des films comme « Le triomphe de la volonté » veulent incruster que la sexualité est l’impureté par excellence face à « l’esprit » et que tous ceux qui s’y adonneraient en cherchant à jouir de la vie, sont des parias, des « impurs », des rebuts. Tout se refait dans le monde du patriarcat, des gynécées aux Romains, de l’Inquisition au IIIe Reich, à la bataille des puristes contre la RU486.

La vérole de cette idée est d’une contagiosité telle, si facile et rapide, parce que tout simplement personne n’est « pur » : c’est une vue idéale qui coince la vie dans un piège aux mâchoires d’airain de la rigidité. Il suffit d’appuyer sur le bon bubon : tout le monde s’est touché les organes du plaisir en vue d’avoir du plaisir, a désiré touché ses propres organes et toucher ceux d’une autre personne : TOUT LE MONDE, garçons comme filles. Cela devient malade lorsqu’on veut se faire mal, lorsqu’on se l’est empêché très trop longtemps, qu’on ne se respecte plus, ou qu’on a cessé de respecter autrui ! Ce sera donc de manière « sublime » (rigide) que le chef protégera de l’impureté qui est une perception découlant de l’oppression sexuelle d’une morale sociale… qui contient ce chef : trouvez le sbire et le larbin qui y correspondent et ça s’empirera bureaucratiquement et militairement. Je souligne que cette morale sépare le « sexe » de « l’amour », posant comme hypothèse par avance conclue, que le second peut exister sans le premier. LA morale anti-sexuelle. Mais, comme antagoniste à cette morale anti-sexuelle, il n’y a pas de morale « pro-sexuelle », mais bien une morale « pro-amoureuse ».

Par exemple, dans les critiques que j’ai entendues relatives à la sexualité des femmes qui « donnaient » un enfant à Hitler en s’accouplant avec de « purs Ariens », je perçois cette morale anti-sexuelle, selon laquelle la femme n’aurait pas eu à être heureuse de copuler (même pour le Reich), comme si la procréation procéderait d’une séparation de la sexualité en maternité et plaisir issu de cette copulation, en ce qu’il ne leur serait pas tolérable d’avoir dû s’accoupler en ce sens. On veut nous faire oublier le plaisir lié à l’accouplement et que faire d’autre quand il ne vous reste plus que cette manière de le faire tolérer ? Et il aurait fallu qu’elle le fasse le cœur froid ? N’est-ce pas là une morale anti-sexuelle, anti-amoureuse ?

En soi, le chef ne devrait pas exister : dès qu’il existe, cela signifie une morale anti-sexuelle, d’une part, et ensuite un larbin en chef et un sbire en chef. Peut-être qu’aujourd’hui avons-nous la chance de ne pas trouver cette conjonction pour véroler la vie. Dès que le chef existe, il y a une recherche tant de la part du peuple que du chef qui s’en fait l’écho l’un l’autre, une recherche de pureté désexuée qui dégoulinera sur le reste de la vie geste sociale. La grégarité humaine a des dispositions bien plus adaptées à son état que celle-ci qui la rend boiteuse, moribonde et amoureusement pauvre.

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Écrin rouge

(chanson)

Si le temps est comme l’eau qui coule
Autour de tes seins un amant qui glisse
De ses vagues caresses qui soulent
Du plaisir céleste dans ton corps s’immisce

Refrain
Balance ton dos qui bouge

Sur l’axe qui danse de ton plaisir
Et meut le mouv’ment rouge
Jusqu’à la perte de nos désirs !

Si le vent ta chaleur attise
Autour de ta vulve qu’un amant câline
L’impérieux de la vague exquise
Nous noyant plus chaud au creux de sa bruine

Refrain

Tes baisers sur mes lèvres brûlent
Et ma bouch’ envie ta chaleur captive
Ton bassin de vigueur ondule
Du chaos s’offrir l’eau de nos salives

Refrain

Si le sang comme la chair féconde
Autour de tes reins un amant s’esquisse
Comme la vague de l’onde abonde
Sur la grève l’espac’ de ton antre cuisse

Refrain

Avec toi d’être un homme s’annule
Du conjoint des forces reste-t-il la trace ?
Ta peau est comme un crépuscule
L’horizon se lève et le jour s’efface

Refrain, refrain

le 16 novembre, puis le 5 décembre 2017, puis le 28 juillet 2018.