Malades de la maladie

Je vais tenter de décrire ce qu’est une maladie, sa fonction et son fonctionnement. Cela va passer par plusieurs étapes et les éléments vont provenir de divers endroits de l’horizon de ma connaissance. Je vais m’accrocher…

Il faut d’abord concevoir un organisme comme un ensemble d’éléments (muscles, os, viscères, liquides, etc.) qui ont, chacun d’eux et spécifiquement, une relation au monde. Cela paraît normal dès lors qu’on saisit que le foie digère le sucre, que l’os structure la chair, que la chair donne le mouvement au corps, les nerfs coordonnant l’ensemble selon les possibilités ou aptitudes, le sang et la lymphe servant de transport de nourriture et d’information hormonale (il y a deux sources d’informations : nerveuse – dont les sens internes et ceux orientés vers l’environnement – et hormonale), et le reste à l’avenant. Mais, j’insiste, il faut vraiment comprendre que chacun des composants d’un organisme a une relation directe et immédiate à l’environnement. Le cœur se met à battre fort devant une menace, les surrénales synthétisent de l’adrénaline, le cerveau ordonne de la mélatonine lorsqu’on a évité le danger, etc.

Chaque élément d’un organisme a une relation unique et immédiate avec l’environnement. Il y a une relation immédiate entre une agression de l’environnement et un organe ou une partie d’organe, la cause de la maladie : l’air est pourri, les poumons trinquent ; il contient de la radioactivité, la peau est agressée ; le foie craint d’avoir à synthétiser trop de sucre, il multiplie ses cellules : cirrhose ; le pancréas a dû, d’abord, produire plus qu’il n’en pouvait d’insuline, quand la cause disparaît, la raison reste, le diabète apparaît ; etc. Il y a non seulement une cause à la maladie, mais aussi une raison, je veux dire, la peur de la réitération d’un stress énorme et en prévision duquel il se prémunit par une disposition pré-antalgique (merci Françoise Mézière), car cette peur n’a pas été comprise. On guérit par la psychanalyse et autre procédé de représentation (quand cela arrive), car on comprend organiquement sa peur et l’origine de sa peur, la raison de la maladie. Ainsi, nous sommes des êtres communicants comme les autres animaux, mais un peu plus.

Toute maladie commence par une inflammation. Cette inflammation peut être due à plusieurs rencontres malheureuses : un poison, un heurt proprement physique, une atteinte psychique. Elle atteindra alors l’organe en relation avec l’environnement provocateur. Il ne faut pas écarter que l’environnement humain est essentiellement grégaire, social. Mais il y a toujours une inflammation : la maladie commence par là. Cette inflammation est le cœur de la maladie : tant qu’elle bat, il y a de l’espoir.

Une inflammation consiste en une réaction d’un organe à une atteinte à son intégrité qui est, en gros, son train-train quotidien (son fonctionnement normal, pourrais-je dire) comme deuxième temps de l’agression, car au cours du premier temps de l’agression, l’organe a poursuivi son cours de vie : cela peut suffire à ce qu’il passe directement à la case « guérison » sans passer par la case « inflammation ».

Au cours de ce deuxième temps, il y a alors une dilatation des vaisseaux sanguins et lymphatiques autour et dans la partie atteinte, un excès de circulation, dont le but est d’isoler la partie atteinte du reste du corps pour la mieux guérir, l’irriguer pour transporter les déchets, la nourrir pour la réparer. Cette inflammation produit une quantité incroyable de sucres, c’est-à-dire de sous-produits de la dégradation de la lésion et par elle-même de la sur-dilatation des vaisseaux sanguins. Il y a une bataille pour réduire la lésion de sorte que tout revienne dans le train-train du quotidien. Dans certains cas, il y a une coagulation, dans d’autre un échauffement, etc.

Cette inflammation provoque une pression cellulaire autour de la lésion. De fait, certaines cellules se trouvent comme étouffées par cette pression, car cette pression reçoit en retour une contre-pression de l’environnement de la lésion. Il se forme alors une interface (une « peau ») entre la pression de l’inflammation et la contre-pression du reste de l’organisme. Lorsque je dis que cette double pression étouffe la cellule, c’est qu’elle empêche la respiration des mitochondries qui doivent selon leur fonction continuer à transformer le sucre en pyruvate, sinon, ce sucre se transforme de lui-même en acide lactique. La machinerie des mitochondries cesse alors de fonctionner et, dans le cas du cancer, la cellule trouve alors prétexte à se diviser. Mais ce n’est là qu’un détail, dramatique, certes, mais particulier.Du fait de la compression ici et de la dilatation là, la cellule demande un renforcement de sa structure externe, ce renfort se fait par le collagène ; et celui-ci absorbe, en quelque sorte, le sucre. Lorsque l’inflammation a diminué (qu’elle est en passe de se guérir), il reste alors le collagène de renfort qui devient excédentaire… et l’inflammation reprend. C’est comme une cicatrice… qui doit être dissoute.

Le plus important et le plus grave est que le collagène, ces fibres partout présentes dans l’organisme pour des raisons très diverses, mais essentiellement de soutiens, se charge lui aussi de sucres : alors le sucre s’immisce dans les interstices des fibres de collagène et les rigidifie. La souplesse de jonction, qu’elles soient entre les cellules ou entre les organes (bien sûr en correspondance avec l’atteinte de l’environnement) disparaît peu à peu et devient cassante (la glycation du collagène). Une nouvelle inflammation apparaît et le cycle recommence. Inflammation sur inflammation. L’endroit devient de moins en moins respirant et cette asphyxie, ce manque de circulation de l’oxygène mène à la dégradation croissante de l’organe atteint par l’environnement. Et dans sa crainte d’une réitération de la douleur alors que les causes ont disparu, la raison est toujours présente.

La peau interstitielle faite de collagène, créée par les pressions contradictoires entourant l’inflammation, se sclérose par immixtion du sucre entre ses fibres ; elle emprisonne l’organe ou la partie de l’organe en question et empêche la circulation de l’oxygène… et il arrive que l’organe ou la partie de l’organe meurt. Mais cette mort doit elle aussi disparaître, car le reste de l’organisme, lui, vit et il doit se débarrasser de ce poids. S’il a assez de vitalité (je souligne cette notion de « vitalité »), il profitera de cette peau interstitielle déjà en état de sclérose pour enkyster la mort, sinon la mort ira se répandre dans le reste de l’organisme qui va s’enflammer jusqu’à perdre toute vigueur défensive.

Je vais prendre l’exemple d’un cas particulier : la maladie de Wolf-Parkinson-White. C’est une maladie du cœur caractérisée par un court-circuit entre le nœud sinusal et le faisceau de His, qui provoque des tachycardies ou autres chaos cardiaques. La médecine affirme qu’il s’agit d’une malformation congénitale (on nait avec) et qu’elle se déclare à l’âge qu’elle veut. Elle ne fait aucune relation avec le vécu, c’est-à-dire avec les atteintes de l’environnement. Mais que se passe-t-il dans cette maladie ? En fait, effectivement on naît, mais tous, avec des barbilles de connections entre ces deux nodules, mais, à la suite de la répétition d’événements identiques et stressants, ou d’un élément extrêmement stressant, il y a une inflammation d’un ou de plusieurs de ces barbilles qui se situent dans le ventricule (examiner un cœur de bœuf acheté au marché local). Cette inflammation, en elle-même, facilite dans les petites heures qui suivent, une conduction extra-systolaire et provoque alors le chaos cardiaque. Si l’inflammation ne disparaît pas, en cet endroit, il n’y aura pas de pression de l’environnement physique interne du cœur, car cette barbille est une simple jonction intracardiaque. Mais, la contraction de cette fibrille face à l’agression va provoquer la non respiration des mitochondries, et le collagène qu’elle contient va se voir envahit par le sucre… Il y a sclérose de cette barbille cardiaque, et la conduction devient de plus en plus fréquente… et dénonce cette maladie W-P-W. Lorsqu’ils proposent de sectionner cette barbille, ils peuvent effectivement espérer que cesse le chaos cardiaque, car il sectionne la barbille composée du collagène sclérosé par le sucre. Mais ils n’ont pas permis de faire comprendre à l’organe sa peur, celle qu’il a reçue, cette peur qu’il a vécue dans l’ombre de la mort, et qui lui donne la raison de son inflammation. Il peut donc y avoir récidive, sans problème. Idem pour n’importe quel autre organe, foi, pancréas, vessie, prostate, vésicule biliaire, rein, etc.

Alors quoi ? Pour tenter de (se) guérir, il faut trois opérations : désenflammer, ressusciter le travail de la mitochondrie et enlever le sucre du collagène.

Dans une telle disposition d’esprit, quelle est l’action des médicaments de la pharmacopée des hôpitaux. L’action des « microbes » et autres auxiliaires de la vie, est de nettoyer toutes ces particules issues de l’inflammation : ils sont des éboueurs. Les détruire reviendrait donc à empêcher ce nettoyage. Il faut absolument comprendre cette fonction de nettoyage des microbes zet autres virus. Or, puisqu’il y a guérison, s’agit-il vraiment de la destruction de ces microbes ? Selon ce que j’avance, ce qui se passe effectivement, c’est une désinflammation de l’organe (quand ça marche), ce qui signifie une moindre production de ces éboueurs qui deviennent alors inutiles. Ces médicaments ne « tueraient » pas les microbes, mais désenflammeraient les lésions de l’organe. Je me demande qui sera d’accord avec ça…

En conséquence, comment guérir une maladie ?

• D’abord, désenflammer l’organe. Tous les moyens sont bons : poche de glace (avec interface de tissus éponge, bien sûr), boues d’argile, douches, granions et autres colloïdalités, etc. et les plantes (voir ci-après), en évitant, bien sûr, d’affaiblir le sujet. Refroidir l’extra-chaud.

• Ensuite, trouver la crainte (la peur « viscérale ») en relation avec l’organe ou la partie de l’organe de la réapparition de l’agression provenant de l’environnement. Il faut penser que l’humain a un très puissant environnement intérieur et que comme être grégaire, il vit en société et crée lui-même et collectivement son environnement. Par l’aide qu’on lui aura apporter dans la découverte de cette peur, il comprendra viscéralement sa maladie : sa réaction viscérale à une agression provenant de son environnement. On pourrait dire qu’il s’agit d’une sorte de « Plus jamais ça ! » oublié mais encore tendu comme un ressort débusqué par un actuel qui le détend avec une telle violence qu’elle en est destructrice ; le choc de cette violence faisant à son tour oublier, par horreur ou démission ou impuissance, etc., la nature, le moment et le lieu de la gâchette.

• Ensuite, utiliser les plantes qui, elles aussi, sont une relation spécifique avec leur environnement : même sans réflexion, elles causent avec l’environnement beaucoup plus consciemment que nous le faisons ; et particulièrement sous la forme d’huile essentielles : ce sont des désinflammatrices puissantes et nées de nos mains (cela dit je ne suis pas contre la médicamentation moderne, sinon qu’elle ne maîtrise pas les effets secondaires qu’elle provoque, de sorte que je me demande si elle sait comment elle fonctionne…). Il est à noter que si si peu d’études sont faites sur ces plantes, c’est parce qu’elle ne procurent pas de profit à ces chasseurs de molécules-cules-cules. Ils peuvent ainsi affirmer qu’ils ne connaissent pas les « doses » de leur emploi… pour ne pas les utiliser. Il y en a au plus une cinquantaine à étudier, dont des anti-inflammatrices très précises comme le combawa, le laurier sauce (dont les décoctions donnaient à la Pythie son inspiration), et autre khéla, mais c’est trop pour eux !

• Il faut, parallèlement, réintroduire de l’oxygène de sorte qu’un excès soit disponible à la lésion, par le mouvement et la respiration forte (on s’arrête au début de l’essoufflement ou du commencement de la suée, pas plus) et du repos, du confort et, surtout, de la tranquillité.

• Et pour finir, on coupe la source du raidissement du collagène, de sorte qu’il retrouve une souplesse, en supprimant le sucre. En excès, le sucre devient très très vite un poison et on peut vivre sans lui (régime dit « cétogène »), comme nos ancêtres à vêtements de peaux et dans les conditions présentes de confort bien meilleures.

À propos des éboueurs (les ceux-ce qui enlèvent la boue), il faut penser qu’ils prennent leur métier à cœur et si vous n’avez pas une hygiène de vie minimum (c’est la qualité de l’eau qui a été le véritable vaccin des grandes épidémies) et un minimum de vitalité pour empêcher une dégradation trop importante des tissus et aussi pour les garder en discipline, ces micro-organismes prolifèrent comme la levure dans du vin et ça tourne au vinaigre.
Ok pour le programme.

Geerd Hamer, comme Wilhelm Reich, évoque une guérison qui passe par une étape cruciale : pour l’un c’est la crise épileptoïde, pour l’autre, le retour de la fonction de l’orgasme passe, elle même, par le « lâchage » de la cuirasse caractérielle devant le plaisir de la mouvance du vivre vécu – crise qui s’apparente à une crise épileptoïde, aussi (un gros travail sur la transe épileptoïde reste à entreprendre). Chez Wilhelm Reich, la rigidité de la cuirasse est certes « psychique », mais aussi neuro-musculaire : elle est « bio-psychique ».

Je pense qu’il s’agit là d’une crise où les fibres de collagène se défont en se secouant vivement, du sucre excédentaire qui les sclérose, peut-être par consumation. Chez le premier, c’est le signe du succès du corps dans sa lutte pour le rétablissement de sa souplesse et la santé ; chez l’autre, c’est la manifestation de la force de la nature à vouloir demeurer souple, en vie, sans cuirasse rigide inopportune. Ce qui me mène à cette pensée étrange : la cuirasse caractérielle est du sucre immiscé dans les fibres collagène à cause de stress acquis principalement en milieu familial que la vie quotidienne réactive violemment un jour… dont la localisation est le foyer de Hamer sis dans le cerveau, co-ordinateur central de l’organisme, qui en protège l’accès et qui s’apparente lui aussi à une peau de collagène !

Merci à Laurent Schwartz et son Cancer, un traitement simple et non toxique qui m’a permis de peaufiner cette approche de la « maladie » : il me manquait le chaînon du collagène et du sucre ! Si les chercheurs des labos pharmaceutiques veulent bien se donner la peine de préciser l’effet désinflammatoire, et non pas « anti-microbes », de leurs médicaments ; et trouver comment défaire le collagène du sucre qui s’amasse avec l’âge, on pourrait mourir plus paisiblement, sans doute avec moins d’effets secondaires 😉

(En sus de la suppression du sucre, essayez l’absorption de 1 gr de gélatine ou de la carnosine, le matin à jeun pendant 30 jours tous les six à douze mois pour diminuer – peut-être –  la glycation des articulations)
Publicités

Une réflexion au sujet de « Malades de la maladie »

  1. Ping : Inflammation de classe et cuirasse | capys

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s