Bactéries et mitochondries

À beaucoup de femmes que j’ai rencontrées et qui m’ont permis d’être différent.

 
La « maladie » par bactérie (surtout les procaryotes) est l’immixtion de cette bactérie dans la cellule que la cellule prend pour une mitochondrie soit comme un leurre soit comme un besoin, un facteur d’adaptation. La bactérie utilise le sucre pour se diviser et par surnombre sort de la cellule et va « rendre service » à d’autres cellules.

Ainsi, si la cellule n’a pas besoin de ce service, la bactérie ne lui sert à rien. Car si le sucre n’est pas en excédent, il n’y a pas de multiplication excessive de la bactérie. Quand je parle ici de sucre, il s’agit d’un mot générique qui englobe une pluralité de substances énergétiques extrêmement diverses, bien sûr.

C’est pour cela qu’on peut guérir certaines maladies par les bactéries. Il s’agit encore une fois d’une inflammation qui produit du « sucre » et qui est calmée par l’absorption de ce sucre par une bactérie. Je pense donc qu’on pourrait guérir des maladies en demandant la participation de bactéries spécifiques à tel ou tel type d’inflammation.

On sait que c’est à cause d’un excès de sucre que la cellule se divise (voir le Nombre d’Isidore), c’est-à-dire la déficience de la mitochondrie face à la quantité de sucre que contient la cellule. Cette déficience peut être provoquée par divers facteurs : compression, inflammation, destruction, etc. Systématiquement, viennent au secours de la cellule, des bactéries pour palier à cette déficience. La maladie est l’excès de ces bactéries, car plus la déficience est forte (moins la mitochondrie transforme de sucre), plus la bactérie exécute le travail de la mitochondrie. Et quand ce travail s’avère imparfait, le résidu de sucre excédentaire incite la cellule à la division (pas à la multiplication : à la *division*) : c’est ce qu’on nomme un « cancer ».

On cherche à détruire ces « bactéries ». J’ai déjà supposé que la guérison de ces bactéries ne revenait qu’à la désinflammation que provoque le médicament et non pas à la destruction de ces bactéries, destruction qui est un fait secondaire, une conséquence et non une cause de la guérison. Bien sûr, si j’ai tord, je ne saurai expliquer, in vitro, l’efficacité de ces substances, sinon qu’elle ne trouvent pas le sucre soit par absence soit par incapacité à l’employer, pour croitre (ces « cultures » sont nourrissantes et le « bactéricide » agirait sur la transformation de la culture par la bactérie plutôt que sur la bactérie elle-même ; on en sait pas expliquer exactement ce qui se passe, officiellement !).

Je ne reviendrai pas ici sur les causes de l’inflammation. Mais je pense qu’on peut soulager un bon nombre de maladies en proposant des bactéries correspondant à une inflammation particulière (c’est-à-dire, la production excessive d’un sucre particulier), au lieu de chercher à détruire des bactéries. En quelque sorte, lorsqu’on est malade, il faut savoir se rendre d’une autre façon malade, nouvel état qui maîtrise la croissance en nombre de la bactérie consommatrice du sucre de l’inflammation, ou encore consommatrice du sucre que la bactérie digérant celui de l’inflammation produit comme rejet, comme excédent. Car en fait, ce n’est pas la bactérie elle-même qui est nocive, mais ce qu’elle rejette (les résidus de sa digestion, de la transformation du sucre qui lui est spécifique en un autre sucre) qui doit bien plaire à quelque autre bactérie.

On sait qu’on guérit par les bactéries, par les « microbes » et qu’une grande quantité de maladies ne sont dues qu’à un déséquilibre dans le microbiote. Ce déséquilibre dénonce la présence en excès d’un sucre sur un autre, ou bien la faiblesse de la transformation d’un sucre sur un autre, ou bien la trop grande force dans la transformation d’un sucre par rapport à un autre. On « tombe » malade. Ce sucre n’est finalement que le résidu de la transformation d’un précédent qui doit être à son tour traité par une autre bactérie, sinon il vient en excès et cause une inflammation (dans le cas d’un déséquilibre).

De plus, nous avons deux sortes de bactéries : celles qui s’immiscent dans la cellule pour remplacer l’activité de la mitochondrie et celles qui transforment le sucre du plasma sanguin, ou extracellulaire. Et il y a même des bactéries qui se trompent de destination, par effet de similarité des sucres. À une inflammation de collagène glyqué dans un tissu lisse, la bactérie peut se rendre dans les articulations, par exemple, et agir sur ces articulations en digérant des tissus sains, comme le cartilage. Ce qui provoque une inflammation qui est à son tour sera traitée par d’autres bactéries. Oublier cet aspect fait « traiter » par le médecin l’inflammation articulaire, alors qu’il faut chercher d’abord à quoi correspond en tant que traitement auto-immune l’inflammation, c’est-à-dire la bactérie sensée soulager l’inflammation du tissu lisse glyqué. Ainsi, on aura beau traiter et retraiter les inflammations articulaires, si l’inflammation du tissu lisse n’est pas traitée, la « maladie » articulaire ne disparaitra jamais. Dans ce cas, il s’agirait donc d’introduire une bactérie qui va aller au tissu lisse, spécifiquement, beaucoup plus spécifiquement que la bactérie « naturelle » qui se trompe, parfois. On peut alors penser que les tissus lisses, même glyqués, ne sont pas propices à la guérison de leur inflammation et qu’ils ne savent pas se dé-glyquer.

Alors quoi ? Ces réflexions posent le problème de l’épidémie (apparition soudaine d’une même maladie dans un contexte social particulier), des microbes résistants aux antibiotiques, des inflammations par glycation entre autres des muscles lisses dont ce n’est pas la nature, car ils doivent rester fluides, tout au long de la vie (le cœur contient encore 15 % de muscles lisses, ce qui fait qu’il continue de battre même coupé des nerfs issus du cerveau, comme le péristaltisme des intestins). Ces réflexions n’apportent que cette observation selon laquelle la bactérie peut prendre la place de la mitochondrie (elle-même bactérie symbiote de milliards d’années), à ceci près qu’elle transforme le sucre de manière différente dont le résultat n’est pas adapté à l’organisme et dont le résidu nécessite d’être à son tour transformée par une autre bactérie.
Cette immixtion bactérienne remplaçant l’activité de la mitochondrie est un pis-aller à une situation d’atteinte à l’intégrité du corps composé de ces cellules, comme processus de réparation plus ou moins correct à une situation de crise (inflammation) de la cellule, due à un choc (physique ou émotionnel), une pression, un changement trop brusque d’homéostasie. C’est une manière adaptée de résoudre le problème car elle transforme le sucre qui, sinon, propulserait la cellule à la division (le cancer). Cette division s’opère, finalement, lorsque l’activité de la bactérie remplaçant l’activité de la mitochondrie n’est plus assez efficace.
Cette réflexion pose aussi la question de l’efficacité des « antibiotiques », de leur procédé qu’elle ne remet pas en doute, mais propose une autre modalité de fonctionnement tournée essentiellement à une compréhension de l’inflammation cellulaire, de la glycation du collagène des tissus lisses et des « erreurs » de destinations de ces bactéries dans leur ouvrage sans cesse changeant.
Les « microbes résistants » ne sont que des égarements quant à leur destination, car leur existence est dépendante du sucre que d’autres bactéries produisent en relation avec un problème biologique : tant que l’inflammation initiale ne sera pas résolue, ils « résisteront » car ils transforment eux-mêmes le sucre résultant des bactéries qui œuvrent en place et lieu des mitochondries étouffées provoquant ou tentant de résoudre cette inflammation.
Une épidémie est la tentative de résolution d’un problème à tel point social qu’il en est individualisé, incorporé dans la masse : ceux qui n’en sont pas touchés n’ont pas cette problématique face à laquelle ils restent biologiquement indifférents, ou bien leur capacité d’adaptation est suffisante pour qu’ils passent les mailles de son filet. Il s’agit d’une problématique d’un ordre social produisant plus de sucre que n’en peut digérer l’être face à cette « idée fixée » (glyquée, ou encore coagulée) de masse.
Selon cette réflexion, il serait profitable de se pencher sur l’existence indéniable de bactéries actives sur la glycation des muscles lisses, par exemple.
Il serait aussi profitable de s’intéresser à des substances désinflammatoires (« anti-inflammatoire » ne correspond pas au processus naturel : il y a inflammation : c’est la manifestation du début de la « maladie »). Par expérience, je sais que, suivant l’organe, le froid peut surexciter une inflammation et que le chaud peut aider la détente de la pression cellulaire : tout cela demande de l’étude.

La pression cellulaire (un muscle de longue date contracté, ou tout à coup contracté « à mort », un muscle contracté sur un organe qu’il étouffe, etc.) diminue, certes, l’oxygénation, mais ralentit la transformation du sucre par étouffement de la mitochondrie et provoque l’inflammation : un excès manifeste de chaleur. Cette inflammation empêche l’activité de la mitochondrie (oui… je sais… il y en a plusieurs : c’est ici un terme générique). Le sucre sera alors pris en charge par des bactéries plus ou moins spécifiques qui, à leur tour, produiront un sucre (oui, je sais, il s’agit d’une protéine, mais comme il s’agit aussi d’énergie, je parle de sucre) qui sera l’objet de l’activité d’une autre bactérie. C’est un processus identique à celui de la dégradation des sucres et protéines par les enzymes qui peuvent être ici le produit de ces bactéries. Si ce « sucre » n’est pas employé à des fins de transformations d’énergie, il provoquera la cellule à se diviser (le Nombre d’Isidore) à la folie : ce sera ce qu’on nomme le « cancer ». Il n’y a pas « multiplication » des cellules, il y a division de ces cellules : ce n’est pas un processus externe, mais interne ; dans sa générosité, le vivant est loin d’être capitaliste. La guérison passe par la désinflammation qui peut être secondaire (c’est-à-dire : conséquence d’une première), et dont on doit cibler l’initiale. L’activité des auxiliaires (ces microbes) – qui est à la fois un indice au moins de l’origine de l’inflammation secondaire –  cessera à mesure pour conduire à une homéostasie moins inquiète.

Il faut soulager l’inflammation, donc en connaître l’origine physique et/ou psychique. Je trouve que c’est sacrément bien foutu la nature : remplacer la déficience de la mitochondrie par des bactéries spécifiques aux cellules : chapeau ! Que penser de terme comme « bactéries antibiorésistantes » dans ce cas-là, susceptibles de causer 10 millions de morts prochains ? Alors que, déjà, il y a plus de 18 milles morts par an à cause des antibios et autres médocs en milieu hospitalier en France par an (et zéro mort par cannabis ou 345 par overdoses de « drogues » diverses qui sont autant de tentatives d’adaptation à cette société de fous…) ?

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Malades de la maladie

Je vais tenter de décrire ce qu’est une maladie, sa fonction et son fonctionnement. Cela va passer par plusieurs étapes et les éléments vont provenir de divers endroits de l’horizon de ma connaissance. Je vais m’accrocher…

Il faut d’abord concevoir un organisme comme un ensemble d’éléments (muscles, os, viscères, liquides, etc.) qui ont, chacun d’eux et spécifiquement, une relation au monde. Cela paraît normal dès lors qu’on saisit que le foie digère le sucre, que l’os structure la chair, que la chair donne le mouvement au corps, les nerfs coordonnant l’ensemble selon les possibilités ou aptitudes, le sang et la lymphe servant de transport de nourriture et d’information hormonale (il y a deux sources d’informations : nerveuse – dont les sens internes et ceux orientés vers l’environnement – et hormonale), et le reste à l’avenant. Mais, j’insiste, il faut vraiment comprendre que chacun des composants d’un organisme a une relation directe et immédiate à l’environnement. Le cœur se met à battre fort devant une menace, les surrénales synthétisent de l’adrénaline, le cerveau ordonne de la mélatonine lorsqu’on a évité le danger, etc.

Chaque élément d’un organisme a une relation unique et immédiate avec l’environnement. Il y a une relation immédiate entre une agression de l’environnement et un organe ou une partie d’organe, la cause de la maladie : l’air est pourri, les poumons trinquent ; il contient de la radioactivité, la peau est agressée ; le foie craint d’avoir à synthétiser trop de sucre, il multiplie ses cellules : cirrhose ; le pancréas a dû, d’abord, produire plus qu’il n’en pouvait d’insuline, quand la cause disparaît, la raison reste, le diabète apparaît ; etc. Il y a non seulement une cause à la maladie, mais aussi une raison, je veux dire, la peur de la réitération d’un stress énorme et en prévision duquel il se prémunit par une disposition pré-antalgique (merci Françoise Mézière), car cette peur n’a pas été comprise. On guérit par la psychanalyse et autre procédé de représentation (quand cela arrive), car on comprend organiquement sa peur et l’origine de sa peur, la raison de la maladie. Ainsi, nous sommes des êtres communicants comme les autres animaux, mais un peu plus.

Toute maladie commence par une inflammation. Cette inflammation peut être due à plusieurs rencontres malheureuses : un poison, un heurt proprement physique, une atteinte psychique. Elle atteindra alors l’organe en relation avec l’environnement provocateur. Il ne faut pas écarter que l’environnement humain est essentiellement grégaire, social. Mais il y a toujours une inflammation : la maladie commence par là. Cette inflammation est le cœur de la maladie : tant qu’elle bat, il y a de l’espoir.

Une inflammation consiste en une réaction d’un organe à une atteinte à son intégrité qui est, en gros, son train-train quotidien (son fonctionnement normal, pourrais-je dire) comme deuxième temps de l’agression, car au cours du premier temps de l’agression, l’organe a poursuivi son cours de vie : cela peut suffire à ce qu’il passe directement à la case « guérison » sans passer par la case « inflammation ».

Au cours de ce deuxième temps, il y a alors une dilatation des vaisseaux sanguins et lymphatiques autour et dans la partie atteinte, un excès de circulation, dont le but est d’isoler la partie atteinte du reste du corps pour la mieux guérir, l’irriguer pour transporter les déchets, la nourrir pour la réparer. Cette inflammation produit une quantité incroyable de sucres, c’est-à-dire de sous-produits de la dégradation de la lésion et par elle-même de la sur-dilatation des vaisseaux sanguins. Il y a une bataille pour réduire la lésion de sorte que tout revienne dans le train-train du quotidien. Dans certains cas, il y a une coagulation, dans d’autre un échauffement, etc.

Cette inflammation provoque une pression cellulaire autour de la lésion. De fait, certaines cellules se trouvent comme étouffées par cette pression, car cette pression reçoit en retour une contre-pression de l’environnement de la lésion. Il se forme alors une interface (une « peau ») entre la pression de l’inflammation et la contre-pression du reste de l’organisme. Lorsque je dis que cette double pression étouffe la cellule, c’est qu’elle empêche la respiration des mitochondries qui doivent selon leur fonction continuer à transformer le sucre en pyruvate, sinon, ce sucre se transforme de lui-même en acide lactique. La machinerie des mitochondries cesse alors de fonctionner et, dans le cas du cancer, la cellule trouve alors prétexte à se diviser. Mais ce n’est là qu’un détail, dramatique, certes, mais particulier.Du fait de la compression ici et de la dilatation là, la cellule demande un renforcement de sa structure externe, ce renfort se fait par le collagène ; et celui-ci absorbe, en quelque sorte, le sucre. Lorsque l’inflammation a diminué (qu’elle est en passe de se guérir), il reste alors le collagène de renfort qui devient excédentaire… et l’inflammation reprend. C’est comme une cicatrice… qui doit être dissoute.

Le plus important et le plus grave est que le collagène, ces fibres partout présentes dans l’organisme pour des raisons très diverses, mais essentiellement de soutiens, se charge lui aussi de sucres : alors le sucre s’immisce dans les interstices des fibres de collagène et les rigidifie. La souplesse de jonction, qu’elles soient entre les cellules ou entre les organes (bien sûr en correspondance avec l’atteinte de l’environnement) disparaît peu à peu et devient cassante (la glycation du collagène). Une nouvelle inflammation apparaît et le cycle recommence. Inflammation sur inflammation. L’endroit devient de moins en moins respirant et cette asphyxie, ce manque de circulation de l’oxygène mène à la dégradation croissante de l’organe atteint par l’environnement. Et dans sa crainte d’une réitération de la douleur alors que les causes ont disparu, la raison est toujours présente.

La peau interstitielle faite de collagène, créée par les pressions contradictoires entourant l’inflammation, se sclérose par immixtion du sucre entre ses fibres ; elle emprisonne l’organe ou la partie de l’organe en question et empêche la circulation de l’oxygène… et il arrive que l’organe ou la partie de l’organe meurt. Mais cette mort doit elle aussi disparaître, car le reste de l’organisme, lui, vit et il doit se débarrasser de ce poids. S’il a assez de vitalité (je souligne cette notion de « vitalité »), il profitera de cette peau interstitielle déjà en état de sclérose pour enkyster la mort, sinon la mort ira se répandre dans le reste de l’organisme qui va s’enflammer jusqu’à perdre toute vigueur défensive.

Je vais prendre l’exemple d’un cas particulier : la maladie de Wolf-Parkinson-White. C’est une maladie du cœur caractérisée par un court-circuit entre le nœud sinusal et le faisceau de His, qui provoque des tachycardies ou autres chaos cardiaques. La médecine affirme qu’il s’agit d’une malformation congénitale (on nait avec) et qu’elle se déclare à l’âge qu’elle veut. Elle ne fait aucune relation avec le vécu, c’est-à-dire avec les atteintes de l’environnement. Mais que se passe-t-il dans cette maladie ? En fait, effectivement on naît, mais tous, avec des barbilles de connections entre ces deux nodules, mais, à la suite de la répétition d’événements identiques et stressants, ou d’un élément extrêmement stressant, il y a une inflammation d’un ou de plusieurs de ces barbilles qui se situent dans le ventricule (examiner un cœur de bœuf acheté au marché local). Cette inflammation, en elle-même, facilite dans les petites heures qui suivent, une conduction extra-systolaire et provoque alors le chaos cardiaque. Si l’inflammation ne disparaît pas, en cet endroit, il n’y aura pas de pression de l’environnement physique interne du cœur, car cette barbille est une simple jonction intracardiaque. Mais, la contraction de cette fibrille face à l’agression va provoquer la non respiration des mitochondries, et le collagène qu’elle contient va se voir envahit par le sucre… Il y a sclérose de cette barbille cardiaque, et la conduction devient de plus en plus fréquente… et dénonce cette maladie W-P-W. Lorsqu’ils proposent de sectionner cette barbille, ils peuvent effectivement espérer que cesse le chaos cardiaque, car il sectionne la barbille composée du collagène sclérosé par le sucre. Mais ils n’ont pas permis de faire comprendre à l’organe sa peur, celle qu’il a reçue, cette peur qu’il a vécue dans l’ombre de la mort, et qui lui donne la raison de son inflammation. Il peut donc y avoir récidive, sans problème. Idem pour n’importe quel autre organe, foi, pancréas, vessie, prostate, vésicule biliaire, rein, etc.

Alors quoi ? Pour tenter de (se) guérir, il faut trois opérations : désenflammer, ressusciter le travail de la mitochondrie et enlever le sucre du collagène.

Dans une telle disposition d’esprit, quelle est l’action des médicaments de la pharmacopée des hôpitaux. L’action des « microbes » et autres auxiliaires de la vie, est de nettoyer toutes ces particules issues de l’inflammation : ils sont des éboueurs. Les détruire reviendrait donc à empêcher ce nettoyage. Il faut absolument comprendre cette fonction de nettoyage des microbes zet autres virus. Or, puisqu’il y a guérison, s’agit-il vraiment de la destruction de ces microbes ? Selon ce que j’avance, ce qui se passe effectivement, c’est une désinflammation de l’organe (quand ça marche), ce qui signifie une moindre production de ces éboueurs qui deviennent alors inutiles. Ces médicaments ne « tueraient » pas les microbes, mais désenflammeraient les lésions de l’organe. Je me demande qui sera d’accord avec ça…

En conséquence, comment guérir une maladie ?

• D’abord, désenflammer l’organe. Tous les moyens sont bons : poche de glace (avec interface de tissus éponge, bien sûr), boues d’argile, douches, granions et autres colloïdalités, etc. et les plantes (voir ci-après), en évitant, bien sûr, d’affaiblir le sujet. Refroidir l’extra-chaud.

• Ensuite, trouver la crainte (la peur « viscérale ») en relation avec l’organe ou la partie de l’organe de la réapparition de l’agression provenant de l’environnement. Il faut penser que l’humain a un très puissant environnement intérieur et que comme être grégaire, il vit en société et crée lui-même et collectivement son environnement. Par l’aide qu’on lui aura apporter dans la découverte de cette peur, il comprendra viscéralement sa maladie : sa réaction viscérale à une agression provenant de son environnement. On pourrait dire qu’il s’agit d’une sorte de « Plus jamais ça ! » oublié mais encore tendu comme un ressort débusqué par un actuel qui le détend avec une telle violence qu’elle en est destructrice ; le choc de cette violence faisant à son tour oublier, par horreur ou démission ou impuissance, etc., la nature, le moment et le lieu de la gâchette.

• Ensuite, utiliser les plantes qui, elles aussi, sont une relation spécifique avec leur environnement : même sans réflexion, elles causent avec l’environnement beaucoup plus consciemment que nous le faisons ; et particulièrement sous la forme d’huile essentielles : ce sont des désinflammatrices puissantes et nées de nos mains (cela dit je ne suis pas contre la médicamentation moderne, sinon qu’elle ne maîtrise pas les effets secondaires qu’elle provoque, de sorte que je me demande si elle sait comment elle fonctionne…). Il est à noter que si si peu d’études sont faites sur ces plantes, c’est parce qu’elle ne procurent pas de profit à ces chasseurs de molécules-cules-cules. Ils peuvent ainsi affirmer qu’ils ne connaissent pas les « doses » de leur emploi… pour ne pas les utiliser. Il y en a au plus une cinquantaine à étudier, dont des anti-inflammatrices très précises comme le combawa, le laurier sauce (dont les décoctions donnaient à la Pythie son inspiration), et autre khéla, mais c’est trop pour eux !

• Il faut, parallèlement, réintroduire de l’oxygène de sorte qu’un excès soit disponible à la lésion, par le mouvement et la respiration forte (on s’arrête au début de l’essoufflement ou du commencement de la suée, pas plus) et du repos, du confort et, surtout, de la tranquillité.

• Et pour finir, on coupe la source du raidissement du collagène, de sorte qu’il retrouve une souplesse, en supprimant le sucre. En excès, le sucre devient très très vite un poison et on peut vivre sans lui (régime dit « cétogène »), comme nos ancêtres à vêtements de peaux et dans les conditions présentes de confort bien meilleures.

À propos des éboueurs (les ceux-ce qui enlèvent la boue), il faut penser qu’ils prennent leur métier à cœur et si vous n’avez pas une hygiène de vie minimum (c’est la qualité de l’eau qui a été le véritable vaccin des grandes épidémies) et un minimum de vitalité pour empêcher une dégradation trop importante des tissus et aussi pour les garder en discipline, ces micro-organismes prolifèrent comme la levure dans du vin et ça tourne au vinaigre.
Ok pour le programme.

Geerd Hamer, comme Wilhelm Reich, évoque une guérison qui passe par une étape cruciale : pour l’un c’est la crise épileptoïde, pour l’autre, le retour de la fonction de l’orgasme passe, elle même, par le « lâchage » de la cuirasse caractérielle devant le plaisir de la mouvance du vivre vécu – crise qui s’apparente à une crise épileptoïde, aussi (un gros travail sur la transe épileptoïde reste à entreprendre). Chez Wilhelm Reich, la rigidité de la cuirasse est certes « psychique », mais aussi neuro-musculaire : elle est « bio-psychique ».

Je pense qu’il s’agit là d’une crise où les fibres de collagène se défont en se secouant vivement, du sucre excédentaire qui les sclérose, peut-être par consumation. Chez le premier, c’est le signe du succès du corps dans sa lutte pour le rétablissement de sa souplesse et la santé ; chez l’autre, c’est la manifestation de la force de la nature à vouloir demeurer souple, en vie, sans cuirasse rigide inopportune. Ce qui me mène à cette pensée étrange : la cuirasse caractérielle est du sucre immiscé dans les fibres collagène à cause de stress acquis principalement en milieu familial que la vie quotidienne réactive violemment un jour… dont la localisation est le foyer de Hamer sis dans le cerveau, co-ordinateur central de l’organisme, qui en protège l’accès et qui s’apparente lui aussi à une peau de collagène !

Merci à Laurent Schwartz et son Cancer, un traitement simple et non toxique qui m’a permis de peaufiner cette approche de la « maladie » : il me manquait le chaînon du collagène et du sucre ! Si les chercheurs des labos pharmaceutiques veulent bien se donner la peine de préciser l’effet désinflammatoire, et non pas « anti-microbes », de leurs médicaments ; et trouver comment défaire le collagène du sucre qui s’amasse avec l’âge, on pourrait mourir plus paisiblement, sans doute avec moins d’effets secondaires 😉

(En sus de la suppression du sucre, essayez l’absorption de 1 gr de gélatine ou de la carnosine, le matin à jeun pendant 30 jours tous les six à douze mois pour diminuer – peut-être –  la glycation des articulations)

La jalousie de la valeur

Pour celui qui a vécu le manque d’un amour, il peut certes avoir la notion de valeur et ce qui distingue l’une d’autre, c’est que le premier est vivant, a pour objet un objet organique tandis que le second est coagulé dans un objet minéral, ou encore par habitude, un objet organique réduit au minéral. En gros, ou bien c’est parce qu’on a pas assez (qu’on ne peut en exprimer suffisamment) ou bien parce qu’il vous manque, que l’amour se transforme en valeur, comme une sorte de thérapie du moindre pire, finalement. Notre désarroi viendrait du fait que c’est parce que nous ne savons pas guérir suffisamment et assez rapidement les maladies de l’amour qu’existerait la valeur. On y arrive vite.

Cela ne résout pas pour autant le problème, puisque ce sera la possibilité d’exprimer avec ou non assez d’intensité l’amour qu’on éprouve… à une personne ou à un objet. Là, on est nul… nuls de nuls : on ne sait pas guérir cette maladie : l’amour qui manque. Suivant les personnes, les doses, les forces et que ne sais-je encore, et encore moins personnalisé. Et ça coûte cher, ça prend du temps, beaucoup de temps, sans souvent que la thérapie ait solutionné le problème qui date alors de plusieurs années. Reconnaît-on déjà la question : Qu’est que le manque d’amour ? Je craints que non, cela n’est pas encore dans les cordes. Il y a des gens qui se sont penchés sur cette anomalie, mais la guérison a lieu encore en un nombre ridicule par rapport aux demandeurs, aux nécessiteux et à leur entourage.

Des observations nous indiquent que dans une société où le rapprochement sexuel fait état d’assez peu d’interdits, la maladie est de courte durée. On peut en conclure, au moins pour cette circonscription, qu’au mieux la satisfaction sexuée est accessible, moins la maladie du manque d’amour a d’impact, à la fois personnellement et socialement. Et incidemment, que le manque d’amour a une part de sexuel : le manque d’amour est aussi constitué d’un manque de rapprochement sexué, certes avec l’être aimé, mais plus consubstantiellement, avec le simple fait de ce rapprochement, puisque la peine du manque est amoindrie lorsqu’on en reçoit au contact d’autrui ; ce qui permet de s’en remettre hâtivement.

Bon… et la valeur dans ce bastringue ? Hébé, même dans les sociétés où les restrictions au rapprochement sexué sont faibles, il y a tout de même des relations où l’objet est doté de valeur, d’une valeur essentiellement sociale (et conséquemment qui prend l’âme : affective ; « il est dur de lutter contre son cœur, car ce qu’on désire s’achète à prix d’âme »), dont le détenteur requière de la fierté, un titre, une médaille, une renommée, du prestige : quelqu’un qu’on peut positivement pointer du doigt, et qui plus est, souvent (et ne serait-ce pas une indication) avant qu’on le voit, je veux dire que sa renommée le précède, comme on disait du talon d’Achille. Il devient un objet, certes, mais doté d’une qualité particulière, sans aucun doute légitime, mais porteur de ce que ressentent pour lui les gens ; en tant qu’être vivant, c’est ici quelque chose de ragaillardissant, n’est-ce pas ?

La valeur peut aussi prendre la forme de quelque chose qui sauve du malheur, du grave déplaisir : c’est une tentative de rester toujours et encore dans une sorte de mélasse faite de plaisir attendu, plus ou moins présent et capricieux. C’est quand les avanies se sont changées en coups du sort que le monde a basculé : ce qui était encore fluide s’est coagulé dans un objet qu’on nomme ici fétiche. Mais nous y sommes encore : certains attendent des nuits dans un froid glacial, la venue du dernier objet dont ils attendent on ne sait quoi de mirifique. Mon avis a été longtemps partagé sur le fait de savoir si la valeur est ou non une maladie humaine qui l’empoisonne et dont il ne sait guérir : c’est humain et c’est là dessus qu’on doit assoir nos recherches. Mais alors : pourquoi cette disposition (à la valeur) devient-elle une maladie, si il en est initialement doté ? Un oiseau peut-il trouver un handicap à avoir des plumes, ou un poisson de pouvoir respirer dans l’eau ? Non, on le comprend. Il nous faudrait alors comprendre avec autant d’aisance, ce qu’est la valeur pour nous, quel est son territoire affectif, social et personnel.

Dans ce cas, la valeur est un accessoire de la grégarité, c’est-à-dire indispensable à la socialité humaine. Pourquoi est-ce si misérable ? À quoi se substitue donc la valeur en tant que moyen dont l’usage est erroné ?

La valeur est un affect dont la sève se nourrit des relations sociales. Les modalités actuelles de ce nourrissement sont aliénées car certains se nourrissent plus que d’autres sur la bête sociale, cet ensemble collectif dans la réalisation du caractère grégaire de l’humain de manière satisfaisante où chacun retrouve son chacun et chacun dans le sentiment d’intégration qui lui est inhérent et sans jalousie sociale.

La récompense de la vie, c’est le plaisir

La problématique freudienne du principe de plaisir et celui de réalité.

Le problème est que si on a pas de plaisir, on ne s’aperçoit pas assez vite qu’il est absent, et cette latence pose la difficulté de remédier rapidement au problème. Je pourrais affirmer que là où il n’y a pas de vie, il n’y a pas de plaisir et réciproquement : là où il n’y a pas de plaisir, il n’y a pas de vie, ce qui, à mon sens, me parait le plus important, parce que c’est la vie qui prime.

Je n’oppose pas le déplaisir à la gène, la gène au déplaisir, parce si l’on sait que là où il y a de la gène, il n’y a pas obligatoirement du déplaisir, là où il y a du déplaisir, il y a toujours de la gène. Ce qui me permet d’introduire que la gène n’est pas l’opposé du plaisir. De plus, ça n’a aucune relation. Mais qu’est-ce que le déplaisir ?

Le plaisir est-il le contraire du déplaisir, ou l’inverse, ou bien n’ont-ils aucune relation ? Il est indispensable de les bien distinguer, de crainte de ne pas pouvoir éviter de les mélanger, car dans ce cas-là, tout deviendrait confus. Je sais que ce n’est pas facile, plusieurs fois j’ai échoué – et que le vice est de penser qu’on pourrait y réussir, inconscient du danger – mais le courage ne manque pas de l’éviter. Ainsi, vous m’accorderai de penser que l’un et l’autre ne sont ni opposés, ni relatifs, ni consompsuel, ni intellectuellement, ni même en rêve (c’est le premier prix) : il s’agit de deux choses différentes.

Mais en quoi le plaisir et le déplaisir sont-ils différents ? C’est ici qu’on procède à ses choix. On peut certes se référer au physique, mais qu’en est-il du psychique ? Non… je ne me joue pas de vous, vous savez et connaissez tout cela par le plus menu des détails, le recoin le plus caché, les chemins les plus délicieux, n’est-ce pas ? On sait et connaît en conséquence ce qu’est le déplaisir, et pourquoi n’en parle-t-on pas ? Pourquoi cela reste-t-il secret, dissimulé à la face de tous alors que tous nous avons la même expression ? Nous savons tous ce qu’est le déplaisir et nous n’en parlons pas, comme c’est étrange… N’y a-t-il pas un remède à cela ? Le plaisir n’est-il pas la clé de ce phénomène de retenue ? Ainsi, nous savons ce qu’est le déplaisir et nous nous retenons d’en avoir. Vous comprenez ? Et pas cette disposition, nous n’accédons plus au plaisir.

Le plaisir est l’opposé de la retenue qui est ce qui retient que nous l’ayons.

Depuis tout petit, je suis intrigué par les mots qui n’ont qu’un sens, jusqu’à me méfier des autres. Le mot « récompense », par exemple : comme peut-il ne pas y avoir de récompense. Si la vie est une récompense, la récompense c’est la vie, donc il y a toujours un phénomène qu’on appelle « récompense » (pourtant unidirectionnel) du fait de vivre. Bien sûr, on peut poser la question du point de vue inverse : comment fait alors la vie lorsqu’elle n’a pas de récompense, et parfois des malheurs encore plus durs ? Ainsi, qu’est-ce donc la vie, s’il faut ne pas avoir de récompense. C’est là la question. C’est ce qui m’a mener à penser que la vie sans récompense (qui en est issue pour la traverser en frissonnant) n’est pas la vie, mais qu’elle est encore la vie lorsqu’elle n’en a pas et que c’est vraiment bien triste.

Quand je dessine une échelle qui va de l’amour à la haine, je n’oublie pas d’y insérer le « ne pas aimer » (que j’ai nommé il y a déjà longtemps : le « mésamour ») qui n’est ni amour, ni haine : l’indifférence. Sur cette échelle, il y a donc trois catégories de vécu bien distinctes : l’amour, le mésamour et la haine (j’aurais bien voulu écrire « ou » la haine, mais grammaticalement parlant, cela n’était pas possible). Chacune de ces catégorie occupant une place que l’autre n’a pas, il y a une gradation d’intensité qui passe de l’une à l’autre, entre une catégorie et une autre. Si je pose maintenant en parallèle une autre échelle qui va du plaisir au déplaisir, je ne trouve pas d’équivalence à ce mésamour, car le plaisir prend une place géographique qui cesse juste à la lisière du déplaisir qui, lui, occupe toujours le reste de l’espace. C’est-à-dire que plus le plaisir occupe de place, moins le déplaisir est grand, et inversement. Mais, il n’y aura que deux catégories de vécu, et la lisière entre les deux sera impénétrable (à moins de confusion des genres due à quelque incompréhension culturelle du phénomène) : il y a un saut qui les sépare. Et on se trouve, géographiquement, dans l’une ou dans l’autre, tandis que dans la première échelle, on se situe ponctuellement dans une intensité émotionnelle (ou son absence, dans le cas du mésamour). Si dans la première échelle je me situe géographiquement dans un seul pays qui va de la montagne à la mer, dans la seconde, je me situe ou là, ou ici, sans ambiguïté, car il y a deux pays : celui du plaisir et celui du déplaisir.

amour ––––>>–––– ne pas aimer –––<<––––– haine
plaisir –⎮⎮–––––––––––––––––––––– déplaisir ou bien
plaisir ––––––––––––––––––––––⎮⎮– déplaisir où ⎮⎮ décrit une frontière infranchissable.

Dans ce schéma, on voit que le plaisir et le déplaisir ne sont « opposés » l’un à l’autre, mais apposés l’un contre l’autre. Dès lors, on doit traiter la théorie de chacun de manière différente. Ce sont deux choses totalement séparables, qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre : lorsqu’on est dans un état de plaisir, on ignore totalement ce qu’est le déplaisir et réciproquement. L’emprise de chacun des territoires est proportionnel à l’intensité du vécu. Ainsi, même si un mot découle de l’autre, la signification de chacun de ces deux mots est différente : il s’agit d’une erreur sémantique que de mélanger le plaisir et le déplaisir parce que les mots qui les prononcent sont identiques par la racine : c’est faux, car si les mots possèdent une identité de racine, il n’en est rien du vécu !

On s’pperçoit que l’opposition que fait Freud dans la réalité et le plaisir ne peut qu’être que de plaisir ou de déplaisir… ce qui, il faut l’avouer, n’est pas toujours facile à supporter tous les jours. Il ne s’agit pas d’opposer plaisir et réalité si nous n’y incluons pas le déplaisir et on sait de quoi on parle. Le mal physique est un déplaisir, parfois très douloureux. Faut-il ajouter que parfois, cette douleur est si intense qu’on aurait envie de mourir ? Et qu’en est-il de la réalité du plaisir ? Est-ce vraiment discutable par rapport au déplaisir ? On évitera. Par rapport à la réalité ? Là, j’en doute car si on doute de l’une, on doute de l’autre, l’autre étant inclus dans l’une. Et de la réalité du plaisir ? Y accéder est être aux anges, ou quelque chose comme ça, avec le plaisir de la réalité. Il nous reste : la réalité ou le plaisir ? Je ne vois pas l’intérêt de l’une sans l’autre.

Mais on sait qu’on est des êtres beaucoup plus complexes. Freud parle ici comme d’un abstrait dans un concret (le plaisir et la réalité) et qu’il nous faudrait prendre conscience que tout cela est vrai, dense, glissant, amoureux. Il y a des hymnes que j’aime. Mais il n’est pas si souvent présent ce plaisir, et on retombe dans la réalité…. avec une petit goût de déplaisir. Ce qui reviendrai à dire qu’il nous faudrait, nous les êtres humains, vivre continuellement dans les airs de l’abstrait pour ne pas sentir le déplaisir de la réalité. Par exemple : la valeur, la notion de la valeur : c’est ici un problème extrêmement complexe dont on aimerait aussi avoir une solution. Sa relation avec la réalité, id est, le déplaisir, de sorte qu’on la gonfle de ce qui nous est déplaisant (ce qui laisse un champ de réflexion), ou bien autre chose encore d’inconnu ? C’est une question intéressante, car elle pollue tous les rapports humains sans qu’on trouve, à part le cadeau, une seule positivité, particulièrement sous forme d’argent (mais pas seulement, il y a aussi maison, avion, et le reste : les ouvriers qu’on garde sous sa main pour qu’ils produisent des produits dont je vais récupérer une valeur supplémentaire, nommée sur-valeur, pour gagner de l’argent ; le seul hic c’est qui faut leur plaire pour qu’ils bouffent n’importe quoi). La valeur qu’on attribue aux choses et aux êtres, a-t-elle quelque chose à voir avec le déplaisir ? Une sorte de prémunition contre un pire, le déplaisir ? Je n’ai pas encore trouvé de résolution la question, j’ai encore trop d’imprécisions pour pouvoir me prononcer sur cette chose bien étrange.

(Je ne vais pas spéculer sur la destinée de l’humain : je le prends tel qu’il est là : pas d’avant, pas d’après ; point. Je ne vais même pas me poser la question de « Pourquoi il est “comme ça” ? »)

Pourquoi l’humain reporte-t-il son angoisse sur un objet, dont l’idée peut absorber parfois des milliards d’individus, dont sont prêt à vendre pères et mères. Sur quelle angoisse se base le fétichisme de l’argent : la valeur ? Le « fétichisme de la marchandise », ok, mais celui de l’argent ? Qu’est-ce qui donne tant de puissance à un objet pour réaliser une telle misère, que les super-détenteurs en veulent plus et que les supra-détenteurs en veulent, eux aussi, plus. Et toujours plus. Personnellement, j’ai bien eu de l’argent (à mon échelle, bien sûr, mais je suis issu d’une famille de pauvres) et dès que j’en ai eu assez, hop ! je m’arrête de travailler ; stop tout court. Pire ! Si un matin que je dois aller bosser une fille jolie tout plein est dans mon lit, le patron y peut toujours m’attendre ! La paresse et la chose sexuelle sont les deux belles et généreuses mamelles de ma vie. Enfin… justement, j’allais y arriver.

Attention : nous savons donc que c’est le travail qui enrichit les riches, pourquoi donc ne nous mettons-nous pas à ne plus travailler pour des riches, mais à nous occuper le temps à nous réaliser nous-mêmes, chacun confiant en ses propres capacités, à celle de pouvoir résoudre en commun les problèmes qui se posent à nous, et à la société (ce que j’étudie en ce moment : la « grégarité » humaine) ? La valeur nous cache ce dont nous sommes capables de faire, avec nous, ensemble. Pire : nous ne savons pas nous en défaire. C’est là que je pose mes souliers, sort ma serviette de bain et pose mon regard sur l’horizon que les Grecs anciens disait être la trace d’une coupure. Nous éprouvons des difficultés à ne pas attribuer de « valeur » aux choses et aux êtres ; ou tout au moins, nous ne maîtrisons pas les difficultés de ne pas attribuer de valeur à tout et n’importe quoi. Et nous ne savons pas pourquoi cela se passe ainsi ! Personne ne s’est penché sur ce phénomène extraordinaire de la valeur qui ponctionne de ses racines profondes nos capacités à vivre plaisamment. L’extra-riche va avoir essentiellement des êtres humains à ses ordres, êtres qui attendent de cet extra, des ordres, en échange (cet échange n’est pas le prétexte mais la matérialité) d’argent. Le problème est aussi gros que son emprise sur l’humanité.

Bien des gens se sont penchés sur la valeur, son caractère fétichiste, et sur les relations sociales que cet affect induit entre nous. Mais peu sur « Pourquoi mettre de la valeur aux objets, aux êtres ? » Y a-t-il report d’affectivité, de plaisir, de haine ? Nul n’a répondu à cette immense question, et non plus à celle-ci : que représente la valeur aux yeux des gens, de tous, pauvres et riches ? L’humain est-il ainsi fait qu’il lui faille de manière indispensable la valeur ? Dans ce cas, serait-ce parce qu’il ne maitrise pas cet affect qu’il créé la misère de son genre et de ses rêves de plaisir réel ? Imaginons que nous trouvions une réponse à cette question et que réussissons à en faire un ramdam, quelles est seraient les conséquences ? Je ne pense pas que cela changerait beaucoup les choses, étant donné l’inertie de l’humain, mais cela lui donnerait, peut-être, la puce à l’oreille.

Seulement, la réponse, je ne l’ai pas. Si je puis la faire passer entre les lignes, mon topo aura servi un peu.

Techno du profit

Une observation que l’on peut faire de l’être humain qui soit tant soit peu pertinente, qu’il est un être technologique : cette propension à bidouiller n’importe quoi, quelque fois à partir de rien, le plus souvent à partir de ce qui a été précédemment bidouillé. Être « technologique » en soi, n’est pas véritablement un problème, à moins de ne pas « bidouiller » qu’il s’agit là d’un problème, et cela lui échappe. On voit fleurir aujourd’hui des « robots », ces sortes de machines dotés des moyens de pouvoir exécuter des opérations indépendamment de leur donneurs d’ordres.

Une branche de cette technologie, fortement tributaire du silicium et du germanium, va jusqu’à parler d’intelligence artificielle, laissant entendre de celle qui est non artificielle, qu’il lui serait possible de se débarrasser de ses aspects organiques et de ses émotions, et par là-même d’insinuer que l’artificielle serait capable d’émotion. Ne serait-ce ici le summum de la technologie ? affirmer que le minéral dans une organisation technologique peut tenter d’égaler ou même de surpasser une intelligence organique. C’est surtout montrer que le cheminement qu’a emprunté cette technologie s’est totalement scindée de l’organique et qu’elle ne désire plus qu’un monde minéral, dépourvu d’émotion sinon que prévisible, c’est-à-dire pré-programmée. Quel intérêt y a-t-il à se construire la fréquentation d’un objet imitant le vivant, ce qui est organique ? Et comment un vivant bien vivant ne peut-il pas trouver ces imitations de l’organique particulièrement laides ? Ces imitations ont tout des gestes mécanique : elles doivent « réfléchir » pour atteindre un but, tandis que le vivant a intégré ce but dans son mouvement, ce qui le rend fluide, élégant, beau.

Un exemple tout bête : le dressage des animaux : on attend d’eux qu’ils exécutent vos instructions de manière belle, élégante, fluide. Le pourrait-on avec des mécaniques ? Tel est pourtant le projet des ingénieurs-technocrates, sans qu’ils admettent l’indispensable assise de savoir le pourquoi d’une telle démarche. Ainsi, rêvent-ils de pouvoir s’accoupler par l’intermédiaire de dispositifs pour eux ad hoc et, bien évidemment, à distance. Quel intérêt ? sinon que de refuser le contact immédiat avec un autre être, organique, parce qu’on abhorre le contact immédiat avec la réalité qui se concrétise par l’autre, de sang, d’os, de chair et de désir et de volonté.

De plus, tous ces engins sont ou très ou extrêmement bruyants. La vue de leurs mouvements ôte, comme par hypnose, la perception de ce bruit. Bruits de moteurs bien sûr, mais aussi des électroniques, je veux dire du courant alternatif, le bzit continuel ou séquencé de la « réflexion » électronique. On veut si peu entendre ces bruits – car ils remettent en cause l’ensemble de la démarche – qu’ils sont sur-dimentionnés dans les films qui en font la propagande, pour les rendre naturels, pour faire que leur existence inévitable devienne « normale », sinon d’une logique structurelle que l’on doit inévitablement accepter dès lors qu’on a admis que l’existence du générateur est devenue indispensable.

Aux comportements mécanique et erratique, à la génération de bruits inhérents à la machine, en éludant le problème de la consommation d’énergie, s’ajoute l’optimum de la machine qui désire et veut… mais selon le concepteur, bien sûr. Cela fait l’objet de spéculations catastrophiques romanesques ou filmiques à grand succès, tant le sujet du vouloir et du désir autonomes posent de questions à ceux dont la latitude en la matière est assez restreinte par la matière, précisément, qu’elle soit minérale ou organique. Cet aboutissement de la technologie dans le robot ou la gestion des êtres vivants (la bureaucratie est demandeuse de technologie), dénonce une autre fois la peur, et en conséquence le refus du fluide, de l’élégant et du beau. Cette technologie en rêve et ce rêve obstrue sa réalité : c’est laid, ridicule, bruyant et chaotique.

Du seul point de vue humain, de celui de la jouissance dans la communication entre nous, la technologie d’aujourd’hui se présente comme un rattrapage des déficiences du passé immédiat : la technologie tend à palier aux freins qu’elle posait hier à ce plaisir, certes, mais toujours en s’imposant comme intermédiaire dans l’obtention de ce plaisir, ce qui diminue d’autant cette jouissance qui a besoin du contact comme le poisson l’eau ou le poumon l’air et la plante le sol.

L’une des toutes premières technologies a été l’usage du feu. Puis, longtemps après, par déduction des outils précédents, est venue l’agriculture qui, à son tour, a demandé des « progrès » technologiques (la technologie consiste à imposer l’amélioration technique comme substrat de société). Mais, à nouveau cette question lancinante : quid de cette jouissance de la communication entre nous ? On nous donne à sans cesse comparer l’indigence des indigènes relativement à nos outils de conforts… mais qu’en est-il de l’humain, chez ces « indigènes » – qui peuvent être nos ancêtres aussi bien. Ils seraient sales, mal lotis, mal fagotés, etc. Mais quelle est la tension humaine de leurs relations sociales par rapport à la notre ? Une grande partie de cette tension sociale orientée vers le plaisir de vivre ensemble dans un ensemble comme un ensemble formé d’éléments propres et adaptés à cet ensemble – la propriété humaine, dont les outils sont la parole, la poésie, le consensus, etc. bref : des dispositions uniquement organiques et émotives – est déjouée par la technologie, de sorte qu’aujourd’hui on lui octroie une place indispensable dans notre communication : là où une lettre suffisait à embraser le monde, il faut trois millions de courriels. Bien évidemment, je prends ce qui est là pour réel et ne renie en rien qu’aujourd’hui, cette technologie soit devenue un besoin dans notre communication. Non, ce que je réfléchis est son emprise quant à notre existence qui ne se suffirait finalement que d’une bonne transe commune fréquente, à la fois comme cohésion sociale et satisfaction particulière dans ce social.

Nos ancêtres avaient plus de plaisirs à se rencontrer que nous : le nombre de musiciens « amateurs » étaient de un pour vingt des gens, aujourd’hui, peut-être de un pour trois cent : cela donne l’échelle des opportunités à la rigolade collective qui allait bien au-delà du cercle familial d’aujourd’hui. À mesure de la progression des « outils sociaux », la solitude touche trois à quatre fois plus de personnes (on parle de 6 millions, en France, de personnes qui n’ont pas une conversation intime le mois), en à peine dix ans, l’apparition du premier Iphone. Les relations sociales, la grégarité humaine, se sont délitées dans la même proportion que l’envahissement de cette technologie dans la vie « humaine ». Les Grecs anciens, avec leur panoplie de dieux aux relations aussi complexes qu’intriquées dans leur vie, avaient une plus grande et profonde satisfaction de ce vivre ensemble qu’aujourd’hui, dont la complexité et l’intrication déborde à peine les touches d’un clavier qu’il faut apprendre à maitriser en même temps que l’usage pour lequel il est fait. C’est la même intelligence qui est employée, mais là-bas en jouissant immédiatement de ses effets, aujourd’hui, en allant chercher une mise à jour qui n’apportera finalement qu’un peu plus de complication à notre affaire.

On dit que la technologie a extrait l’humain de sa misère, mais l’a-t-elle sortie de l’esclavage, vraiment : non, elle a adouci cet esclavage en déplaçant un maître qu’elle ne sait plus distinguer dans le brouillard des électrons. La « révolution verte » s’est avérée une catastrophe dans la pollution et le meurtre des sols, pour le plus grand profit des consortiums pétroliers et bancaires. Nous sommes habillés de plastic, nous transportons en plastic, lions, emballons, etc. en plastic et empoisonnons tout de nos plastics : c’est le fruit immédiat de la technologie qui mène aux robots et à l’intelligence artificielle qui ne peut concevoir le monde que minéral. Oui, certes, le plastic est organique, mais ne nous voilons pas la face avec le sens de ce mot pour en cacher le sens, car ce plastic est dépourvu d’émotion, tandis que la plasticité de l’organique est précisément cette capacité à l’émotion qui fera toujours défaut à ce plastic (dont on peut mesurer la désinsertion du monde à sa vitesse de décomposition – le moteur de l’organique – allant jusque 600 ans ; le reste du temps, il pollue grassement).

Lorsque la technologie a amélioré les conditions de vie des gens, c’est pour les mieux exploiter, c’est-à-dire, à produire plus de profit pour ceux qui détiennent les moyens de production et savent les imposer par les lois (leur justice), la police et l’armée, pas même comme indispensables, sinon qu’aujourd’hui il n’est plus possible de s’en défaire, tant tout est pourri. On sait qu’aux époques où les gens étaient dans la misère, cela était grandement dû à l’exploitation de leurs ressources à des destinations dont ils étaient exclus. Et on sait aussi qu’aujourd’hui, le bien-être des pauvres d’ici est relatif au mal-être de plus pauvres d’ailleurs, toutes technologies comprises. Les médicaments nécessaires pour soulager les gens malades des avancées de la technologie ici, empoisonnent ceux qui les fabriquent ailleurs, tandis qu’ils ont été conçus par des technologies « de pointe » ayant demandé des budgets colossaux qu’il a bien fallu trouvé quelque part, sinon que dans l’exploitation des gens, qui les rend malades.

L’intelligence artificielle dont personnellement je n’ai que faire et ne vois pas en quoi elle pourrait trouver un emploi autre que bureaucrate ou bancaire, veut faire admettre qu’elle peut exister, qu’il peut être créé artificiellement, une intelligence, dans un processus dans lequel on se demande à mesure qu’on avance où elle peut bien mener. Donner le nom d’intelligence à ce processus minéral est vraiment idiot et terrorisant, présomptueux et mesquin. C’est autour de moi, moi être humain, que je constate de l’intelligence : l’organisation, à la fois dans sa composition et son fonctionnement, du monde : la grande intelligence de la nature qui a créé la vie. Comparé à cette grandeur, qu’elle soit artificielle ou pas, une telle intelligence est le pet d’une amibe qui a mangé trop de sucre et s’est retenue longtemps avant de l’émettre.

L’intelligence dont l’humain se réfère est technologique et bien peut organique : il ne sait toujours pas ce qui provoque le cancer, sinon que technologiquement ; il ne sait toujours pas ce qui provoque le phénomène de l’amour, sinon que technologiquement ; il ne sait toujours pas ce qui pousse le nouveau-né à ramper vers le téton de sa mère, même pas technologiquement puisqu’il a empêché ce phénomène naturel de s’accomplir durant des siècles de souffrance. Il ne comprend surtout pas pourquoi je m’acharne contre cette avancée de l’humain dont l’intelligence n’est que de profit, puisque je ne comprends pas le monde comme une technologie, et encore moins comme artificiel pour en imaginer une intelligence du même acabit. Bien que je ne fasse pas beaucoup de bruit, ni ne produise de déchets en excès de sorte qu’ils en arrivent à polluer notre environnement, je trouve un confort dans le monde, parce que je tente d’utiliser mon intelligence en intégrant ses productions matérielles dans notre environnement et essaye de l’utiliser beaucoup plus qu’à produire de ces « matérialités » pour qu’elles reproduisent une élégance, une fluidité et une beauté que j’affectionne de partager. We’re not alone !