Une telle ligence à la production du profit est peu intelligente

La plupart de ces chercheurs qui ont abordé l’intelligence, l’on fait selon le point de vue de l’aptitude à la technologie (l’exploitation du monde comme seule matière minérale) qui est un aspect particulier et boiteux dans la recherche de l’harmonie du monde. En reportant cette maitrise du minéral comme procédé sur ses congénères – la technologie des sentiments –, c’est dans son aspect quantitatif qu’a été abordée jusqu’ici l’intelligence. Pour la plupart de ces gens, travailler « intelligemment » revient à produire du profit, alors que l’intelligence des émotions – celle qui procure l’absence de temps mort en  le vivant  – consiste à réaliser un ouvrage correctement pour autrui  et dans le plaisant savoir que ce qu’on produit va trouver une réalité comme une utilité pour autrui, rentre dans la psychologie… et si c’est malade, dans la psychiatrie. À l’état de cette planète, on voit que l’intelligence pour le profit est une maladie menaçante relevant de la psychiatrie.

Comme définition générale, on peut dire que l’intelligence est la recherche de la cohérence d’une collection d’événements : c’est d’abord un usage. Il me semble que c’est Hegel qui disait que « l’intelligence, c’est la ruse de la raison ».

Tous les animaux possèdent exactement l’intelligence nécessaire à une parfaite adaptation au monde (au leur). Pour ce qui est de nous, les humains, les autres animaux – qui sont loin d’être inférieur en intelligence quant à leur adaptabilité au monde et en font conséquemment un autre usage – en sus, nous pouvons leur apprendre ce dont ils n’ont pas du tout besoin… et, à moins de maltraitance, ils le font généralement avec plaisir, participation et jeu.

Par ailleurs, tant que des particuliers se sentiront plus intelligents qu’une intelligence collective, cette dernière n’existe qu’à l’état latent ; au contraire, on bénéficiera de l’intelligence du bien collectif en collaboration avec celle d’un bien privé ; ce qui nous porte à remarquer que l’intelligence est aussi en lien étroit avec l’affectivité, cette forme de relation à soi et à autrui, affectivité devenue objet technologie de la publicité, de la politique et de l’obligation au travail.

L’intelligence se manifeste principalement dans le solutionnement de problèmes relationnels ayant rapport au confort, la nourriture, le bien-être en général, et elle trouve son meilleur épanouissement dans la relation entre les personnes, et leurs (au sens collectif) relations avec le milieu ambiant, la nature. Cette recherche de l’harmonie se retrouve dans les rites pratiqués en commun, les chants, les danses, les jeux, le travail collectif, la résolution des conflits et les ruses de l’amour.

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