Bout de nuit

Pour le peu que j’en sais, #NuitDebout ne s’attelle pas au problème fonctionnel de cette société dont la maladie est l’appât du gain : l’activité humaine transformée en travail.

Il y a très longtemps j’avais proposé un critère de salubrité pour cette activité humaine : la pollution comme jalon du travail excédentaire, pour le moins et selon un compromis comprenant le fait que les gens ne comprennent pas que de TRAVAILLER TUE. Selon ce jalon, donc, dès lors que l’activité humaine induit une pollution qu’elle n’est pas capable de maîtriser, cette activité est nocive : faisons le calcul !!!

Cela est sans compter le temps consacré par cette activité au « travail social », cette forme de l’activité humaine consacrée au bien de tous. Comment est-il possible de passer 8 heures à une activité sociale essentiellement consacrée à la production d’objets ou à la gestion de ces objets (transactions comprises) de manière que cette activité soit réellement « sociale » : je veux dire : qui apporte du BIEN à tous ? Il y a nécessairement un trop plein quelque part !

Il faut comprendre ce qu’est le TRAVAIL, comment ça marche, pourquoi c’est fait, à quelles fins et par quels moyens. Et en conséquence, il faut cesser de TRAVAILLER de sorte que l’activité humaine cesse de nous polluer la vie, de nous bouffer l’énergie, de nous saturer de son existence, de marquer de son empreinte le moindre mouvement, instant, la plus petite respiration de son existence et de la nôtre.

Dans ce but, il faut, AUJOURD’HUI, CESSER IMMÉDIATEMENT DE TRAVAILLER, et cela, le temps nécessaire et indispensable pour comprendre ce qu’est le TRAVAIL, à quoi il sert, comment il marche quelles sont ces fins ses buts, ses résultats sa corruption, sa pollution, etc., ensemble.

Ce qui fait que les gens de la banlieue ne comprennent pas de quoi il s’agit lorsqu’on leur parle de « FIN DU TRAVAIL », est que cette maladie de l’appât du gain est véritablement intégrée dans leur mode de vie comme le sang leur coule dans les veines : la misère les réduit à ne pas comprendre qu’on puisse vivre sans « appât du gain ».

Le travail est une violence imposé par cette organisation sociale tournée de manière compulsive vers l’appât du gain. Refuser cette violence exacerbe l’ESPRIT du travail : l’appât du gain. La police et la justice sont une grande partie de la manifestation pratique, les moyens de cet « esprit ». La violence sera inévitable dans le vouloir réalisé de l’abolition du travail et celui du maintien de « l’appât du gain » comme mode de vie. C’est inéluctable. Il faut discuter et trouver des moyens pratiques pour se défendre par la force de notre détermination lorsque nous l’attaquons, de ces manifestations.

Lorsque l’ESPRIT du travail, l’appât du gain, ne trouve pas à se réaliser, ce manque se manifeste par une angoisse : mal comprise, cette angoisse est la fin des révolution et ordonne le retour à la normalité précédente, alors qu’elle devrait être l’énergie (une angoisse est une énergie) pour aller de l’avant. Cette angoisse se manifeste parce qu’on ne sait pas où l’on va : l’esprit d’aventure – et le plaisir qui l’accompagne – doit surpasser le boulet de l’esprit de l’appât du gain : le TRAVAIL.

Le TRAVAIL doit rester le centre de nos préoccupations, le jalon de la pollution est le poteau de référence de notre conquête : il ne doit plus y avoir d’activité humaine nocive ! C’est possible : avançons !

À BAS LE TRAVAIL ! À BAS TOUTES LES POLLUTIONS GÉNÉRÉES PAR LE TRAVAIL !!!

Le capitalisme est la transformation de l’activité humaine en travail : autant le prolo que le capitalo sont co-participatifs à leur obéissance au TRAVAIL : l’un en le rendant socialement obligatoire sous peine de misère physique par l’entremise de l’argent, de la police et de la justice ; l’autre en exécutant ce dont il n’a que faire socialement pour ses besoins d’argent à des seules fins de subsistance – ce qui est misérable.

C’est l’activité humaine placée hors de ses possibles sociaux et intellectuels qui produit la pollution à travers l’orientation qu’en donne le capitalisme. Supprimer le travail en lui rendant sa fonction sociale initiale d’activité sociale, intelligente et réalisante, c’est supprimer la pollution qu’il génère.

L’activité humaine, par « nature », pourvoit aux besoins de ceux qui la manifestent. Il s’agit ici du détournement de cette activité à des fin de plus-value par le capital.

L’extorsion du TEMPS passé au travail est irréversible et ce temps est perdu à jamais pour produire de la POLLUTION : mentale, affective, sociale, sexuelle.

GRÈVE SAUVAGE ILLIMITÉE !!!

À BAS LE TRAVAIL ! À BAS TOUTES LES POLLUTIONS GÉNÉRÉES PAR LE TRAVAIL !!!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s