Les flammes de la cuirasse

De la notion d’inflammation dans la cuirasse caractérielle

Ce papier pour dire qu’une cure thérapeutique peut heureusement s’aider de l’usage d’anti-inflammatoires naturels et d’anti-oxydants. Ils sont fréquents dans les huiles essentielles, la phytothérapie et la nourriture.

C’est lorsqu’il m’est apparu que le fameux « court-circuit » que l’allopathie veut sectionner dans mon cœur est, finalement, un petit point gros comme une tête d’allumette de cellules enflammées, que j’ai commencé à guérir de cette « maladie » (Bouveret ou tachycardie auriculaire de Wolf-Parkinson-White). Et cela est apparu lorsque l’usage d’anti-inflammatoires naturels a commencé son effet.

En considérant l’ensemble du cœur comme un système neuro-musculaire intègre organisé autour d’un système cohérent, si certaines cellules sont enflammées, le courant  normal cohérent fuit à travers elles dès lors que l’énergie nerveuse ou vitale est excessive pour ce système de fuite. Au lieu de parcourir son chemin et de mourir après avoir nourri, l’énergie se met à tourner en rond, s’alimentant elle-même dans son mouvement, en un circuit auto-entretenu et circulaire qui désorganise la cohérence de la fonction du muscle. Le muscle fonctionne, mais n’importe comment : à travers les cellules enflammées ! D’où les tachycardies et arythmies.

Nous avons affaire ici avec ce système :

  1. choc affectif ou excitation pérenne,
  2. sollicitation nerveuse d’une zone musculaire,
  3. inflammation musculaire,
  4. dé-cohérence nerveuse due à une facilitation du passage de l’énergie « nerveuse » dans l’inflammation — énergie incohérente en ce sens où elle n’aboutie ni une détente ni musculaire ni nerveuse, du fait qu’elle retourne sur soi — en un mouvement circulaire qui s’auto-alimente jusqu’à
  5. disparition de l’excès de l’énergie qui retrouve alors le chemin cohérent.

Le cycle cohérence-incohérence se répète suivant un apport d’énergie dont l’organe ne peut assumer la force, la puissance. Cette force est relative à une pulsion énergétique liée à une « pensée » fugace fortement chargée affectivement : désespoir, perte, sentiment d’impuissance, peur, exultation, audace, etc. qui n’est pas obligatoirement en lien avec le choc affectif initial, mais le rappelle par association, métonymie, déplacement, effet miroir, et rappelle alors son « odeur » ou la fumée de ce choc.

Pour le moins, une « maladie » psychosomatique peut se résumer à cette inflammation qui court-circuite le passage normal de l’énergie dans son fonctionnement. Son traitement consistera à adoucir cette inflammation de sorte que le cours de l’énergie retrouve son chemin fonctionnel. La maladie est une panique nerveuse facilitée par un point inflammatoire musculaire ou d’organe.

Voilà qui, selon moi, est intéressant. La maladie est un système de détournement de l’énergie passant à travers un processus inflammatoire acquis, système inévitablement utilisé en cas d’excès d’énergie tant que l’inflammation de la zone musculaire est présente ; qu’importe réellement la relation entre la quantité d’énergie et l’origine de l’inflammation. Pour créer cette inflammation, il a fallu une dépense d’énergie focalisée en un point anatomique. Le but de cette focalisation n’est pas l’inflammation ; l’inflammation est une conséquence de cette focalisation de l’énergie dans le temps. Ce n’est qu’en second lieu que l’énergie utilise le passage facilité incohérent, qui est assez éloigné finalement du but de la focalisation : la défense de l’organisme transformée une sollicitation qui vous dépasse, ayant virée « au rouge ».

Il y a deux dérivations à cette constatation, l’une relative à la maladie en général, et l’autre relative à la notion de « cuirasse caractérielle ».

La maladie en générale :

on sait que chaque maladie « chaude » est une inflammation, quelle qu’elle soit. Mais il faut distinguer l’inflammation générale du corps, de l’inflammation ponctuelle d’un muscle, d’un organe. L’inflammation générale du corps revient à une recherche d’une ré-homogénéisation des humeurs, flux nerveux, nettoyage, etc. processus mis en œuvre par la nature en vue de guérir.

L’inflammation ponctuelle n’est pas du même ordre : c’est la conséquence d’une excitation excessive d’un endroit particulier du corps, sollicité comme moyen de défense de l’intégrité de ce corps, comme conséquence d’une recherche de protection. Cette inflammation n’est ni la protection, ni la défense, c’est une conséquence de l’une et-ou de l’autre. Et la seconde conséquence, le deuxième sous-sol de cette inflammation, est la facilitation du passage de l’influx nerveux, passage qui ne correspond plus à la cohérence de la fonction de cette partie enflammée, dans une sorte de mise en panique de l’organe ou du muscle, en relation avec un excès ponctuel ou plus régulier d’énergie nerveuse ou vitale.

Ces « maladies » sont liées au « stress », of course. J’ai trouvé ici (http://www.townsendletter.com/FebMarch2010/cureNO0210.html) un article qui évoque cette mise en circuit circulaire de l’énergie, sous la forme NO/ONOO- (oxyde d’azote/peroxyde d’azote) intracellulaire auto-entretenu dans les processus d’inflammations provoqués par des stress chimiques ou électromagnétiques. Il s’agit d’un cycle oxydant, nocif : le stress oxidatif devient lui-même la source d’un stress, etc.

Ces maladies incluent « la fatigue chronique, les myalgies encéphalo-myélitiques, les firbromyalgies, les multiples sensibilités aux produits chimiques, les syndromes liés à la guerre, et autres ». En fait, les muscles lisses et ceux qui leur sont attachés, les organes de transformation et de filtration ; et sans doute, le système cardio-vasculaire, avec les poumons et ses afférents. Ce qui fait beaucoup !

La cuirasse caractérielle :

ce qui est acquis par l’apprentissage est de nature inflammatoire qui s’est plus ou moins bien calmée, c’est à dire, qui a plus ou moins bien été acceptée. La nature inflammatoire de la cuirasse caractérielle se manifeste dans le « court-circuit » qu’emprunte l’énergie lorsqu’elle devient excessivement forte pour l’organisme, par une dérivation utilisant un point enflammé musculaire.

Il y a généralement plusieurs de ces points disposés suivant le schéma des 7 segments décrits par W. Reich, chacun avec une intensité inflammatoire plus ou moins importante correspondant au caractère de la personne (les associations de segments de F. Navarro). C’est en passant par ces points d’inflammation que l’énergie transite en panique au lieu de se ressentir dans la masse du temps et du corps comme partie intégrante de soi.

Ce passage hors du circuit cohérent est ressenti comme un « NON ! Je ne veux pas« , alors qu’il s’agit d’un « Non ! Je ne PEUX pas« . Il est impossible de revenir à un retour au passage cohérent sans désenflammer la partie du muscle où ce « NON ! » trouve sa formulation. Il est impossible de détruire ce « NON ! » ; ce « NON ! » se dissoudra avec l’inflammation musculaire ou organique.

La thérapie consiste en une dés-inflammation du sujet.

Car il s’agit d’un auto-entretien de l’inflammation (circuit auto-entretenu nitrate d’azote-péroxyde d’azote) qu’il faut savoir dissoudre. Cet auto-entretien se manifeste dans cette manière dont le cuirassé a de ne pas s’apercevoir ou percevoir le chemin que suit sa pensée alors qu’il s’élance dans une impasse involontaire qui le dépasse dans sa réalité, c’est-à-dire d’une pensée qui sépare d’autrui, dissocie une relation, comme un « court-circuit » auto-entretenu qui court à sa perte ou à la perte d’une relation, sans en saisir les conséquences immédiatement les plus importantes, car elles ne peuvent pas être immédiatement ressenties.

Ce papier pour dire qu’une cure thérapeutique peut heureusement s’aider de l’usage d’anti-inflammatoires naturels et d’anti-oxydants. Ils sont fréquents dans les huiles essentielles, la phytothérapie et la nourriture. Il doit y avoir une relation entre certaines partis du corps enflammées et des plantes particulières. Je n’en suis qu’à l’approche de cette solution. L’hypothèse est qu’une fois l’inflammation calmée, la personne est plus à même de pouvoir « supporter » le passage cohérent de l’énergie à certaines sollicitations énergétiques (liées au plaisir !) par un apprentissage d’adulte et non plus enfantin.

À titre indicatif, pour les huiles essentielles, trouver des gélules de « Citrus aurantium » (petit grain) ; matin et soir, en ouvrir une pour y mettre une et une seule goutte d’huile essentielle de Combawa ou d’Eucalyptus citronné (bio) et l’avaler, refermée, avec un peu d’eau ou au cours du repas. L’effet se fera ressentir au bout de deux à trois semaines. Traitement de trois semaines pour une semaine de repos à reproduire trois fois. En phyto : la reine des prés en tisane ; la nourriture : poissons gras, pamplemousse, tofu fait maison, viandes blanches, légumes, etc.

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