L’excitation, le plaisir et l’angoisse

La différence entre le plaisir et l’angoisse se situe en ceci que l’excitation initiale — le mouvement émotif non-encore perçu, l’émotion — trouve dans l’un à se résoudre, dans l’autre ne trouve pas d’issue : elle se retourne sur elle-même. Dans ce cas, n’hésitons pas à d’autant plus respirer.  Dans l’angoisse, physiologiquement, le diaphragme se crispe, ce à quoi la respiration répond par son arrêt. Il faut alors lui donner le mouvement auquel il est sensible, duquel il est gourmand. L’état d’angoisse ne permet pas, au début, son auto-perception : bien souvent on est foudroyé et on s’aperçoit après coup de l’état dans lequel elle nous a mis. Il faudra donc un temps pour percevoir, sur le moment, la restriction apportée au mouvement, provocatrice de l’angoisse. Il ne s’agit pas, non plus, de ne pas vivre d’angoisse : cela est impossible. L’angoisse est aussi un moteur vital, ne l’oublions pas. Il importe plutôt que l’angoisse ne nous fasse pas trop perdre nos moyens. Et évitons de répondre à la rigidité par de la raideur !

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