Bonjour, en guise d’introduction

Bonjour,

En guise d’introduction à ce blog, je vais donner l’ambiance :

La vie est comme une ombre errante, un pauvre acteur qui se démène et joue son petit bout de rôle d’une heure, et dont on n’entend plus parler.C’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur et qui ne signifie rien ».

Shakespeare Macbeth acte V sc V

La vie n’est rien lorsqu’on est seul. Lorsqu’on est seul, on est vide et ce vide donne un aspect rédhibitoire à toute rencontre. On en vient à ne plus savoir parler, sinon qu’un monologue, comme ce blog, où on cherche à retenir son âme à cette brindille qu’on puit correspondre quelque part avec quelqu’un suivant ce qu’on pense être de soi-même pour mieux nous perdre… éventuellement.

J’ai lu, aujourd’hui, que dans la Palestine occupée, il a été inventé du cannabis sans THC, la substance qui en fait l’attraction, finalement, pour n’avoir plus développé que le canabinol. On voit où se niche cette angoisse du plaisir pour ne plus retirer de la vie qu’un côté utilitaire.

Je me vois donc confronté à un monde où les femmes, comme les hommes d’ailleurs, mais chacun selon sa spécificité sexuelle — qui, elle aussi voudrait disparaitre sous l’uniforme du cadre de la marchandise cachée dans le reflet du miroir de la valeur, sous la seule image dont on donne la certitude d’accessibilité comme immanquable — choisissent ce dont elles sont sures  d’insatisfaction pour être absolument sur que la satisfaction est inaccessible. Et à trente ans, elles sont frigides et savent alors qu’elles ne peuvent plus rien désirer qui soit satisfaisant. Chut ! faut pas le dire ! On n’a pas de plaisir satisfaisant, mais on en doit pas le dire, sinon on est ridicule ; et qu’on en ai perdu l’accessibilité doit encore davantage se taire, et surtout pas comme révolte contre un temps perdu.

Je voyais à un croisement, un type, moins de la trentaine, avec une voiture class de couleur noire et bordurée d’un liston blanc de dix centimètres qui soulignait les courbes de son engin. « Quel c.n » me dis-je. Mais aussitôt je me corrigeais : « Hé oui, couill.n, ce mec il baise tandis que toi, tu te fais la queue, Oui, il baise certes sans satisfaction, mais il a des nanas — et des canons, qui plus est — à qui cela plait et qui, elles non-plus, n’ont pas de satisfaction profonde (quelle connerie que la satisfaction profonde !) mais se font baisées. Alors ? Jaloux ? » Peut-être, finalement.

Mais non, je ne suis pas jaloux, cela me rend triste et n’y peut rien, car ce monde est triste. Si je suis jaloux, car même si la relation entre ces personnes a pour base un ensemble que je ne comprends pas ou bien dans lequel j’ai grande réticence à entrer, au moins, elles se parlent ; et je pense, finalement, que je voudrais bien être cette connerie, car au moins, je ne serais pas seul.

Je vais donc ici parler de cette solitude qui me pèse tant, jusqu’à la mort parfois et trop souvent. Elle me submerge. Le manque de contact me submerge et me noie.

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Une réflexion au sujet de « Bonjour, en guise d’introduction »

  1. Bonjour,

    Votre pensée est intéressante. Je viens rompre le soliloque dans lequel vous tournoyez pour vous signaler une lecture des plus percutantes: « Les désarçonnés » de Pascal Quignard.
    Bien à vous,

    L.

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