La part rôle et l’hymne âge

Si j’avais eu à choisir un monde dans lequel vivre, je n’aurais certainement pas, à l’expérience, choisi celui qui existe à présent et duquel je ne peux en rien me soustraire, n’ayant qu’une vie et un seul billet sans retour. J’ai beau faire : je n’arrive pas à m’y adapter, je veux dire à y puiser même avec une toute petite épuisette d’enfant de trois ans (celle qu’on voit sur les plages pour capturer des toutes petites crevettes, s’il en reste ! dont les tréssautements de prisonnières émerveillent cette petite fille et son petit copain), une toute petite satisfaction, tant je le trouve *médiocre*. Même les crevettes ont goût à pétrole.

D’abord, ce monde est croyant. S’il ne croit pas en des dieux ou en un seul qui est au-dessus de tout (et qui ne connaissent rien à la mortalité), c’est pour s’arroger un droit sur autrui qu’il croit ou non à la même baliverne. Croire augmente la réalité de soi dans un monde médiocre et en augmente la médiocrité.

Ensuite, ce monde croit aussi en l’argent : la plus-value minéralisé. Et quand je dis qu’il y croit « dur comme fer », aujourd’hui, c’est « dur comme silicium ». Ce dispositif caractériel est un désastre : on *est* dans le mur et la poussière de notre pollution nous entre par tous les trous, sans qu’on la reconnaisse encore, alors qu’elle baigne notre sang, et même celui de l’embryon. Mais on s’en fout, car cette croyance est si puissante qu’elle aveugle tous les *sens* des trous. Ne serait-ce que le bruit que cette société génère : personne ne l’entend plus : il fait tant partie de la vie qu’à manquer on comble ce qui reste de silence par un bruit supplémentaire (on nomme cela de la musique, alors que personne ne joue de la musique, c’est un outil de transmission sonore qui le fait à votre place, puisque vous êtes devenus impotents à jouer, vous, de la musique. Et quand vous chantez, vous hurlez, car on ne vous a non plus pas appris à chanter, c’est tellement désuet, en classe de terminal, n’est-ce pas ?).

Dans ce monde, y étant seul pour ne pas dire « isolé », je m’ennuie terriblement, car si je suis seul c’est que je n’ai trouvé personne pour jouer à la socialité. Je casse les burnes à tout le monde, je n’ai pas de la conversation « légère », je trouve le foot et le sport du summum du ridicule (encore que je n’empêche personne de les pratiquer, mais ça crie ! non de non qu’est-ce que ça crie !), je n’aime pas *le travail* (or tout est organisé autour, par et dans *le travail*), bref, je me demande ce que je fais ici. Mais un humain ne devrait pas avoir à se poser la question : on le fait naître là, assez tôt, il peut aller ailleurs, mais perso, je n’ai nulle part, car tout est identique : mes plaisirs n’ont pas de correspondance, étrange, non ? Alors ? Qui suis-je et que fais-je ici ? Vous emmerder, sans doute.

Mais même cela, je n’y arrive pas, car je ne puis vous emmerder que par ce que j’écris… et comme je ne suis pas lu, je n’emmerde personne, sinon mes voisins lorsque je leur demande de faire moins de bruits de musique, disqueuse, burin, perçage, cris d’entraîneur, etc. Non pas que je sois con, ou un « petit con », non… simplement je suis posé ici, sur ce cailloux, en France et que je ne sais pas pourquoi j’y suis et qu’on m’y fait chier, comme je m’y fais chier (encore qu’avec un environnement sonore non agressif, je saurais m’en contenter ; et l’absence de bureaucratie, aussi, bien sûr). Le hiatus c’est que je pourrais me contenter de ce que je suis, mais qu’on se manifeste toujours avec beaucoup de négatif à moi, notamment, par le bruit. Combien ce monde est bruyant, non de non ! Il est si bruyant, que des gens ont cherché sur sa superficie (qui est quand même grande) terrestre des endroits où règne le silence de la nature, et qu’ils ont galéré un max pour en trouver ! C’est comme de pouvoir voir le ciel nocturne, pareil : il n’y a plus un endroit, en France, d’où on puisse contempler la beauté de la Voie lactée : de la lumière, il y en a partout (peur du noir, les filles ? et de quels garçons ? quelle éducation ? quel loup-garou ?) : on voit à Paris, des feuilles sur le arbres proches des luminaires pousser vertes en février à cause de l’éclairage !

De plus, quand je vous emmerde avec mon baratin, vous vous écartez, de sorte que je me retrouve tout seul. Ce cercle est bouclé. Pour soulever le poids de la solitude, il faut (on le sait depuis un Grec qui voulait s’en prendre au monde, le coquin, s’il avait trouvé des appuis), un point d’appui et un bras de levier ; encore que ce soit à demi juste, puisqu’il s’agit d’un déséquilibre à provoquer et que la théorie des leviers s’exerce sur les cailloux célestes, aussi bien (les points de Lagrange sont l’absence de point d’appui et pourtant le levier est là !). Bon, je diverge. Mais la solitude c’est lourd, et l’absence de point d’appui se ressent beaucoup plus que la présence d’un bras de levier. On est toujours disponible à la rompre, cette satanée solitude, mais il faut être deux, et avoir un caractère malléable, « sociable », ce que je suis loin de posséder. En fait, il a s’agit (il me semble dès le départ) d’un aiguillage où j’ai préféré la sincérité à la fourberie, l’avenance à l’hypocrisie, la générosité à la mesquinerie, un plaisir du juste en place de celui du faux, et de la sexualité comme source plutôt que l’abstinence. Ok, je vois qu’il y a cinq aiguillages, mais peut-être que l’un suivait l’autre, après tout, et en désordre, pourquoi pas, non ?

Ce qui me désappointe, c’est que ce bruit ne cache plus celui des oiseaux, des hirondelles, car il n’y en a plus. Il n’y a plus de moustiques, il y a un ver de terre toxique qui conquiert le pays des vers de terre locaux qui n’ont que la mort comme point de rencontre (et on sait, pour ne pas l’avoir oublié, combien sont importants les vers de terre dans « l’éco-système », encore qu’ils ont été dessimés au millième par l’agriculture industrielle), les pêcheurs se plaignent de n’avoir plus de poissons dans la Seine et s’ils en pêchent c’est pour les rejeter car immangeables car pollués. En fait, dites-vous bien que je suis un lascar qui attend dans son coin, caché derrière le mur dans l’ombre, qui attend, dis-je, que tout s’écroule, et votre bêtise, ignorance, travail, argent, mesquinerie, violence, haine du vivant qui bouge (Ha ! il bouge ! Quelle horreur !), injustice, bureaucratie, police, politique de merde, et autres grands banquiers, héhéhé. À mesure qu’avance cette « civilisation », recule la vie. Cette civilisation transporte la mort : partout où elle passe, tout trépasse. Elle pourrit tout, par sa chimie, son pétrole, son caoutchouc, ses bananes, son huile de palme. En fait, c’est son *mode* d’existence qui est mortifère, et elle ne sait rien faire d’autre, car faire autrement, c’est lui donner la mort (peut-être), c’est-à-dire redonner à la vie l’ampleur dont elle a besoin pour respirer sans l’humain débilité par le travail et la plus-value. Mais quand cette « civilisation » s’écroulera, il sera aussi trop tard pour moi, car elle a gangréné l’ensemble du monde… et cela ne changera rien à ma solitude.

On ne peut pas dire que c’est la technologie dont il est capable qui a obstrué l’entendement de l’humain, bien au contraire : à un tel point de progression, cette technologie aurait dû depuis très longtemps (le 21 mai 1968) l’alarmer de ses nuisances. Non. C’est la plus-value comme ancrage comportemental qui a bouffé l’entendement humain. S’il lui en restait encore un peu, c’est à ce moment-là qu’il aurait dû retourner *le travail* du côté de l’occupation, car cette technologie lui laissait encore de l’espace pour penser en dehors d’elle. Aujourd’hui, qu’elle a tout envahit, la tête est sous l’eau, la paille pour respirer trop étroite, et la suffocation n’est pas encore pénétré la conscience, tandis qu’il est déjà trop tard. Et si 68 n’a pas réussi, je me demande ce qui pourrait réussir aujourd’hui ! Toutes les critiques sont des détails qui tournent autour du « poteau-mitan » (les problèmes de la plus-value et de la satisfaction sexuelle qui sont comme le choual et le loa) sans le voir, s’y cognant parfois, encore que c’est pour se demander ce que cet objet peut bien faire dans un tel endroit où les jérémiades, les bousculades et les hésitations s’entrechoquent selon les lois de la « quantique » (je suis à la traine : aujourd’hui, on vit dans les cordes ! – je crois que je l’ai déjà donnée, celle-là, mais elle est bonne quand même).

Quel monde dérisoire que d’entendre une sirène hurler ; de voir un pont entièrement recouvert de voitures moteur en marche à l’arrêt ; un politicien épandre son alt-chimie ; un CRS tabasser un mécontent et lui envoyer de loin des « grenades » explosives et lacrymogènes (ça veut dire : qui fait *pleurer*) ; des fraises en France provenant du Chili ; de la nourriture dopée à l’additif ; du pain à sur-gluten pour faire des grosses bulles bien élastiques ; on pourrait dire que la réalité qu’il crée de son monde ne lui agrée pas et qu’il doit la travestir. Il n’est ni capable de voir sa réalité ni celle qu’il crée, il doit en conséquence habiller son monde d’un halo ou d’un maquillage pour paraître « + » qu’il ne l’est (alors que ce que l’humain, initialement, est une chose assez extraordinaire, et cela devrait *largement* lui suffire : il sait faire de la musique pour danser, de la bonne bouffe, du bon vin, etc. des maisons en terre bien solide et peu dispendieuses en « énergie », etc., tout cela loin des centrales nucléaires, et j’en passe). Mais comme il baise mal – c’est-à-dire qu’il ne sait pas aimer –, et qu’il a la plus-value pour boussole sociale, il ne peut *que* travestir cette triste réalité qui est aussi le sort qu’il s’accorde… mais qu’il accorde par la même occasion à l’ensemble du vivant, des poissons à sa faune biotype, de l’air qu’il respire à l’eau qu’il ne peut plus boire, aux sacs plastiques aux parties de l’océan anoxique, à la *terre* qu’il cultive, habite, exploite à mort. Personne ne se demande : *Pourquoi la bêtise humaine est-elle si incommensurable ?* C’est l’addition de toutes les petites bêtises humaines ensemble qui crée ce monde de chiotte, comme le dit un riche. Et chacune sachant bien ce qu’elle est, elle trouve « normale » celle des autres, de sorte que cette addition passe inaperçue, malgré son volume et sa densité. On va punir un type qui fume un joint de l’herbe qu’il a cultivée dans son jardin (qui a donc squeezé les dealers et leur mafia, les filles qui fréquentent les dealers, les grosses bagnoles, scooteurs de mer, vedettes, -villas, etc. des dealers) et pas un vendeur de bombes exposant ses engins de mort dans des salons, tenus périodiquement, pour mettre en concurrence les plus létales suivant les circonstances du moment : le peuple de toutes façons ! Ou, car on peut me dire qu’il n’y a précédemment aucune relation de l’un à l’autre, du paysan qui épand sa chimie de mort (les -icides) sous la fenêtre d’une école pour jeunes enfants ; et si je ne me concède encore pas cette dernière comparaison, du pharmacien qui vend ses produits qu’il ne fabrique plus, dont il n’est pas responsable et qui lui rapporte beaucoup de sous. C’est ça du dérisoire.

J’ai toujours été étonné de trucs qui n’apparaissent pas à l’humain alors qu’il les a devant les yeux. C’est les engrenages qui ne sont pas bien ajustés : celui qui tourne du besoin d’amour n’a pas la même denture que celui qui veut en donner ; celui qui scande les pulsations est de marche irrégulière (on ne sait pas à quoi est quoi) ; l’auto-perception des trépidations est irrationnelle, elle ne tourne pas rond ; la roue qui commande la succession du séquençage présente des lapsus (ce qui provoque des problème d’histoire et d’historique). Je vais vous raconter une histoire. En ce moment je suis en plein créole. Et le Créole parle le créole. Bon. Et le créole est aussi vaudou ! Et dans le vaudou, tout le monde a peur des zombies (cela dit, les zombies n’ont rien à voir avec le vaudou, mais simplement avec l’exploitation de l’esclave rebelle anéanti par une drogue, une magie). Alors c’est quoi l’étymologie du mot « zombie ». Je cherche partout… que des bêtises. Et puis, je tâte de la langue, du créole. Il y a des généralités entre le créole et le français. J’avais lu le livre « Tituba, la sorcière » (que je recommande pour saisir l’esprit « nègre » (Ho ! toi, le Nègre !) et le Blanc, le con). Le Noir « entend » le monde, le Blanc le voit. Ce qui a deux conséquences sur la vie *intérieure* de l’impétrant : la vivacité de sa vie intérieure. Le Blanc, monothéiste (avant j’écrivais « monodéiste » pour montrer, qu’encore et toujours, jusqu’au possible du vocabulaire, sévit l’emprunte du monothéisme) voit et le Nègre entend, car la vie est autour de lui et il la sent vivre en lui. Le Blanc est clairvoyant (si on veut, hein…) et le Noir « clairaudiant ». Aussi, quand il lui a été obligatoire d’apprendre le français, il l’a fait par l’oreille (en fonction de la « dé-prononciation » du « r ») , et non pas par les yeux. Par exemple : il entendait les liaisons entre les « s » et les voyelles, il ne les avait pas lues. On dit « zavocat » pour « les » avocats, « zanmi » pour « les » amis, etc. Et quoi de « zombie » ? hum… les « zomb’e », non ? L’étymologie du mot « zombie » c’est « ombre » : des êtres qui marchent comme des ombres. Un zombie est une ombre qui *travaille*. Alors, je me suis posé la question, comme je l’ai dit au début de ce paragraphe, d’essayer de reconnaître une raison pour laquelle on n’a pas donné rapidement l’étymologie du mot « zombie » comme celle que je viens de dire. Je le sais : c’est parce qu’il est lui-même une ombre qu’il ne peut donner à cette ombre son sens. Il ne pouvait pas la nommer, il aurait eu honte d’être ce qu’il est. La honte cache la vérité, et ça la cache bien. Hé oui, comme on ne sait qui on est, jusqu’à en avoir honte, on ne risque pas de hasarder à s’en sortir. Le problème de la honte, c’est comme la masturbation, avant on l’a, pendant il faut la chasser, et après, *si ça a été satisfaisant*, elle a disparu, sinon elle double de force, de cette force dont on a pas réussi à se défaire dans et par la masturbation. Et comme cette force vous dépasse (puisqu’elle vous donne la honte de la honte) elle fait de vous une ombre de vous même. Dans ces conditions, trouver l’étymologie du mot « zombie » revenait à tourner autour du pot, comme on dit.. et c’est ce qui s’est fait ! alors que c’était si simple et facile ! Quel amusement ! La clé consiste à savoir se concentrer pour que ce soit satisfaisant ! Hahaha ! Et ce qui ajoute à cet amusant, c’est que des mecs qui se disent des têtes n’ont pas de queue ! Les conséquences de cette « découverte au bout du nez » sont nombreuses et les énumérer n’apporterait pas, à mon sens, plus de précision sur l’insondable prétention du zombie du sexe. Ça se voit sur le visage de Macron, de Wauquiez, de Sarkozy, de tous les politiques (la Mémé compris), énormément de policiers, une très grande partie des juges, la plupart des syndicalistes ; et nos pauvres sombres qui vont chaque matin au *travail* pour gagner leur croute, élever leurs mômes, trouver les habits des mômes, payer le loyer et ses adjuvants, et le reste, toute honte bue.

L’objectif commun du dérisoire et de la honte, est de détourner l’attention du point central et d’empêcher d’y faire le bon focus de sorte à éviter de trouver une bonne solution au problème de la misère humaine. Vous savez pertinemment que je ne possède pas de solution et que ce n’est pas à moi, pauvre écrivain, d’en proposer directement une. J’ai assez de puissance comme ça de diriger votre pensée selon le déroulement de mes mots pour que je me rajoute un pouvoir. Il y a un seul véritable pouvoir, celui de la parole. Tout ce qui empêche l’expression de la parole est à proscrire de toute société. La parole est libre. Il ne faut avoir peur d’aucune parole : toute parole contient un sens qui correspond à l’état présent de l’ensemble des gens qui forment une société. Il importe de comprendre ce sens pour, soit y trouver une solution, soit le placer honorablement dans la liste des bonnes dispositions à entreprendre, ou plutôt « proches du présent, particulièrement ». Il faut aussi apprendre à classer par ordre d’importance ce qui n’en a pas de ce qui en a. Ne pas hésiter d’user de maltraitance avec ce qui n’en a pas et choyer ce qui en a. Une conscience du pouvoir du pouvoir est très importante : le pouvoir, oui, mais le sur-pouvoir, non ! Il sera alors indispensable de cultiver le sens du pouvoir comme science sociale à l’école (si on adopte pour une autre forme, il faudra aussi l’intégrer dans l’éducation civique de nos enfants). Aiguiser ce sens comporte deux chapitres : ce que l’on peut et ce que l’on peut faire faire aux autres. L’humain est doté d’un pouvoir : *le pouvoir*, oui certes comme la plupart des mammifères, mais chez nous s’ajoute la parole, comme je le disais tout à l’heure. Il ne doit en rien y avoir un pouvoir *sur* la parole, jamais. La parole est libre (on ne le dira jamais assez). Le pouvoir a un sexe, bien sûr : il faut que l’un et l’autre s’explique avec assez de doigté pour faire comprenne à l’autre son mode de fonctionnement et comment il est perçu et se perçoit. Ne vous en faites pas, nous aurons toujours nos parts de mystère ! Il faut en finir avec les chefs, non de non. C’est possible avec de l’entrainement (ou de l’auto-entrainement), de la fraternité (sororité incluse) et un peu de patience temporelle et les uns vis-à-vis des autres. C’est pas facile de sortir d’un tel bourbier que le patriarcat et sa plus-value.

À cela s’ajoute que le dérisoire et la honte décrivent et font voir le monde, non pas « exactement », mais, à l’inverse de ce qu’il est réellement… misérable, socialement, sexuellement, et affectivement (rien que la relation salariale est une preuve globale). Dans ses manifestations artistiques. Et plus ça va, et plus c’est confus, et donc confondant. Le Blanc « voit », disais-je et beaucoup passe par l’image, animée ou fixe. Je vais vous dire un grand secret : rien n’est plus facile que de faire dire à une image ce qu’elle ne dit pas, car une image ne dit rien, une image n’a pas la parole : ce qu’elle dit vient d’un comment tarteur. Une image ne peut rien dire, car elle n’a pas la parole : elle dira toujours que ce qui dit quelqu’un. Ce n’est pas innocent que dans le mot « image » il y a le mot « mage ». Une image ne doit jamais se voir attribuer une parole, et encore moins, la parole : elle passe après la parole qui est la transmission immédiate d’images verbales. On ne doit pas apprendre à décrypter une image, mais à la voir ; non pas la regarder, mais la discerner.

On rira bientôt parce qu’un voleur se sera cassé la jambe en tombant de son échelle, et on rira aussi quand un autre voleur et de plus menteur évitera l’emprisonnement parce qu’il aura cassé une tirelire du fisc. On va pleurer parce qu’un voleur se fait prendre, et on va pleurer sur ce policier mort sur son chemin de travail. Le fait du voleur est de ne pas se faire prendre, sinon ce n’est plus un voleur : pleure-t-on parce qu’il ne l’est plus ? Quand un policier meurt (comme les 3/4 des policiers : en se rendant au boulot ou en faisant du sport) serait-ce parce qu’il ne pourra plus exercer son pouvoir discrétionnaire que lui a délégué la régalienité de l’État ? La honte d’une image est quelle cache son dérisoire, et inversement ; mais par contre, le dérisoire d’une image n’est pas la honte de ce qu’elle cache, mais ce qu’elle montre ! Toutes les images, sauf l’écriture (dessin compris) exclue.

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La plus-value comme représentation

La plus-value n’est pas une dose ou un pourcentage, c’est une idée du monde réalisée par une dose, un pourcentage.

Sans discriminer qui achète quoi, actuellement, dans le cadre de la marchandise, l’acte social par excellence est l’ACHAT. La tristesse du dépenaillé est qu’il se trouve dépourvu dans le monde marchand et ne pouvant pas acheter de l’excédentaire, il est réduit à devoir restreindre son achat à l’utilitaire, à n’avoir pas accès à de la sur-valeur. Au plus tu peux acheter, au plus tu es social et adulé par les démunis ou les pairs en raison de cela. La « richesse » c’est la plus ou moins grande capacité d’acheter et plus c’est cher, plus ce qu’on achète contient de plus-value, de la « valeur », et on montre (socialement) plus que l’on est riche… et plus on peut faire de la société ce qu’on veut, car (comme on dit) « Tout s’achète ». Cette richesse possède une minéralisation qui est l’argent : l’argent contient quantitativement en soi une représentation de cette richesse, de la capacité de plus-value sur les êtres et les choses… alors qu’au contraire, on ne montre sa richesse que par l’objet : on n’étale pas son argent, mais des objets.

Lorsque je dis « Le patron achète le temps de l’ouvrier, mais pas à sa juste VALEUR », encore faut-il estimer cette valeur à son juste prix, vous comprenez ? Et ce juste prix ne peut s’évaluer qu’à la hauteur de la plus-value que ce patron va en obtenir, son espoir de gain. Cette « plus-value » est la valorisation du monde, des gens, des objets. Elle est si incrustée dans la socialité des zhommes qu’elle en est devenu leur parangon d’existence : êtres-vous dévalué (en fait : manquez-vous de “plus-value”) et c’est le suicide. Avez-vous méjugé (à perte, bien sûr !) de la gestion de votre “plus-value” et c’est la mort sociale. Ce n’est pas la valeur le pivot social, c’est la *plus-value*, de soi, de son sexe, des objets, des actes sociaux : la valeur n’est qu’un support à la plus-value, un moyen, son moyen d’exister, vous comprenez ? La valeur est le point d’appui de la plus-value pour que celle-ci soulève et déplace le monde à sa mesure.

Le jugement de valeur (qualification) de votre patron pour l’occupation qu’il achète de votre temps (salaire) correspond à la plus-value qu’il en espère… et exploite de votre niaise innocence. Vous jugez vous-même que vous n’avez aucun « droit » de vous mettre en grève définitive, c’est-à-dire, à cesser de travailler définitivement pour que ce système de valeurs cesse de vous pourrir la vie. « Valeurs » avec un « s » car ce que vous pensez vous de votre temps n’est pas comparable à ce qu’en pense un patron, et vous le savez bien : la valeur n’a pas d’équivalence, bien qu’elle fasse partie d’un marché (de dupes, en ce qui vous concerne) car, de cette « valeur » dont on vous serine les oreilles au bruit de celui que vous faites en travaillant, et qui vous empêche d’en discerner les variantes, n’a pas la même signification SOCIALE pour vous que pour lui. Si pour vous, cette socialité se résume au loyer, bouffe, enfants, etc. pour lui, il s’agit de ce que vous jalousez, en sous-cape : la plus-value qu’il se paye sur votre ouvrage. Cependant, il ne vous vient pas à l’idée que cette plus-value est précisément ce qui vous emprisonne et vous empoisonne dans  la vie. La transformation de votre temps d’occupation en TRAVAIL, vous déresponsabilise à la fois de ce que vous faites de cette occupation et des effets, des résultats de cette occupation : jouets ou fusils, c’est du pareil au même du moment où vous percevez un salaire. Mon dieu, quel monde médiocre ! Cette inconscience, c’est la plus-value, car l’inconscience se monnaye par l’acceptation de ses mesquines et pitoyables conditions d’existence. À tel point qu’il parait naturel de vendre son âme pour de l’argent, laquelle vous portez disponible au plus offrant, au plus minable salaire qui soit, pour l’achat d’un peu de pain, comme on dit (ce n’est pas à moi que vous devriez prononcer l’accusation d’être « sans pitié », non ?).

Karl Marx a très bien défini et démontré ce qu’est la plus-value, mais du seul point de vue de la valeur. Les gars de Palim-psao ont parfaitement démontré ce qu’est la valeur, mais ils sont restés bloqués sur elle. En cela, rien ne bouge. Ma valeur à moi, celle dont je me sers pour décrire cette organisation « sociale », ce sera d’avoir montré que « la plus-value est la mesure du monde », en tout : affectivement, socialement, sexuellement. Chacun court après la plus-value pour se donner une valeur… sociale, affective, sexuelle (l’expression “mettre en valeur” dit bien qu’il s’agit de plus-value, de sur-valeur ; quand on dit que quelque chose est “valable”, en vérité, elle est “évaluable” : elle reçoit une plus-value).

La problématique ne réside plus dans cette observation erronée qui remarque qu’il faut de la valeur pour que se manifeste de la sur-valeur, de la plus-value ; alors que c’est le contraire. Car, c’est la plus-value qui inventera la valeur pour exister et non l’inverse ; la valeur a besoin de la plus-value pour exister. Il faut d’abord considérer l’objet comme contenant d’une plus-value (qu’on ne peut observer au microscope, mais dans l’âme de l’envieux) pour qu’il acquière une valeur. Vous comprenez ? Nous nous sommes fourvoyés dès le départ, dès l’invention de la valeur qui est une secondaire invention de la plus-value, et nous avons centré nos pensées sur cette seconde main des choses, sur la valeur qui est une simple occasion à et de la plus-value. Marx a raison quand il affirme que la marchandise c’est de l’objet + de la plus-value et il a pensé qu’il devait y avoir “déjà” de la valeur pour pouvoir estimer ou calculer cette plus-value, et il a doté cet objet d’un pré-plus-value, d’une valeur. Il a ensuite généralisé cette idée de l’existence d’une pré-plus-value, la « valeur », à l’ensemble de sa théorie. Or, un objet n’a pas besoin de posséder de la valeur pour contenir de la plus-value, il suffit que celui ou celle qui ne le possède pas veuille l’acquérir et l’intensité de cette acquisition se mesure dans et par la plus-value, à travers un autre objet, la valeur. Mais l’objet ne contient pas de la valeur (invisible au microscope, en tous cas), c’est une substance minéralisée (l’argent) extérieure à l’objet parallèlement à l’existence de l’objet : les deux coexistent ! Ce qui donne de la « valeur à l’objet » c’est la plus-value correspondant à l’intensité de son désir d’acquisition. En fait, J.P. Voyer avait raison pour un tiers (la pub, c’est l’aspect “social” de l’objet), pour ce que contient de « publicité » (c’est-à-dire à quoi – comme activité – est réduite la socialité du zumain) cet objet : les deux autres tiers étant l’affectivité et la sexualité. Cette “intensité” existe depuis les carrières de silex du paléolithique. Ce qui a tué le Neandertal, c’est la plus-value dont il ignorait, organiquement, tout ; qu’il était biologiquement incapable de concevoir, la plus-value étant le panache du zhumain. Et ce zhumain, supérieur en ceci, lui a bouffé la vie.

[[je parle de “zumain“ depuis que j’ai moi-même découvert l’étymologie depuis si longtemps recherchée du mot “zombie“. Le créole ajoute souvent un “z” (celui de la liaison du français) aux mots commençant par une voyelle et n’utilise que très peu le “r” : ce qui donne les-z-omb’es : un zombie c’est une z-ombre de soi-même. On va me dire que le son “ain” n’existe pas en créole, non plus… je me demande de quoi faudrait-il que je fasse preuve, pour que je dise : zumen ? Mais ce mot n’existe pas en français !]]

J’ai supposé un très long moment une relation entre la frustration sexuelle induite par le patriarcat et l’apparition de cette minéralisation de la plus-value dans l’argent, la création de la valeur. On continue de critiquer Lewis H. Morgan, c’est dommage. La société néolithique, qu’on aurait dû nommer « agricole », puisque le « lithique » a perdu de sa prépondérance sociale dès l’apparition de l’agriculture, a demandé une organisation sociale basée sur celle, antérieure, du paléolithique (là, on utilisait parfaitement la pierre). Conjointement à l’agriculture est apparu (à cinq mille ans près, ici ou là, par-ci par-là) le patriarcat qui réside UNIQUEMENT sur l’idée que la sexualité humaine n’a pour attribution exclusive que la reproduction de notre espèce. Cette idée absurde a régenté l’organisation zhumaine depuis lors, pusique le rapporchement sexué a pour destination le plaisir sexué. Sont apparus, encore conjointement, Karl Marx, Sigmund Freud et Oscar Hertwig (l’un pour la critique du travail, l’autre de la sexualité et le troisième pour avoir démontré que le zygote est le mélange des gamètes de chacun des deux sexes – et non pas la seule semence du mâle), il y a à peu près 175 ans. C’est le début de la fin du patriarcat, contesté dans ses trois formes les plus criantes. Wilhelm Reich et un peu plus loin Guy Debord et d’autres, ont œuvré pour confirmé la chose : la sexualité humaine n’est en RIEN liée à la reproduction de l’espèce, mais au plaisir aphrodisiaque, coquin de sort ! (on parle encore de zones “érogènes” alors qu’ils s’agit de zones “aphrodisiaques”, par exemple). Bon. La frustration sexuelle a-t-elle ou non immiscé dans la tête des zhumains, la plus-value comme moteur de leurs relations sociales, amoureuses et sexuelles ? Ha ! LA question !

Si je regarde la plus-value comme une tentative réussie de prise de pouvoir sur autrui, en me posant la question « Quel intérêt de prendre un pouvoir sur autrui ? », je réponds par l’impuissance aphrodisiaque du personnage (impuissance orgastique, dit W. Reich). Ok, mais… cette impuissance se cache dans cette prise de pouvoir, elle ne se manifeste pas comme pouvoir au moment de sa manifestation, elle est une branche annexe, à la fois dans le temps et dans sa véritable intention, de cette impuissance à s’adonner de manière paire au plaisir d’aimer sexuellement. Cette « impuissance », W. Reich a montré qu’elle est « caractérielle », c’est-à-dire, la conséquence d’une crispation musculo-neuro-végétative *empêchant* la personne de s’y donner corps et âme ; et ce à quoi elle ne peut se donner, elle le reporte sur l’objet. Cela implique-t-il que les personnes capables d’orgasme libre, pense ou ne pense pas selon le schéma de la plus-value ? C’est ici que je pèche.

La prise de pouvoir par la plus-value oblige à une séparation d’avec ce sur quoi on prend le pouvoir (fin de l’empathie), une objectivation de son ouvrage et un désir d’accaparement. On pourrait dire que le “chef” n’avait pas besoin de TRAVAILLER. Travailler consiste à passer le temps généralement consacré à l’occupation du temps (occupation qui, chez l’humain, est toujours sociale), à produire un objet (agriculture, arts florissants, etc.) pour quelqu’un d’autre (transfert de socialité) en échange d’une minéralisation de l’affectivité que ce tiers accorde à cet objet (qu’importe ce qu’il en fait ensuite, même si c’est dans l’espoir qu’on le lui achète plus tard, avec une plus-value, bien sûr, qu’elle soit affective ou minéralisée). Travailler, très très généralement sous la contrainte directe ou indirecte, c’est travailler pour quelqu’un d’autre pour plus ou moins d’argent. On voit que l’implication de la plus-value ne regarde pas le patron, mais l’ouvrier qu’elle met dans la misère. Quoi qu’en dise Palim-psao, les patrons sont responsables (comme l’ouvrier qui se rend au travail), certes à un titre différent, de la misère du monde capitaliste : le capitalisme n’est pas une machine autonome, c’est une machinerie humaine. Ce n’est pas que l’économie soit devenue folle, mais l’humain déjà fou qui permet à l’économie sa folie particulière.

Je reviens sur la “publicité“ : c’est l’incitation à la plus-value, la morale de la plus-value. On voit la plus-value sur le visage des femmes, leur vêture superficielle et de peau, sur les voitures et les tablettes de chocolat des hommes, le désir des parents que leurs enfants réussissent ceci ou cela (et non pas ce que ces enfants désirent faire de leur vie, au cours de son temps), les emballages tels que des émissions radio ou télé, la mesquinerie générale qui entoure toute chose, tout être. La publicité vous dit que vous manquez de plus-value et qu’ainsi vous êtes un dévalorisé social qui doit compenser pour ne pas décompenser, mais pas penser sans elle, surtout, puisque vous êtes un être social ultra-sensible à la plus-valeur, oups : la valeur qui cache la plus-value. La plus-value sociale se retrouve dans ces compétitions, où un seul gagne, solitaire ou « son » équipe ; un seul est le meilleur, alors qu’il n’est rien sans autrui, mais dire qu’on est tributaire d’autrui (qui est d’accord) est dévalorisant, puisque c’est lui qui octroie la plus-value. Tout est marchandisé.

Pour une prise de pouvoir sur autrui, il faut un point d’appui et un bras de levier. Le point d’appui est initialement (avant la venue de la police, je veux dire) l’affection qu’on porte à l’autre ; le bras de levier c’est qu’il n’arrivera pas à suffire à vous satisfaire, qu’il y a un manque affectif qui doit être compensé par un acte affectif et c’est celui-ci qui recevra la plus-value et auquel on donnera une valeur ; mais ce bras de levier éprouve la solidité de son contact du devoir que vous vous faites de satisfaire ce manque, aussi bien. L’un comme l’autre de ces deux devoirs (l’achat et le gain) sont un résultat de deux aspects de plus-value, chacun pour soi mais ici (le désir soulevé par un) manque et là (du désir de repu à jamais inassouvi) d’excédentaire. Vous comprenez ? Et chacun des personnages, selon son “pouvoir social”, peut prendre le rôle de l’autre pour agir en gain ou en achat, sur une autre personne (capitalisme partout, sincérité nulle part), le “calcul de réciprocité” étant un pivot remarquable dès lors qu’on y met son nez. Le but de ce jeu est de compenser une dévalorisation, un manque de plus-vlaue. Or donc, cette “dévalorisation” est-elle fille d’une incapacité aphrodisiaque paire ? De toutes façons, *je ne me pose pas comme une solution*, car je sais qu’un retour à cette parité des satisfactions est l’affaire la plus douloureuse de l’humain, sexuellement bien sûr, mais aussi affectivement, socialement, dans son corps, car cette douleur est située dans ses nerfs et dans ses muscles…. il n’y a que chez l’enfant qui n’a pas appris à supporter la douleur de la plus-value, qu’il est possible de pouvoir donner existence à ce projet de l’humain, encore qu’il lui faille sursoir, avec une autre douleur, aux coups de ses contemporains.

Nous y arrivons ! À l’adolescence, il se passe comme une rigidification des frustrations restées sans solution. Jusqu’au présent de l’adolescence, le phénomène de l’adaptation laissait une latitude adaptative à l’être, car il est effectivement en période d’adaptation. Lorsqu’il « murit », cette adaptation est acquise pour acquise et la bouger demandera beaucoup, beaucoup d’énergie, sinon de souffrance, de ténacité expérimentale, de la conservation d’un sens de l’aventure. Énormément de tentatives de prise de pouvoir sur autrui ont été entreprises pour tâter du terrain du soi *face à l’autre*, car dans la société de la plus-value, on n’agit pas avec autrui comme camarade, mais comme collaborateur, comme une personne en annexe. C’est d’ailleurs ce qui donne cette émulation dans la bêtise (le viol) en place de celle d’un sens commun (autrui = moi pareil et réciproquement). Cette rigidification s’opère sur la base de l’antériorité de la souplesse disponible, laquelle on a apprise ou adoptée. Plus on est rigide, plus, selon moi, on sera sensible à la plus-valorisation de soi, comme besoin ou comme nécessité. Mais pour autant, cette souplesse ne sera jamais parfaite, à de rares exceptions près (et que leur reste-t-il de pouvoir s’adapter à ce lourdingue qui est ? une occupation socialisée ! Moi, j’ai pas pu. Je suis arrivé à ce point simplement parce que je suis curieux et que je veux savoir, trouver une réponse à une interrogation, dut-elle se trouver au bout de 50 ans), car on grandit dans la plus-valorisation : les rigides en ont besoin comme du lait maternel le nourrisson ! sinon, ils dépérissent.

Ainsi, quand Wilhelm Reich mettait sur le compte de la rigidité de la cuirasse neuromusculaire l’incapacité de l’humain à se laisser aller à l’amour orgastique (ce qui revient à dire : à sa propension à s’assujettir à une autorité), nous ne serions pas loin de lui donner raison par le  modeste biais de notre approche de cette société de plus-value, du TRAVAIL, comme résultat de cette contracture chronique de son système neuromusculaire. Puis-je affirmer que la sclérose de la plus-value correspond à celle du système neuromusculaire humain ? J’apporte ma contribution par une obstination à ouvrir le vase de Pandore pour laisser s’échapper cet *espoir* dont on ne sait si, réellement, comme le chat mort ou vivant de l’incertitude, il s’y trouve ! Au moins, on en verra le fond de la lumière que j’apporte à son système *social* : la plus-value.

La plus-value et ses deux vents

(à partir du texte ici)

Le patron achète le temps de l’ouvrier, mais pas à sa juste VALEUR, il y a une plus-value de différence. L’ouvrier ne peut rien faire d’autre que de vivre de ce que lui achète le patron, sinon chômage et faim et froid. C’est l’achat qui crée la valeur à travers la « sur-valeur » c’est à dire la différence entre ce que le patron gagne et ce que l’ouvrier gagne. C‘est dans le prix d’achat que se trouve la « plus-value », je veux dire : ce que le capitaliste a investi dans l’obtention de l’objet PLUS quelque chose ; et ce processus est intentionnel : il n’y aurait de capitalisme sans cette intention. Et cette intention réside dans cette plus-value et QUE LÀ. Le travail ne se VEND pas, il S’ACHÈTE : quand le patron achète le travail, l’ouvrier ne peut que le vendre : l’ouvrier vend son temps organique. C’est dans cet achat du temps de vie, l’organique de la personne que se situe la VALEUR, c’est-à-dire qu’il est impossible de donner une VALEUR à la vie autrement que sous une forme MINÉRALE. La sur-valeur est une idée vivante dans le tête du capitalisme dont la matérialisation se situe dans le « procès » de la transformation de l’objet en marchandise.

La sur-valeur est une idée du monde, ce monde s’appelle le capitalisme. C’est le travail organique transformé en MINÉRAL. La valeur contient en soi la sur-valeur, elle ne peut donc exister QUE par cette sur-valeur : supprimez la sur-valeur, il n’y a plus de valeur.

Dans le commerce qu’il prenne pour objet la marchandise ou la marchandise des marchandises: l’argent, la plus-value ne tient toujours que sur cette idée qu’il faut qu’elle existe, qu’elle soit et se réalise, c’est à-dire qu’elle reste et se perpétue comme INTENTION. Et cette intention est la maladie psycho-affective de la plus-valeur, MÈRE de la valeur. La valeur est la fille de la plus-value. Quand on a compris cela, on a compris le monde et ses avanies.

Il n’y a pas de contradiction entre les forces productives et les conditions spécifiques de la production de la plus-value, puisque TOUT LE MONDE y participe, en plus ou moins de bonne intention. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de révolution de l’ouvrier, mais une continuelle adaptation de l’intention d’obtenir, ici (l’ouvrier) comme à (le patron) de la plus-value.

L’ouvrier n’a pour seul choix que d’arrêter (de refuser) de TRAVAILLER. Et ce putain de monde de TRAVAIL cessera enfin de polluer la VIE. Il faut cesser de nourrir l’intention de la plus-value.

On reporte la responsabilité que nous détenons sur la bonne conduite d’un monde VIVABLE sur l’acquisition de la plus-value. La plus-value, en résumé, c’est le TRAVAIL, et toutes les conditions conséquentes de ce TRAVAIL : pollution, dégradation des amours, de l’enfance, les fatigues, les impôts, les armes, les malversations collectives, etc., LA PLUS-VALUE.

Arrêter de TRAVAILLER c’est refuser totalement et en totale pratique le monde de la PLUS-VALUE, du capitalisme. Le problème c’est que la plus-value, en tant que concept et réalisation de ce concept, est dans toutes les têtes et accrochée par les milles pattes des variantes de la vie de travail que propose, comme mode d’intégration, ce capitalisme.

Il n’y a pas d’autocontradiction inhérente au capitalisme : le capitalisme est cohérent. Il contient en soi ce qui le maintien et sait ce qui le maintien en soi comme soi. C’est-à-dire la plus-value. La contradiction n’est pas entre le mode de production et les forces productives, puisque TOUT y participe. LA seule chose qui puisse aller à son encontre est cesse l’utilisation de la plus-valeur. Si dans la tête de l’ouvrier lui vient l’idée de cesser de travailler, ce sera véritablement positif si celui-ci cesse AUSSI d’utiliser le concept et la réalisation du concept de la plus-value. Il ne peut y avoir de contradiction dans le système de la plus-value, du capitalisme : je le répète : le capitalisme est cohérent et sa cohérence est psycho-affective, un « don de soi » : la plus-value.

La « multiplication de la richesse » ne correspond qu’à l’emprise de la plus-value dans et sur la vie : à mesure de l’augmentation de cette richesse, le monde se dégrade sans qu’augmente ou diminue le travail (c’est un détail !), mais que l’espoir de gain, la sur-valeur se déploie dans la sphère du monde vivant et l’envahit. Et cette mesure est la dégradation du monde vivant : la pollution est une assez bonne mesure de l’OCCUPATION excédentaire humaine dans le monde, c’est-à-dire du TRAVAIL, à tel point qu’elle en devient mortifère.

L’intention de la plus-value dans l’ouvrier n’est pas lorsqu’il vend son temps d’occupation, c’est quand il ACHÈTE des objets (nourriture, loyer, assurance, etc.) : il sait qu’il fait quelque part une plus-valeur, ne serait-ce que de donner une continuation à sa propre vie et ses bonheurs. La cohérence du capitalisme c’est l’universalité de l’ACHAT. Qu’il soit de « production » ou de « fonctionnement », c’est l’ACHAT qui fait l’universalité et la cohérence du capitalisme. Dès le moment où l’ACHAT est accepté comme moyen de correspondance entre les êtres, le capitalisme affirme son universalité.

Quand Moss fait l’éloge du TROC, il fait l’éloge de l’ACHAT. Les Trobriandais de terre ne troquent pas des produits du jardin contre des produits de la pêche des Trobriandais de mer : ils DONNENT ce qu’ils ont SANS CALCUL DE RÉCIPROCITÉ, car la vie ne connait pas ce genre de chose : ce qui prime c’est la relation d’amitié liant les personnes, et non pas les objets.

La plus-value serait-elle cette obstination de procéder sans cesse et sans fin, interminablement, à un calcul de réciprocité ? La recherche sempiternelle de “réciprocité + quelque chose” se retrouve dans le goût des fraises comme celui des asperges, dans le taux calculé de CO2 que pète un moteur de bagnole, le débit à la con d’Internet, celui admis des émanations radioactives d’une centrale nucléaire, le plus gros télescope du monde, le coup de la matraque de la police, en fait partout. On recherche non seulement cette réciprocité, mais on veut en plus un plus… « Pour quelle raison d’égalité ? » me demanderez-vous : je suis incapable (ou presque ) de vous le dire.

En conclusion, il faut penser la plus-value comme un système socio-affectif de DOMINATION de quelqu’un sur autrui : à moins de mort « sociale », on ne peut qua collaborer à ce système. La domination consiste en cette inégalité « autocontradictoire » de l’un sur l’autre (du moindre sur le grand nombre, aidé de l aloi, de la police et de la justice) comme prédisposition affective de vie commune. La recherche du CALCUL D’UNE RÉCIPROCITÉ implique, affectivement, sexuellement, socialement, la plus-value, la sur-valeur. Le pivot est là. C’est dans CETTE MESURE que l’occupation humaine devient un TRAVAIL, « source de toute richesse ».

La plus-value est suffisamment incrustée dans les têtes pour pouvoir être acceptée, hélas, sinon, elle aurait disparue ! Les « forces productrices » n’entrent pas en contradiction avec le capitalisme du fait que ce dernier amasse de plus de plus de « richesse », mais simplement parce qu’il pourrit la vie, ici et maintenant, comme dans le passé immédiat (environ 180 ans)encore faut-il qu’on s’aperçoive en quoi, comment et pourquoi il nous pourrit la vie, sinon que par la plus-value. Le calcul de la plus-value est dans toutes les têtes et est accepté en suffisance pour ne pas être remis en cause, ici et maintenant.

Le patron ne s’occupe absolument pas des conséquences de l’activité qu’il demande à l’ouvrier, car c’est la finalité de l’occupation (qu’il aurait bien voulu ne pas ACHETER) de l’ouvrier qui lui importe : la matière transformée en objet, qui détient son intention d’objet social sur lequel il pourra alors adjoindre la plus-value (la VALEUR) dans la stricte mesure où cet objet sera ACHETÉ. Autrement, ça ne marche pas. Comme l’affirme une pancarte dans une entreprise « C’est le client qui nous fait vivre ». Qu’importe que l’ouvrier crève à la tâche (immédiatement ou plus tard), celui-ci se doit simplement de transformer la matière en objet par une occupation de son temps vital.

Mais cet objet ne contient pas encore la plus-value (le travail abstrait : la plus-value ne se réalise que par l’ESPOIR DE VENTE, c’est-à-dire par l’ACHAT par un tiers). Ce qui revient à dire que le « travail abstrait » ne se réalise que par l’achat par un tiers de l’objet. Ce n’est qu’en bout de chaine que la valeur se manifeste comme QUANTITÉ, sinon elle ne reste qu’une qualité, une idée d’un objet. L’argent est de la valeur objectivé, transformée en objet. Mais l’argent vient en bout de la chaîne des transformations : matière, chose, objet, objet+valeur, valeur. Certes, le travail intervient, mais dans la transformation de la matière en chose, l’aspect social fait de la chose un objet et cet objet contient d’abord l’immatérialité (le travail abstrait ?) de la valeur, pour ensuite se transformer en valeur minérale.

La plus-value contient deux choses : l’espoir de gain, et l’espoir de vente. Son gain ne se réalise que par l’achat d’un tiers (c’est-à-dire la vente) de l’objet dont il a fait son espoir de gain. Le calcul est la minéralisation de l’espoir. La publicité est l’incitation à la minéralisation de l’espoir. L’espoir de gain et celui de vente sont liés comme un cul à une chemise, l’un ne peut rien sans l’autre et l’autre n’est rien sans l’un.

On parle ici de “Productivité sociale” : s’agit-il de produits sociaux ou de marchandises ? S’il s’agit d’une marchandise, cela n’a rien de « social » puisque cela ne relève QUE du capitalisme, à moins d’affirmer que le capitalisme est UNIQUEMENT social parce qu’il organise aujourd’hui la société. Auquel cas, qu’est-ce que ce “social” ? De quelle manière un objet devient-il un « produit social » ? Dans la mesure où il est accepté comme marchandise ? Et une marchandise est-elle vraiment « sociale » ? Laissez-moi en douter. Le processus de fabrication de la marchandise (matière-chose-objet-objet+valeur-valeur) est un processus capitaliste et, certes, il est actuellement un processus social dans la mesure où le capitalisme implique cette série de transformation, mais, une socialité ? j’en doute. Dire que la socialité humaine ne repose que sur le processus du capital est restreindre cette socialité à ce capital. Bon, je rhétorique, mais je le souligne tout de même. Le capitalisme est une socialité particulière, celle du capitalisme, rien de plus et beaucoup en moins. Pas même l’exploitation de l’homme par l’homme (encore que l’homme y soit un cheval pour l’homme, un loup pour la femme et un tigre pour l’enfant), quand on retrouve cette sorte de « socialité » dans le salariat, le commerce et la publicité qui dissimule l’ensemble de la réelle socialité qui est est maigre comme un enfant du nord-Congo où brutale comme la recherche du coltran détruit toute forme valable de vie, les vagins de n’importe quel âge. Il n’y a pas de « socialité » capitalisme, rien que sa misère et dire que la misère est « sociale » parce qu’elle affecte la socialité de l’humain, n’est ni vrai, ni juste, ni beau ni généreux.

Comment tarter

Tous les commentarteurs du monde le commentent à partir des commentaires qu’en font les autres, à partir des mêmes mots personnalisés, des mêmes idées, du même fond. Chacun se donnera comme novateur dans l’éclaircissement du monde avec les mêmes lumières idéologiques, alors qu’il ne fait que redire ce qu’a dit un autre avant lui (et il le sait, c’est pourquoi il personnalise ses mots) : ce monde est con, on nous dit pourquoi il ne peut pas en être autrement, avec des expressions universitaires, politiques ou journalistiques, et parfois médicales, car il rend aussi malade. Au final, ces commentarteurs ne font que dire, filmer et écrire que ce monde ne peut être autrement que ce qu’il est, con, et qu’il faudra faire avec, sinon même ne pas y penser.

Le mensonge se présente, selon eux, toujours sous deux aspects antagonistes, où un camp aurait aussi raison que l’autre et l’autre camp plus tord que le sien. Je comprends l’entourloupe : puisqu’aucun des deux n’a véritablement tord ou raison, et que je me trouve toujours dans un des deux camps et que celui-ci affirme que c’est l’autre qui a tord, il se trouve donc que je suis dans celui qui a raison ; à ceci près qu’il ne peut pas en être autrement, à moins d’austracisme. C’est une disposition d’esprit d’une très grande généralité, quasiment universelle : l’incertitude du certain, du vrai. Il ne peut en être autrement, dis-je, seulement cette fois-ci sous cet aspect qu’il n’est pas possible de juger du vrai ou du faux, qu’il ne vous est pas possible de juger du vrai ou du faux à moins d’austracisme. Quand le mensonge est montré du doigt, le doigt est sale et il ne peut en être autrement, car celui qui le pointe peut voir pointer vers lui autant de reproches quand à la question du bonheur, de la beauté (je ne compte pas de la générosité sexuelle) et de la justice, sinon « en moins pire », que l’autre. Et le problème est posé de telle façon, qu’il restera dans cette situation, peut-être par l’annihilation d’autrui, inchangée.

Le tord de l’autre est de ne pas se trouver dans le bon camp, celui où je me trouve, tant pis pour sa souffrance. Pourtant, il souffre déjà, avec l’intervention de mon camp, aussi surement que moi des mêmes incapacités gouvernementales, journalistiques, médicales, amoureuses là où il se trouve, avec une variante géographique liée au climat et à la topologie, quand est présente cette variante.

En fait, un mensonge provenant de mon camp voudra me faire entendre la légitimité des actes que je m’apprête à commettre ou que j’ai déjà commis. Ce mensonge désigne une faute du camp adverse (quitte à l’inventer). Il me disculpe de prendre la décision de ne pas accepter les malveillances comme inacceptables. Et tous sont persuadés de ce qu’ils disent, puisque c’est leur gagne-pain ! C’est le gagne-pain de tous ces menteurs que de mentir, d’accepter les guerres, les centrales nucléaires, les produits phytosanitaires agricoles. Comme le dit ma compagne : « Comment imaginer un jour qu’on ne puisse pas manger correctement, c’est-à-dire des produits sains, sans qu’on les estampillent “bio” : tout devrait être bio-mangeable ! ». Et oui, les menteurs mentent : ils disent que c’est sans danger de s’imprégner de pétrole trafiqué quand on absorbe de l’eau, du vin, des légumes, des fruits et du cochon. C’est ce qu’ils appellent du professionnalisme de corporation. Ce sont eux qui font l’histoire, quand bien même cette histoire serait le véritable temps du vécu, mais décrit selon des commentaires entarteurs.

Outre que cette division duale du mensonge implique inévitablement de la souffrance chez chacun de ses aspects que l’autre regarde avec indifférence, Ce que cachent ces mensonges, c’est la vigueur du capitalisme qu’il faut cacher aux yeux de tous ceux qui ne sont pas du sérail. Les malveillances de ce système social sont incommensurables : affectives, sexuelles, ok, mais aussi intellectuelles car un mensonge demande un reniement de la vérité, donc un acte volontaire pour sa cause à l’encontre du vrai et du droit, du beau, du juste et du généreux. On doit réfléchir de sorte à dévoyer le vrai et que ce dévoiement même disparaisse sous le mensonge, la forme doit disparaitre avec le fond. Il faut une sacré capacité de cogitation pour arriver à ce but, et l’habitude aide beaucoup, en créant des systèmes plus ou moins opaques à l’œil averti, mais desquels la lumière transparaît par absence du beau, du droit, du juste et du généreux. Tous ces gens à micro, comme bureaucrates, ont des cravates, comme policiers des matraques, comme professeur d’université, des diplômes, comme médecins, la médecine, tout comme le paysan, la récolte.

Cependant, que je parle de « vigueur du capitalisme », il faut entendre ses problèmes d’existence. Il y a que, selon cette manière de penser où le faux est une partie vraie et vice-versa, on ne sait plus comment penser sa suppression. C’est une ruse qui lui donne le droit d’exister par incertitude car, s’il n’était pas là, quoi le remplacerait ? Il faut être certains que toutes les explications du monde ne sont que des explications du capitalisme qui gouverne le monde. Ces explications sont données par des professionnels, peut-être pas du « mensonge » parce qu’ils croient dur comme plastique que le capitalisme est leur raison d’être (c’est ce qui donne une sorte de sincérité à leur mensonge), mais de ceux qui ont tout à perdre si ils ne procèdent pas ainsi. Il leur est indispensable de cacher le monde du capitalisme, c’est-à-dire se cacher eux dans leur action pour le projet du capitalisme, quel qu’en soit les conséquences sociales, sexuelles, et j’en passe !

Il s’agit d’entretenir une morale, celle-là qui vous fait balancer en un terrible équilibre sur le fil de l’incertitude, de sorte qu’aucune décision ne puisse être prise quand à ce qui vous concerne immédiatement, vous et votre voisin, votre vie commune et individuelle sur les dangers du capitalisme. Nous en sommes à ce point que le monde, ce qu’on appelle « l’écologie », est détruit en non retour, pourri par les plastiques, le pétrole et la chimie du pétrole, le nucléaire, les phytosanitaires agricoles, les médicaments (quoi que maintenant, le bistouri a été jugé plus rentable), les images transitoires des scientifiques nanométriques et la disparition du vivant. Imaginer qu’il ne peut pas y avoir un autre mode de vie que le capitalisme paraît inimaginable ; c’est pourtant à cela qu’il va falloir se mettre !

 

Pro bât tôt d’institution

Tel que présenté dans Le Livre, dieu contraste en consistance avec ce qu’il dessinait auparavant ; jusqu’à aberrer le choix du futur comme incommodité au présent.

Par opposition à la multitude des dieux, dieu est un syncrétisme (pas obligatoirement positif) de l’entendement.

Dans le disparate des dieux que l’humain adorait et de chacun desquels il voulait obtenir le bonheur par défaut, le filigrane de son comportement transparait dans la conformité d’une disposition organique vis-à-vis de ce dieu, quel qu’il soit, et de ce qu’il en attend : il lui vouait un culte, c’est-à-dire, un schéma pratique en correspondance au dieu. Les prêtres ne s’adressaient pas aux personnes, mais au dieu. Dans le monothéisme, le prêtre s’adresse aux personnes, car il se prédispose comme le transport et se veut l’intermédiaire, d’une morale qui est sensée correspondre au dieu (la morale est toujours in-sensée !), quand dans la réalisation d’une telle disposition, il est le seul juge : dieu est devenu un but et non plus une relation immédiate. Lorsqu’on lit (avec plaisir) Kierkegaard ou Nietzsche, on comprend que la réalité de dieu consiste dans cette relation supposée incarnée alors qu’elle peine à être charnelle. Le monothéisme implique la désincarnation, la séparation du corps du plaisir pour faire de ce premier un utilitaire.

Tandis que le culte n’est que la relation au dieu, la religion est une morale du dieu ; alors que dans le culte, on se fond (on est en transe, ce dont ne peut se défaire la religion : le besoin de transe) à travers une pratique, un culte ; dans la religion, la relation au dieu est un enseignement, une intellectualisation du vécu, et qui dit « enseignement » dit « principes » et qui dit « principes » dit « morale ». Cette différence est pesante, de plomb : elle est de l’ordre du poids d’un vécu qui est là dissemblable à l’ici. L’histoire du serpent sans queue, à qui la queue ne devrait pas être mordue, n’est pas la pratique d’un culte, mais essentiellement la description de l’institution d’un ordre moral. Et cette morale est celle de la négation du plaisir issu des organes dédiés aux plaisirs, aux organes nommés par pudeur « génitaux » quand leur rencontre n’est que de peau (si les organes « génitaux » restant pour le principe, les ovaires-utérus et les testicules, tout le reste est consacré à la rencontre pour le plaisir des deux sexes, de peaux).

Et on reconnait très facilement que la morale que transporte Le Livre – dont s’affirment issues les trois religions et leurs variantes – est une morale (comme toute morale contraire à elle-même) dénigrant le plaisir sexuel en dehors de l’idée de la reproduction : avec pour initial que la femme doit accoucher dans la douleur ; ici, le sperme ne doit pas toucher la poussière du sol mais uniquement se perdre dans le col de la matrice ; là, l’accouplement ne doit être consacré qu’à la grâce de ce dieu qui crache sur le plaisir (les mains clouées à la croix, un crucifié ne peut plus se toucher ses organes dédiés au plaisir) ; et pas si loin, la femme n’est qu’une esclave quand elle n’est pas une autre prostituée qu’il faut voiler aux yeux des con-cupiscents. La manière dont on consacre les organes du plaisirs au plaisir, selon qu’il s’agit d’un culte ou d’une religion (ce que cette religion nomme « païen » en opposition à sa célestitude – les anges n’ayant aucun sexe différencié, ils ne peuvent, par incidence, en obtenir du plaisir comparse), est évidemment à l’extrême dissemblable… je dis bien « en rien semblable«  ou « a-semblable« . Le culte ne parle pas aux personnes, le culte parle au dieu. La religion parle aux personnes pour qu’elles accèdent au dieu. Ainsi la religion est un ensemble de préceptes moraux (l’intelligence de Sade c’est arrêtée à cet endroit, ce qui l’a rendu sensiblement imbécile pour 100 % de son œuvre « érotique ») auxquels on se doit de se consacrer avant tout autre objectif vivant, tout autre emploi de soi en vue de quérir du vivant le plaisir qu’il induit de fait du fait de vivre.

Et la conséquence immédiate de la religion est d’écarter la femme de l’accès au dieu (Paul de tarse, 1 Corinthiens 11, 5-10), tandis qu’elle a son accès libre dans le culte. De sorte à me laisser dire que le culte est de l’ordre du féminin, encore que masculinisé, alors que la religion est du masculin émasculé.

Je ne peux clore ce chapitre sans donner un coup de lampe sur la pornographie, comme a-moralité religieuse, c’est-à-dire, comme pratique d’un culte épris de la recherche du plaisir dont sont aptes à se procurer au surplus les organes dédiés en cet endroit. Ici, ce n’est plus par la bande que la recherche de ses spécificités trouvent une expression positive (encore que je ne puisse me placer sans erreur dans le concept de l’orgasme de Wilhelm Reich) à la femme, mais sa pratique, celle que lui laisse d’ouverture (et d’obstruction en cas de violence) le patriarcat (qui cache derrière son petit doigt, le capitalisme). C’est en ceci que cette société capitaliste tolère en la dissimulant ces pratiques cultuelles autour de la recherche du dieu Plaisir en dehors d’une certaine forme de la marchandise, car elle sait pertinemment que la paresse en est le corollaire : il faut du temps pour avoir du plaisir à partir d’organes qui ont été asthénies par le capitalisme afin d’arriver à se vivre de plaisir… selon sa spécificité avec le sexe complémentaire.

De sorte que dans ce cadre, on ne peut que se rendre à soi-même compte que l’expression laissée aux possibles de la rencontre des sexes est ici une faderie comparable à l’eau face au vin – comme un certain miracle ! Les miracles n’existent qu’en moralité, en dévotion à un dieu qui échange ce miracle, alors que le culte l’octroie. La religion a repoussé aux extrémités de son monde plat, les expressions spécifiques de la sexualité de la femme comme source de plaisir qui lui est précisément intrinsèque et qu’elle se dispose, dans son acquiescement personnel à partager, selon sa volonté. La religion a écarté du monde du vivant l’existence de la femme ; le culte, jamais. Ce que nous montre la pornographie est l’usage que peut faire d’elle-même la femme dans le cadre du patriarcat à des fins de plaisirs – ce n’est pas la meilleure facette de la présenter, j’en conçois, mais c’est une manière d’en aborder le minimum des inconcevables qui attendent des aboutis, du présent. Je vais donner un exemple : dans la fellation féminine, que la femme s’identifie au sexe de l’homme comme pourvoyeur de vie, alors que son sein nourrit autant le nourrisson, quoi dire dès lors que le moment se situe dans la décharge du don ? Rien n’y est à dire. Mais, par contre, que l’homme puisse prendre ce moment de perte comme une prérogative, nous sombrons (comme le bris du tonneau de rhum dans la rivière) dans le sadisme dont je parlais plus haut. Il faut l’affirmer, car c’est aujourd’hui la plupart des cas, la limite de la femme est l’homme, juste à ce moment où elle incruste son être dans votre transe, à lui comme à elle.

La morale sexuelle que proclament les religions du Livre sont toujours anti-sexuelle : la satisfaction du rapprochement amoureux est liée, et seulement à elle, à la reproduction de cette espèce d’espèce qu’est l’humain (compris comme une globalité qu’il pose comme incomplète, dans le masculin et le féminin, ce dernier étant « inférieur » au premier). Nous nous voyons donc dans ce contexte bavassement turpide (certains parlent d’enfer) où la demande des unes ne correspond pas à celle des autres, faute d’un conjointement des affects. Le sordide du détail réside en ceci que quand une femme aime les hommes (et comment pourrait-il en être autrement, bout du dieu ?) elle est une salope, tandis que des violeurs patentés sont adulés en héros du « sexe »… mâle. À l’entrée du port, le déport mène au déplorable échouage : le courant n’était pas celui auquel on s’attendait, le vent n’a pas été du tout en votre faveur, la quille a talonné, au moins jusqu’à la prochaine marée vous êtes planté dans la vase, encore que l’inconfort de la gîte pose le problème de la bévue d’un café chaud.

Désirer que la femme s’ouvre à vous n’est pas obligatoirement qu’elle veuille s’ouvrir à vous : elle a ses mystères, ses allants, les phobies auxquelles elle sursoit dans le courage de sa chair. Mais où l’impénétrable acquiescement vous ouvre sa porte, rendons-lui l’hommage de sa générosité (approximativement) autolâtre et sachons en partager la jouissance ! je pense que ce meilleur lui agrée dans la profondeur de son cœur.

La différence fondamentale entre les religions et celles qui se réfèrent au Livre, est qu’on a jamais vu das les premières un prêtre faire de la morale à ses ouailles (c’est le jub des philosophes, et autres), tandis que dans les secondes, le prêtre fait toujours la morale à ses ouilles ; ce qui signifie que pour ne pas transgresser sa relation au dieu, il ne faut que la femme soit infériorisée, elle et ses désirs de vie. Les religions du Livre ont obligatoirement pour base la répression sexuelle en vue d’anéantir le plaisir que le simple fait d’être doté d’organes dédiés à cette fin permet. Maintenant, c’est su.

Le discriminant du sur-plu

Au vu du monde, l’être humain est doté de quelque chose qui lui est au surplus du nécessaire pour sa survie… et je doute qu’il en soit conscient : même la conscience – qui est une manifestation de ce surplus – n’est pas indispensable, quoi qu’en dehors de ses états de transe, elle devrait reconnaître l’impact de sa propre absence.

On a plutôt affaire à un animal qui se gorge de ce dont il n’éprouve qu’insatiété, sans atteindre la réplétion parce qu’il n’en a pas reconnu la puissance de la mesure. L’Ipod, la chose la plus reproduite au monde, est une des manifestations de cette ferveur pour l’image qui s’imagine sans support alors qu’elle s’ourdit sans ce qu’elle est, la communication des pensées.

Le surplus dont est doté l’humain est la reconnaissance par autrui des pensées d’autrui, et de manière quasi indispensable, le plaisir de cette communication. Et se « raconter des histoires » mène à on ne sait quelles histoires, souvent sordides car liées à l’angoisse : en vrai, cette angoisse est écartée de la vie, pour être cachée comme la poussière sous un tapi devant elle. Ainsi le péché, la crainte du péché raidit au carré de ses murs : qu’on s’imagine, seulement, pécher limite toute possibilité de mouvement libre du corps.

La religion est à la fois le prétexte à se raidir et la justification de cette raideur. Éviter de pécher accorde, par ses préceptes, la possibilité de se raidir, de rester raide, ou de vous rappeler que vous devez craindre le péché, crainte de ne pas pouvoir éviter de pécher ; ainsi l’angoisse trouve une histoire. Nous savons tous que le péché par excellence, est de se toucher les organes du plaisir sexuel pour en avoir du plaisir, avant d’en anticiper l’obtention d’une complicité avec autrui. Le péché raidit donc contre le plaisir, pour ne pas fondre du et par le plaisir ; et par conséquence, la religion est un pré-raidissement contre le plaisir sexué. D’ailleurs, la circoncision vous le donne en prévision, comme le fait de considérer une de vos mains (la gauche) comme l’histoire d’un suppôt d’un satan.

Cette dotation naturelle d’un surplus inutile du point de vue de la simple survie chez l’humain – que l’on retrouve déviée dans l’angoisse issue de la crainte d’éprouver du plaisir des organes qui y sont dédiés par nature – ne peut s’interjeter sans son dépassement. Ce surplus, devenu péché ou raideur d’entendement de sa place dans le monde, s’est changé en une représentation, une crainte de soi, et comme inaccompli, un désastre. Ce qu’on pourrait prendre pour un surplus de possibilité de jouir de sa présence dans le monde et du monde lui-même, à travers cette angoisse, s’est résolu dans cette pourriture dont l’humain a repeint le monde, de sa chimie, de sa radioactivité, de ses ondes hertziennes, et du reste (on dit qu’un observateur lointain, regardant notre planète, de demanderait s’il ne s’agirait pas d’une supernova par son explosion, en à peine un demi siècle, de ses émissions radio et de leur intensité terawattique).

J’ose dire que tout ce surplus inutile du point de vue de la simple survie, mal compris, se retrouve dans ces excès dérisoires de la bourse, de la plus-value, des déchets et des nuisances qu’ils génèrent. La véritable obscurité dans laquelle cet entendement de soi navigue, à tâtons, sera percée par la lumière (hein ! obscurité ≠ lumière, c’est évident) que cette obscurité défend d’apparaître : ce surplus inutile mal entendu empêche par cette incompréhension qu’il a de lui, sa propre lumière.

Déjà, l’idée de cesser de travailler entrouvrirait le diaphragme de cette raideur. Pour cela il faut comprendre que le travail doit cesser de consister à créer de la sur-plus-value, la valeur et ainsi de supprimer ce moyen de communication boiteux qu’est la valeur objectivée, alors qu’elle ne devrait n’être qu’affective, qu’immatérielle !

Je ne suis pas un dieu… Les gens attendent d’autrui la solution à cette raideur. On les voit, en transe, écouter le baratin du bonimenteur, car il les soulage un instant de leur angoisse par le miroir qu’il présente de sa dissolution ; soulagement éphémère, mais historique ! La publicité du mensonge : la honte de ne pas avoir de plaisir de ses propres organes dédiés à ce plaisir dissimulée par la poussière du tapi, ensemble. La haine de soi se retrouve dans la maltraitance du monde, jusque ses propres enfants empoisonnés dès le cordon ombilical ; elle se retrouve dans la généralité de la haine du monde, avec ses -icides, ou ses glyphosates et autres néonicotinoïdes. Pour quoi ? Le profit : ce surplus dont je parlais précédemment, séparé du vivant de la vie, désintégré de la vie, du pulsatile du vivant.

La miss ère du string

Certes des employées à tous niveaux de hiérarchie ont acheté des services sexuels. Mais faudrait-il pour autant dénigrer l’effectivité de l’action de ces ONG ?

Les exactions sexuelles sont répréhensibles. Une exaction sexuelle est la contrainte, l’irrespect, le viol, la violence des coups corporels ou affectifs, c’est extorquer des faveurs par la force, le pouvoir, le chantage, le harcèlement, le dénigrement de la personne, en bref utiliser la misère sociale dans laquelle la personne vit à cause de ses contraintes auxquelles elle est bornée, la soumettre et la réduire à son seul sexe – et comme dans la majorité des cas : féminin. Dans la prostitution, le principal et central danger est d’abord le proxénète : c’est lui qui fait son « pain de la cuisse » (Jacques Mesrine qui en a tué plus d’un) . C’est lui qui ordonne à la fille des contraintes qu’elle subit de force, allant jusqu’à la drogue dure quand elle est trop réticente à l’ouvrage, c’est-à-dire de refuser d’être une marchandise.

C’est oublier que la plus grande part de ces exactions sexuelles sont commises par les mâles du cru, père, oncles, amis, militaires de passage, etc., que la malveillance à l’égard du sexe féminin se fait sentir sur elle dès le plus jeune âge (des viols sur des gamines de trois ans, cf Dr Denis Mukwege) et que les jeunes filles sont bafouées du fait d’être des filles, d’être de sexe féminin, un être humain de sexe féminin, la femme d’être une femme. On sait qu’en Inde et encore en Chine, les nouveaux-nés filles sont tuées pour n’avoir pas été des garçons ! Et que les meurtrissures que ce sexe de femme subit vont de l’excision à l’infibulation.

Cette « morale » qui sous-tend ces révélations de scandales sexuels (je sais qu’il s’agit de véritables exactions) dissimule la réalité du terrain, comme on dit, où ces malheurs que subissent les femmes sont bien plus importants, présents et pesants que de la monnaie pour des services sexuels quand ils sont librement consentis. Il est très délicat, extrêmement délicat même de parler de cet aspect humain quand on ne sait pas distinguer la malveillance sexuelle de la recherche d’une satisfaction sexuelle que, de toutes les façons, cette morale réprouve hors du mariage ou d’un principe religieux sensés protéger la femme de ces malversations. En Iran, les plus courageuses cherchent encore à se défaire d’un voile qui pèse sur leur pensée du poids de l’entendement d’un monde qui date de plus de douze siècles, et sont mises à terre à coups de pied. Ne serait-ce pas de la malversation, ou de l’exaction sexuelle ? Il faudrait que les anges restent des anges partout, mais c’est oublier la force de la pulsion sexuelle lorsqu’elle N’est PAS SOCIALISÉE, lorsqu’elle reste sous la seule contrainte de la morale qui ne tend qu’à la cacher, comme de la poussière sous un tapis.

Jaboter des exactions sexuelles lorsqu’il n’y a pas de torture, de contrainte (sinon que de tarifs), de malveillance volontaire, de violence à l’encontre de la personne qu’elle soit verbale ou physique, en omettant que l’ensemble de la situation de la femme reste difficile partout ailleurs, c’est participer à une morale qui voudrait que les sexes ne sont pas conçus pour se rencontrer et obtenir du plaisir l’un de l’autre. Le problème réside en conséquence dans l’approche SOCIALE de la sexualité. C’est cet abord social qui donnera à pour la sortir des marasmes de l’individualisme (à l’instar du monothéisme : Moi, Dieu, Je…) en vue de résoudre socialement les problèmes que pose la sexualité humaine. La protection de la femme doit être sociale tout comme on entrevoit facilement ce que peut être un rapprochement sexuel sans violence, parfaitement consenti.

Qu’il soit question d’argent dans cette relation ne regarderait que les personnes, quand on fait fi du fait qu’il y a des riches et des pauvres et que les riches imposent aux pauvres de posséder de l’argent pour vivre. Le scandale de la relation tarifée est celui du possédant sur le possédé qui se voudrait comme relation sociale libre, alors qu’elle n’est que relation de domination de l’un sur l’autre par l’argent. Le possédé ne possède pas cet argent en suffisance pour se dispenser de cette relation (lorsque le maquereau ne s’accapare pas, encore par la violence, de ce pécule). Ainsi, des personnes ont-elles tarifé des prestations sexuelles à des femmes du cru, quoi en dire ? La prostitution des pays pauvres relève de la pauvreté, d’une morale qui ne tient aucun compte de cette pauvreté, et du fait que des riches, capable de la payer (parfois à des tarifs supérieurs à ceux du cru et dans des conditions meilleures), en sont preneurs.

Je ne suis pas pour la prostitution, essentiellement quand elle relève du proxénétisme, c’est-à-dire du patronage qui demande un dû à une autre « cuisse ». Il y a de la prostitution partout où la femme est mise dans l’incapacité de pouvoir exprimer librement sa sexualité et où elle est socialement assujettie à la misère. Des mouvements comme #MeToo et #BalanceTonPorc socialisent certes la victimisation de la femme, mais ne lui donne encore pas la reconnaissance sociale d’être une acteure de sa propre sexualité. Et, pareillement, la sexualité masculine restera pour beaucoup nocive tant qu’elle restera individualiste et non pas socialisée.

Dans un contexte où l’aidant est riche, loge richement, mange richement, etc. il y a quelque chose de dégradant pour la femme qu’elle lui serve de service sexuel. Cette prostitution montre l’incapacité de ces aidant à entrevoir des relations affectives et/ou sexuelle d’égal à égale avec les Autochtones. Il ou elle pourrait très certainement trouver un ou une compagne, sans honte, à ceci près que ce recours à la prostitution montre une affectivité manquant d’épanouissement. D’autant que dans ces pays, la maltraitance à la femme est importante, sujette au proxénète, aux coups, à la malnutrition et autres violence qui lui sont , un grand hélas ! ordinaires.

Ce que dénonce le système de la prostitution est que dans son lieu de vie, chez elle, la femme est déjà maltraitée. Je conçois que cette réprobation soit bien maigre… Je certifier que je ne fais foi à la femme que ce qu’elle me donne : en étant capable, je me demande, hors de la notion parallèle d’Euclide qui dissocie le rapprochement des possibles, comment d’autres ne le peuvent pas : LÀ pèse le nœud du problème.

(vous suivrez toujours avec passion les divergestations de l’auteur de ce blog sur ce site pertinable)