Fin de ce blog

Ce sera au cent-quarantième et unième billet que je vais clore ce blog. Je m’étais donné d’atteindre, dès le départ, une clarification de la *valeur* et j’en suis arrivé à clarifier la *sur-valeur* : la PLUS-VALUE. Je pense avoir atteint ce fanion que je voyais au loin, imperceptiblement dans la foison des faits sociaux, qui, je l’espère, pourra servir de bouée signalant l’écueil de cette fonction sociale présente du patriarcat en mouvement. Je dois à la vérité de mes très peu nombreux lecteurs que vous n’avez en tout et pour tout, pas surpassé le nombre de cinquante, encore que quelques-uns se soient retrouvés plus fréquemment dans une série que dans une autre de mes articles.

Je me souviens d’une phrase de Giacomo Casanova qui disait (à propos de son évasion de la prison des Plombs, dans Histoire de ma vie) qu’une détermination valait sa réalisation (j’interprète, bien sûr… je ne sais plus où j’ai posé ce livre ; en tout cas, son évasion a réussi) et un autre qui affirmait qu’il fallait commencer ses amitiés tôt pour qu’elles deviennent vieilles (Éric Berne, l’inventeur de L’Analyse transactionnelle). Moi je poserais cette pierre à l’édifice des pouvoirs, que lorsqu’on a une idée dans la tête, il faut la poursuivre comme le chevalier talonnait le Graal pour parvenir à boire l’entrejambe de sa Bien-aimée qui vous a maintenu en vie jusque là du plaisir qu’elle trouvait de vivre, épisodiquement (combien dure un épisode ?) avec vous, qui se foutait comme de l’an 40 de vos trucs (comme la grève de l’océan reste indifférent aux patelles que vous trouvez sous les algues pour les manger crues à la dérive de vos sauts) pourvu que vous l’égayez, elle, d’un mot qui la rendre heureuse.

En commençant ce blog, il y a quelques années (le 30 mai 2012… ce qui ne fait finalement que six années !), je doutais de savoir où il allait m’amener, par quels chemins j’allais devoir le parcourir, les contrées que j’allais devoir découvrir, les fatigues que j’allais devoir traverser, les aléas que je devrai affronter, les confrontations que j’allais devoir comprendre, ou même, si j’allais arriver quelque part ! Le plaisir de boire se retrouve autant dans le verre qu’on soulève, l’ami avec qui on converse, que l’ivresse que ce tout contient.

Je ne verserai pas dans la fosse de la fausse modestie, cette sorte de puits sans fond de laquelle autrui doit prévoir un cordage pour vous en sortir (en comptant, non de non, la frustration que j’ai due subir d’écrire sur un clavier électronique, non de non). J’ai découvert le *cul-de-sac de la valeur*, intellectuellement, socialement, sexuellement, car il fallait regarder ailleurs : c’est *là* mon apport à l’humanité souffrante de tant de souffrances stupides et inutiles. On regardait les excréments usinaires, mais on ne voulait pas les voir. On sait intellectuellement que les centrales nucléaires sont des bobards de merde, mais on ne le comprend pas, on n’en fait pas un appui à un refus aussi sensible qu’un abjecte : on l’admet comme une verrue plantaire et on ira chez le médic pour qu’il y fasse quelque chose sans rien y faire, car, lui-même n’a rien compris à la vie qui désire vivre de sa vie.

Mon avis est que rien ne changera. Le monde mange les briques du mur (on disait quand j’étais jeune que quand on n’avait rien à manger, il nous restait « des briques à la sauce cailloux »), on en sent le goût de poussière, la famine arrive à grand pas (cette année, pas UNE abeille dans les tilleuls qui bordent le fleuve) et on continue à croire au pétrole, à la pub qui se cache derrière la pub, elle-même dissimulée derrière la pub (c’est sur Kristaristeau que j’ai dénoncé le système de la pub, comme *morale* de cette société, et même dans un film (qui fait ma fierté) : « Entre sabres et goupillons » : la pub comme la cocaïne – et non pas « l’opium » – du peuple). Alors ? Alors, ayant péché dans le fleuve de temps de cette société de la marchandise son « primium » (c’est le mot aujourd’hui : le « primium ») bien évidemment, je ne peux en ajouter plus quant à ce sujet. Le monde en fera ce qu’il voudra… à mon âge, je ne détiens plus l’innocence, l’inexpérience, la verve, l’impromptu, le jet, la force, l’inconscience, l’odeur, le goût, la sensation, ce plaisir d’aller à vau-l’eau sans crainte, confiant dans ce présent si intense qu’il bouscule et bouleverse tout sur son passage, chez qui la bouteille a peu d’importance quand de la boire apporte tant d’ivresse.

Sur cette rive je dois vous faire part d’une immense souffrance : celle du clavier électronique : mais combien de temps ai-je dû passer à reprendre ces « fautes de clavier » merde de non de non ! Quelle incapacité n’a-t-il pas été introduit dans l’ordonnancement de ces lettres pour qu’il devienne si difficile de pouvoir s’exprimer ? Alors que j’écris avec fluidité sur le papier, la confrontation à l’obstru de ces lettres m’a désappointé *chaque jour*, *chaque* paragraphe, sans jamais apporter à l’énonciation de ma pensée une *facilité*. Parfois, comme Montesquieu, j’en viens à penser au complot contre l’intelligence. J’ai lu aujourd’hui : « C’est étrange… les hommes manifestent si peu de curiosité pour le fonctionnement de leur inconscient. En fait, ils font tout pour rester dans l’ignorance. » (P.J. Farmer : Le soleil noir, p. 219). À ce propos, il n’est pas innocent que Microsoft achète GitHup : l’inconscient *social* n’existe pas, il est seulement une sollicitation à l’achat, à la réalisation de la plus-value : il est « matériellement concrétisé dans tous nos programmes et ce vers quoi on doit atteindre : l’Intelligence artificielle » qui n’est qu’un Intra-Apprentissage (IA) programmé.

Dans plusieurs de mes billets, j’ai insisté sur la « vie » ou minérale ou organique. La vie « minérale », c’est les moteurs à explosion, la vie organique, c’est la propension à l’orgasme. Selon ces deux aspects, nous constatons les anachronismes, les plaisirs et leur but… et l’organisation sociale qui y est corrélative ! Moi ? je ne suis pas innocent : j’aime l’amour des corps, j’aime l’amour incarné, car il me donne à la fois l’esprit et la chair, il me donne la commotion de la communion. C’est un objet et un sujet d’importance telle que je vais en faire un autre blog !

Il n’y a même plus, en ce monde, un endroit où je puisse me rendre pour boire tranquille, à 8 heure du soir.

 

 

Publicités

La plus-value comme auto-care actor

C’est comme la musique : il faut commencer tôt. Debord a commencé à boire très jeune. J’ai erré dans la vie, ce monde, tôt, moi aussi. Bon, j’ai bu aussi jeune que lui, mais je jouais de la musique, du saxophone soprano, le violon des anches. Mais lui, il a écrit et moi non. Et pire encore, mes parents, fort mécontents de mon attitude indisciplinée, m’ont « mis à l’armée » à peine âgé de dix-sept ans. Et l’armée a posé un piège affectif : « Tu restes ou ta famille paye ». Putace. On fait ainsi connaissance avec l’État et sa franche honnêteté, son désintérêt pour la chair (à canon), l’absolu numéro. Mais, on réussit à passer à travers les mailles du filet de l’humiliation : ce n’est pas difficile : dès lors qu’on ne veut pas passer sous les fourches caudines de la connerie, on se trouve comme des ailes qui vous font les survoler, allez savoir comment, mais ça marche, une sorte de ruse. Mais cela ne se passe que si vous passez, réellement, à travers les mailles de ce filets, sinon, vous y restés prisonniers, j’en ai connus.

Le pire, ce sont les mères qui aiment les rires gras : elle vous emprisonne dans le carcan de leur débilité et c’est très pénible. Comment lui dire : « Mais arrête, tu es encore en train de te faire baiser la gueule : on t’impose quelque chose de chiatique et ce rire gras te le fait passer comme de la vaseline dans l’anus, zut ! Cesse donc et prend la bonne décision qui nous protège, nous tes enfants, notre respiration, notre désir d’air ! ». Mais non, l’autorité parentale a ceci de nocif qu’on doit se plier à elle, bêtement. Je déteste les rires gras. Cette graisse contient tant de protection à l’encontre et contre le monde, tant de haine, tant de dédain, tant d’absolu pouvoir comme une colle limaceuse sur votre existence ! C’est un étouffoir à vie. Mais votre mère, hypnotisée par ce rire qui lui rappelle quelque solution possible (en rêve) à quelque lointain problème irrésolu, vous le fait bouffer par la gorge et la racine de la gorge, à en vomir. Et vous le subissez, par devoir filial.

La plus-value comme caractère auto-entretenu.

On peut tout détruire de Ryke Hamer, on ne pourra pas détruire son « Foyer de Hamer » (d’ailleurs, ce n’est pas lui qui a donné son nom à cette hématome cérébral, mais ses ennemis, par sauterie intellectuelle). C’est quoi un « foyer de Hamer » ? Dès le choc du traumatisme *social*, apparait dans le cerveau une scission d’entre la réalité et la réalité : on ne peut admettre ce qui vous arrive et vous vous en coupez. Mais cette *coupure* est RÉELLE, elle se voit dans le cerveau sous la forme d’une variante d’hématome (car il est principalement constitué d’eau) dans un scan du cerveau, sous la forme de cercle concentrique allant du plus dense au centre au plus léger en périphérie. Cet « hématome » est en fait une concrétion de la glie (cette substance qui forme 90 % de notre cervelle à nous humains et 20 % de celle d’une souris, d’où on pourrait penser que c’est elle qui forme notre intelligence et non pas ces « connexions » neurales…) qui s’est amalgamée pour *isoler* la partie cervicale en relation avec la nature du trauma du reste de l’organisme pour pouvoir prendre le temps de s’en guérir. Je vous laisse cela à la réflexion. Les foyers de Hamer ne sont pas une vue de l’esprit, mais une réalité tangible.

Alors on pense.

Nous avons, de nature, une disposition qui nous permet de *prendre notre temps pour nous guérir* lors de l’avenue d’un trauma, d’un événement qui nous a dépassé à tel point qu’on en a vacillé. D’abord, cette isolation « flashe » le trauma, elle le fait oublier, on ne se souvient plus qu’il est arrivé bien qu’on en conservât encore les traces. Ceci est très important : l’oubli du trauma par l’amalgamation de la glie autour de la partie du cerveau relative à sa nature.

Mais cette isolation a un autre effet important : le cerveau, coordonnateur de l’organisme, manque tout à coup à son office et l’organe est tout à coup *isolé* de sa relation au tout par cette partie qui entoure la glie protectrice de la meurtrissure du trauma. C’est *ici* le génie de Hamer et qu’on en veut pas voir. Isolé de la coordination générale de l’organisme, cet organe ne sait plus ce qu’il doit faire et fait n’importe quoi : c’est la maladie. Prenez patience, j’y arrive… à la plus-value…

Ce que nous montre Hamer dans son approche (sait-il qu’il l’a ?) de la cuirasse caractérielle, est que le pouvoir de résilience tient au fait quantitatif de la vitesse de cette dissolution de cette agglomération de la glie autour du point de traumatisme. C’est pas une solution, là ? Que nous abordions l’indisposition du point de vue du trauma ou du symptôme qui en résulte, nous savons comment l’aborder positivement. Qui en prend soin ?

Mais le trauma ne se dissout pas comme l’épine dorsale de la sardine dans l’huile d’olive en boîte : si la disposition se répète, se renforce la protection. Et voilà la cuirasse caractérielle qui montre le bout de son nez ! Un œil fin et aiguisé pourrait *voir* la cuirasse caractérielle de Wilhelm Reich sur un scan, s’il était disposé à y poser son attention. Mais qui veut défaire le carcan de cette société ? Des dispositions techniques sont prises pour supprimer la visualisation de ces « artefacts ». Qui y est disposé ? L’origine de l’asthénie sexuelle, je veux dire, cet amoindrissement de la propension à se donner à l’abandon libre, savoureux et communiquant de l’amour incarné, est visible sur le cerveau, car il s’agit d’une glycation de cette parte idoine, correspondant à ce possible d’abandon qui n’est plus possible. Bon… nous n’aurons pas de solution cérébrale (ce serait si facile) à cette problématique, mais nous avons un chemin d’approche qui peut faciliter celle de son abord : face à l’accore de la côte, qu’on sache poser l’ancre sur la vase, s’il y en a, sur le sable au mieux et si le vent est propice, nous pouvons toujours faire voile pour amerrir sur une plage.

Autour de la résolution dont il est à la recherche, l’organisme (aussi pensant soit-il) tournera et tournera encore. Seule l’aventure, ce qui perd, permettra une solution, car elle seule désappointera ce tournis. En fait, dans la majorité des cas, le trauma est si vieux, qu’on peut, du saut de la gazelle, passer outre… encore faut-il trouver l’occasion de ce saut ! Et encore une fois, seule l’aventure, la perte de soi dans le temps qui passe sur le chemin du monde et ses surprises, le permet, avec un peu de chance et il n’en faut pas si tant.

………

Quel rapport avec le caractère qui prend soin de lui-même en se la jouant ?

En fait, je crois que j’ai tout dit et que cette affaire, le monde de la plus-value me broute sérieux

Fin de ce blog.

les banques et la création de valeur : aucune importance car elles ne sont qu’un outil, « bête et méchant ».

la reproduction (le nombre) comme moteur du patriarcat, le sur-plus, le super-flux, etc.

l’individualisme, le portable. Les amusements qui demandent des objets dynamisés pour eux, et non plus de simples objets inertes avec lesquels le jeu consiste à les dynamiser, soi et autrui pour le plaisir de mouvoir… ce qui émeut ensemble !

Plus-value : la colle à gêne

Admettre la plus-value comme point central de la vie sociale demande une structure de la pensée, je ne cesse de le dire. Cette structure aura deux fonctions : admettre l’état et maintenir en l’état. J’ai décrit la mécanique de l’organique de cette structure dans la glycation. Cette glycation est un raidissement de la souplesse de la respiration de la cellule (nerveuse, musculaire, glandulaire) par le collagène qui s’y immisce à la suite de phénomènes assez divers, mais principalement, l’absence de mouvement, de la respiration de cette cellule. Il y a une multitude de collagène, adaptés à la multiplicité des cellules.

Mais cette explication quasi mécanique de la structure neuro-musculaire ne répond pas à la question du : « Pourquoi un tel phénomène (la glycation dont je parle) se déclare-t-il, persiste-t-il et augmente-t-il même en intensité, jusqu’à la maladie ? ». On le sait : c’est l’apprentissage à la vie prodigué par les éducateurs qu’on rencontre alors qu’on n’y peut encore rien dans leur choix ; et dont les choix ultérieurs dépendent pour beaucoup. Ces gentilles et prévenantes personnes, aimantes au possible, nourricières et dispensatrices de bienfaits font tout pour que vous vous adaptiez au monde, c’est-à-dire à celui dans lequel elles vivent, le leur. Et cette mission (on la nomme : la transmission de la « culture ») sera salutaire dans leur monde, encore qu’elle transporte aussi ses maladies. Je garde sous le coude cette note sur les maladies qui sont pour l’instant une conséquence du phénomène.

[Personnellement, je trouve extrêmement dommage que nos scientifiques de la santé ne se soient pas penchés sur ce phénomène. Ils l’ont décortiqué jusqu’à la molécule (pour ne pas dire : à l’atome) sans rien y comprendre. Ils ont gratté jusqu’à l’os la maladie de la glycation sans rien voir du phénomène lui-même : la rigidification cellulaire par asphyxie. Certains ont recommandé le mouvement, avec justesse, mais sans déceler l’avenue d’une telle anoxie cellulaire qui compense son asphyxie par un apport de collagène. J’ai beau ne posséder qu’un CAP de tourneur (et encore, pas même reconnu pas l’Éducation nationale ! les cons) : lorsque le sucre ne trouve *plus* à se consumer, il se glycalyse et rigidifie la respiration cellulaire. Si moi, perso, pauvre sous-bac, m’aperçois de cette réaction physiologique du vivant, sans que les bac+12 y parviennent, c’est qu’il s’agit d’une *disposition d’esprit* qui ne permet pas de voir une chose aussi simple que la glycation. Bien sûr, je n’y suis pas arrivé comme ça, comme dans un film du moment. C’est le fruit d’une longue, très longue réflexion sur le vivant que l’on est *soi* et comment on est malade, *soi*. La question n’est pas « Qu’est-ce qui me rend malade ? » mais « Pourquoi ne suis-je pas en bonne santé ? ». Je ne suis pas en bonne santé car mon organisme se glycalyse, faute de mouvement. Et qu’est-ce qui entretient le mouvement ? Le désir de la vie, car la vie ça bouge. Et qu’est-ce qui empêche ce mouvement du désir de la vie ? Les dispositions sociales présentes qui, premièrement, empêchent le mouvement de l’amour : le coït, celui qui vous emporte dans la respiration cosmique. Et pourquoi ? Pour de la plus-value : tout doit retourner à soi pour un « + » qui vous accroche au présent comme un morpion au pubis (et ça s’accroche, un morpion !), pour vous restreindre la respiration de la transe amoureuse, la perte du présent dans sa conscience. On veut éviter d’admettre que cette respiration pulsatile est d’origine « énergétique » (celle précisément qui se coagule dans le collagène lorsqu’elle est immobile) car cette pulsation bouscule tout pour pouvoir librement et amplement respirer. Ho ! ne vous en faites pas ! elle est beaucoup plus *morale* que la morale de la plus-value. Seulement, pour l’atteindre, alors qu’on est au stade « glyqué », rien n’est de toute évidence… L’énergie dont je parlais à l’instant, c’est le sucre… enfin… la transformation ou non du sucre et selon le résultat de cette transformation : mouvement ou collagène. Vous comprenez ? La culture est le résultat de la transformation du sucre intracellulaire, en ce sens où l’excédent de cette transformation se développe en mouvement ou en collagène. ¿Entiendes? Ça ? les médecins ne peuvent pas, selon la structure de cette société, l’aborder et le découvrir aux yeux de tous, car ce serait LA révolution. Bon… ne mettons pas le raisin en bouteille, il faut d’abord le vinifier et attendre un certain mûrissement. Se défaire d’une sclérose cellulaire revient à beaucoup beaucoup de souffrance que seule la satisfaction sexuelle (qui n’est, elle aussi, accessible qu’à travers des aventures souvent scabreuses avant stabilisation) peut dissoudre en partie, car on est ce qu’on a été et mourrons avec nos tâches. Et c’est selon ce critère que je vous parle (on ne pourra pas dire « Mais c’est qui ce mec ? »). Je n’ai et n’aurai aucune autorité en quoi que ce soit, qu’on se le dise ! Pire que Bakounine, mon plaisir (le mouvement de ma vie) refuse obstinément (le calcul est rapide pour la limite mortelle, et j’y suis peu transigeant) une restriction extérieure à ma vie à laquelle je n’adhère pas, c’est-à-dire à laquelle je ne participe pas de l’énergie de ma vie. Ça me pose parfois des problèmes, mais on comprend vite que c’est vital, alors… on transige, car mon énergie ne veut pas mourir de cette terriblement longue et lamentable mort qu’est la résignation : elle est immédiatement prête à mourir d’absence obligée de mouvement, normalement en somme, comme un animal sauvage encagé.]

Quand j’étais âgé d’environ dix-neuf ans, j’ai rencontré des femmes vraiment très intéressantes, tant et si bien que je me suis dit que j’aurais bien voulu être une femme. Sentir cette queue en moi, bouger et m’émouvoir des sens dont la nature m’a disposée, sentir son ardeur et ses précautions, ses attentions et ses ruses (ce moment où elle bouge à peine à mon ouverture comme pour mélanger sa mouillure à ma cyprine afin de m’introduire sans précipitation et glissance en me bouleversant le cœur de sa douceur), surtout la couronne du gland (j’ai une couronne légèrement proéminente) frotter cette sensation de chamois intérieur, frôlement et feulement sensitifs, de mouiller pour l’onctueux, m’offrir et me l’offrir, cette verge à la finitude volumineuse qui m’envahit et me comble, qui se meut de plaisir (c’est la finalité, non ?) et ma pinalité de ressentir sa chaleur poindre au fond de ce qui m’identifie comme féminin et en jouit, jouer du mouvement (car n’imaginez pas que je ne sache pas m’y prendre en matière de mouvement, dont le désir de sentir cette grosseur extérieure à moi pour la faire mienne, l’intégrer à mon corps d’acceptation et de déploiement ne peut rester immobile, ne peut que se résorber dans l’attente d’un « pire » que j’attends) et de cette tension dont je me sais la maîtresse, cette rigidification sensible qui précède le moment ultime, dont je me dois de moduler afin qu’il m’amène, lui, l’homme, dans son apogée terminatrice et souveraine détente de moi en lui : ressentir sa pulsation, de loin (car je suis ailleurs) et si proche, si mélangée, si mélangeuse, si mix que je me sens lui et le sens lui en moi de la force de la vie pulsante et l’indescriptible douceur du mélange qui se continue qu’on attendait finalement et qui vient comme un lumière dont chacun de nous est l’huile et la mèche dans le hanap de nos êtres. Et je le prendrai alors dans mes bras, comme un enfant dont on ne veut pas qu’il se perdre ailleurs que chez soi et lui, encore égaré de ce don partagé, d’y fondre, comme un homme que je repêche dans l’océan de nos émotions.

L’espace de deux minutes, et j’ai tout dit ? Non. Il y a trois pas à l’écriture quand la vie en a parcouru trois cent. Tout ce bataclan ne se résoudra que par le con qui prend la pine, éventuellement le contraire, con sentant. L’affaiblissement de la sensation vaginale ralentit en proportion le sentiment du désir de percevoir en soi le gland au bout de sa verge. La réappropriation de cette sensation physiologique d’appétence sexuée outrepasse l’asthénie de la glycation. Il faut du courage, de la ruse, de la détermination et beaucoup d’abandon ; sinon de la curiosité. Je le sais, je l’ai vécu : il faut de la respiration, de l’oxygène provenant du mouvement des poumons. Je ne sais comment démontrer que la plus-value est une asphyxie pulmonaire, qu’elle vous empêche de respirer amplement et vivement, comme le saxophoniste entre en transe de l’excès d’oxygène dans sa cervelle. Faut ventiler. Baisez en ventilant ! Je perçois bien que ce jour, je suis arrivé à la limite de mon devoir, vous me pardonnerez certainement cette carence temporaire qui ne saurait se soustraire à une prochaine solution écrite !

Ne perdons pas la foi.

Quelque soit la religion (athéisme inclus) le premier péché est de se toucher les organes aphrodisiaques pour trouver à en retirer du plaisir. Et la crainte du péché raidit : le seul fait de se dire qu’on puisse pécher limite toute possibilité de mouvement libre du corps alors qu’il ne *se* pense pas encore (en bas âge, donc). Je pousserai jusqu’à affirmer que la peur socialisée (initiée par les parents et autres éducateurs) de la crainte criante du plaisir aphrodisiaque donne la raison de la religion comme prétexte et justification à se raidir, et d’éviter de « pécher » et cette religion (même athée) donne, par ses préceptes, la possibilité de se raidir, de rester raide, ou de vous rappeler que vous devez craindre le péché, crainte de ne pas pouvoir éviter de pécher. On sait tous, mais je le rappelle, que le péché par excellence, c’est de se toucher les organes sexuels pour en avoir du plaisir. On doit donc se raidir contre cette pulsion de la recherche autogène du plaisir aphrodisiaque. Les curés qui savent pourtant tout de cette affaire puisqu’ils doivent sans fin lutter contre elle, 24/24 et quand ils n’en peuvent plus pour s’intéresser à plus labiles que eux, la force de cette « pulsion » à la satisfaction. Je ne dis pas que cette pulsion n’a pas besoin d’une socialisation : je ne parle pas de lupanar. Le péché raidit donc contre le plaisir, pour ne pas fondre du et par le plaisir ; et par conséquence, la religion est un pré-raidissement contre le plaisir sexué. D’ailleurs, la circoncision vous le donne bien en prévision, comme le fait de considérer une de vos mains (la gauche) comme suppôt de Satan ; la femme, l’objet du patriarcat subit pire dans toutes les mutilations de sa chair sexuelle. Cette raideur établie, elle l’est bien *organiquement*, par la glycation à la fois de muscles et des nerfs de sorte à la fois, ne plus ressentir (si possible !) le besoin de plaisir, et à la fois en empêcher la venue, la réalisation. Et tout se change en pouvoir sur autrui et sur la femme en particulier. L’homme est un cheval pour l’homme, un loup pour la femme et un tigre pour l’enfant (je dis « cheval » parce que la mule est plus intelligente que lui).

Cela reconnu, on verra donc toutes une série de variantes de comportements pour contourner, suivant le degré de glycation (c’est-à-dire : la raideur musculaire ici et là de la personne), le problème de l’obtention de la satisfaction aphrodisiaque… et aussi bien les plaisirs autorisés par la société (nous sommes d’abord des êtres sociaux, avant d’être des individus, héhéhé). La marchandise est la principale source de plaisir que la nôtre nous présente. Mais pour accepter la marchandise, comme je le disais tantôt, il faut avoir intégré un *état d’esprit* qui permette de l’assimiler comme évidence de nos relations sociales. Nous intégrons donc, à la fois (une fois encore) le possible de la marchandise et de sa plus-value, *l’état d’esprit* nécessaire pour qu’elle se réalise, et nos satisfactions à travers elle.

Ainsi, glycation = plus-value et inversement : plus-value = glycation, en soulignant deux fois que cette présente forme de glycation est une forme d’adaptation (sociale, humaine) au monde qui dénigre socialement le plaisir aphrodisiaque pour le jeter dans les enfers sociaux et environnementaux de l’immense poubelle qu’il a fait du monde. Quand la marchandise accepte le plaisir « aphrodisiaque », c’est pour la changer en prostitution, en source de plus-value ¿Entiendes? et on ne peut douter de la qualité que rencontre alors ce plaisir, dans la rencontre de sa parité sexuelle. Mon avis est qu’il est indispensable de correctement décrire, circonscrire et tamiser, avec des mots et des gestes, le patriarcat, grand-papa du capitalisme à son mode présentement avancé. Tant que n’auront pas saisis le « comment » du fonctionnement de notre société, *biologiquement* selon la théorie de la cuirasse musculaire améliorée par celle de la glycation (il y en a une troisième et dernière encore, dont j’ai déjà parlé mais dont je ne tarderai pas à ré-évoquer la présence)), il trouvera toujours à perdurer, car il sera toujours en mouvement, se tortillant pour éviter de se faire prendre. Il fait exactement comme une amibe : il s’adapte pour survivre en ingérant tout ce qui lui tombe dessus.

La plus-value vaille que taille

Loin de moi la prétention de vous apprendre à réfléchir : tout le monde réfléchit, bien évidemment et à partir d’un problème, plusieurs solutions sont possibles en fonction du cheminement de cette réflexion et des éléments qui en permettent l’aboutissement (en considérant qu’une solution eut à être radicale). Et on le voit bien, toutes les routes ne sont pas identiques (ne serait-ce que parce que le paysage qu’elles traversent n’est pas le même) quoiqu’elles sont constituées, en gros, des mêmes matières. Des routes « romaines » existent encore, car elles étaient solidement et ingénieusement conçues et fabriquées ; les chemins d’accès aux montagnes doivent régulièrement être débroussaillés sous peine de se voir rapidement impraticable pour le commun des mortels.

Déjà, même, ce discours préliminaire est un complément indirect à votre pouvoir d’observation que je vais vous demander de mettre en branle pour ce qui a précédé comme pour ce qui vient.

La plus-value crée la valeur :
Le Monde : « La “création de valeur pour l’actionnaire” est un ressort majeur du gouvernement des entreprises depuis plus de vingt ans et l’accroissement des revenus des dirigeants des grands groupes par rapport à leurs salaires est bien documenté, en France comme dans le reste du monde. » On comprend bien l’entourloupe : la « création » de *valeur* : on ne crée pas de valeur, mais de la plus-value, et cela dure depuis bien plus longtemps que vingt ans, puisque la *plus-value* est une notion, un moteur et une action inhérents au patriarcat. On cache bien la plus-value quand on a tout intérêt à cacher le patriarcat en mouvement et inversement.

Le chien

Pour saisir les distinctions entre plus-value, valeurs affective (organique) et minérale, l’exemple qui se présente à nous lorsqu’on se promène dans un supermarché, aussi petit soit-il, est le rayon consacré aux chiens et aux chats : leur proportion donne une notion des deux valeurs et de la plus-value qu’on en retire. Et on achète parfois des chiens de « grande valeur » (avec en vue la plus-value de la reproduction) pour davantage y « tenir », en somme, pour s’obliger à mieux les aimer, car ils ont alors une réelle valeur marchande, vu qu’on a dû les acheter chers. Et à la fois la dialectique – ou plutôt, la trialectique qui pourrait expliquer tout cet ensemble dans le monde.

Nous avons donc la valeur affective (organique), la valeur minérale (celle avec quoi on paye) et la plus-value (l’espoir d’affection ou de gain), l’objet du magasin, l’objectif du fabriquant de l’objet, son banquier, celui de ses actionnaires et celle de l’acheteur qui veut garder en vie son affectivité pour cet objet, déjà prêt à payer pour lui et qu’il a déjà payé et de son cœur et de son porte-monnaie. [Ne dites pas, svp, que c’est moi qui suis compliqué, hein ? Commencez à cuire vos légumes à la vapeur et vous allez vite rechercher ceux qui sont les plus goûteux, et pourtant, la cuisine à la vapeur c’est très très simple et peu coûteuse.]

Le chien reçoit énormément d’affection (un type m’a menacé de mort parce que j’ai failli, alors qu’il en était responsable, lui, abimer son chien avec mon vélo). Cette affection, bien évidemment, un humain ne la reçoit pas : c’est un choix, malheureux. Mais on peut s’attarder sur ce choix qui n’est en fait qu’une faillite : n’ayant pas réussi à porter une telle affection sur un humain, on l’a reportée sur un animal, ce chien ou cette chienne qui vous le rend bien (parfois au grand damne des voisins), bien que ce soit loin d’être le nirvana sexuel. Mais, on peut aussi admettre que c’est précisément parce que la sexualité entre humains a quelque part fait faillite, qu’on a adopté cette possibilité de n’en pas avoir avec un humain et de rester dans le dé-sexuel de l’animal de compagnie. On ressent quelque chose de sexuel, mais on en fait rien de vraiment sexuel, le plus souvent. Certains hommes choisissent des poupées, et ils savent qu’ils peuvent en abuser ; pour les animaux de compagnie, je n’en suis pas si sûr. Cette affection est donc, j’insiste, dé-sexuée et l’affection sera d’autant plus intense que cette dé-sexuation de l’affection sera forte. C’est triste lorsqu’on sait que l’affection est un facteur de rapprochement, pas obligatoire, mais réel entre nous.

Lorsqu’on menace de mort, dans le pire des cas, autrui parce qu’on a risqué d’être séparé de son animal de chien – qui, je me permets encore d’insister, n’a pas de sexualité, sinon que de reproduction – c’est que l’affectivité a sérieusement failli son report sur l’humain, vous ne conviendrez. Mais cela se passe à l’infini ! Il a fallu une loi pour protéger des aboiements de chiens et rendre responsable les « propriétaires » de ces chiens des morsures que leurs animaux ont occasionnées, c’est-à-dire pour diminuer les privilèges qu’octroyaient les propriétaires de ces animaux sur autrui, socialement. Il a fallu, socialement, remettre ces animaux « de compagnie » dans le cadre social, tant l’affectivité qui leur est donnée surpasse le droit des gens en général. Il y a des pays où on ne peut sortir la nuit car les chiens détiennent le pouvoir de la rue, non de non.

Premier résumé : le propriétaire d’animal de compagnie vide son affectivité sur cet animal et est prêt à payer le prix pour qu’il survive à cette affection. Je parle d’un *système*, pas d’une personne en particulier. Si l’ivrogne est amoureux de sa bouteille c’est pareillement du fait qu’il ne peux plus aimer l’objet d’amour perdu, mais il ne fera un scandale pour cette bouteille-ci ou cette bouteille-là et, restons poli avec soi-même, en buvant dans un verre. On aime son chien comme « son enfant », de manière œdipienne-inverse, car c’est soi qui se comportons comme un enfant vis-à-vis de ce chien et on le sait et on est d’accord. On en convient, il y a quelque chose de bancal dans cette relation, et il y a une béquille pour la stabiliser : la suppression de son affectivité sexuelle visant l’humain que, même une zoophilie ne pourra compenser. Et je n’en ai jamais douté, je ne parle ici que d’un cas particulier de la relation humain-chien qui présente tant de facettes !

Le retour d’affection de votre chien est indéniable selon une manière de chien. Oui, l’affection est une caractéristique du mammifère, et en cela, englobe une certaine universalité. Elle se loge, selon beaucoup, dans les cellules-miroir, indispensables à l’empathie (et qui vous fait reconnaitre dans un miroir la tâche que vous avez sur le front) qui permet à la mère de comprendre (dans une certaine mesure) les besoins du nourrisson. On retrouvera cette empathie dans la relation maître-chien ou chien-maître dans une destinée différente, non ? Car, pour le maître, ce retour d’affection est *l’objet* de l’animal de compagnie : sans lui, point de chien ! On cherchera donc à protéger cet *objet*, à le nourrir, à le protéger, le choyer, à lui octroyer une liberté allant bien au-delà de ce qu’on concèdera à autrui, sauf son caca et son pipi : il devra les faire dehors, sur les trottoirs ou dans l’herbe verte où il ne sera plus possible de pique-niquer sans son odeur et la collade. Là encore, il a fallu poser un « holà ! » de civilité obligatoire en disposant à droite à gauche des sacs à crottes (il faut apprendre à mettre la main dans le sac pour saisir la crotte et retourner le sac sur la crotte, hein ?)… mais qui y obéit ? Ce retour d’affectivité est puissant non pas dans l’intention du chien, mais dans la personne qui la reçoit : c’est la personne qui reçoit ce retour d’affectivité qui donne l’intense et l’intention de ce retour. Il est à la fois le but, la recherche, le moyen et la raison d’être de l’animal de compagnie, c’est ce qui fait sa « valeur affective » dans son aspect scabreux, si je peux dire. Ok.

Bien évidemment, la personne au chien est un sujet de la société : si celle-ci donne trop peu d’occasions de (se) recomposer une affection humaine sur une autre, elle compensera, comme on dit, sur un objet. Bon, c’est aussi une question de courage d’outrepasser ses habitudes pour quérir le vrai qu’on désire en place d’un édulcoré, tout aussi sincère de chien qu’il soit. Mais je sais que ce n’est pas si élastique, que ce n’est pas une aventure facile, et même dangereuse dans sa solitude et ses déboires…. ou ses aventures. M’enfin, c’est aussi un choix de société que de la faire (ou de refuser de faire ce qu’elle veut faire de vous) selon ses désirs de chaleur humaine, pas canine.

Nous avons, incidemment, une variante de la minéralisation de la valeur dans le chien, l’objet de l’affectivité. Attention ! cette variante de minéralisation est encore organique, elle est comme la glycation cellulaire : la cellule est encore vivante, bien qu’arthritique. Alors ? le passage de l’organique au minéral ? Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les faits : revenons à notre couloir dédié, en super-marché (aussi petit soit-il) consacré aux animaux de compagnie. Car la minéralisation de la valeur *est* sociale, la plus-value *est* sociale : c’est le fondement du capitalisme qui cache derrière son petit doigt le patriarcat en mouvement ! Si notre adorateur canin était seul au monde, point de capitalisme ! Or, il est intégré à une organisation sociale des êtres humains, un à un, tous, dès la conception jusqu’à sa mort. Tous.

Bon… je pourrais parler de dieu, de la drogue, du pognon, des femmes, des bourreaux, en place de chien, vous le savez, n’est-ce pas ? Toutes les raisons seront bonnes pour la torture dès lors qu’on trouve le point d’appui de l’objet affectif, l’obstination dans l’obtention de ce qu’on désire comme compensation de l’affectivité qui vous manque et de celle que vous auriez voulu donner. On vit, et on doit vivre et on ne peut que vivre et les moyens d’existence ne conditionnent la conscience que dans la mesure où y a été déposée l’affectivité qui vous permet de continuer, bancale, de vivre. Ma sœur m’avait posé cette question, alors que j’avais 14 ans : « Dis-moi, Capys, qu’est-ce qui est vrai dans : “C’est les conditions d’existence qui détermine la conscience” ou le contraire ? » J’y avais répondu: « Les deux, sans doute » pensant qu’il s’agit d’abord d’un mouvement allant de l’une à l’autre. Elle m’avait dit que c’était une phrase de Karl Marx : « Les conditions d’existence déterminent la conscience ». Il avait à moitié tord, sur ce coup-là : les possibles d’expressions affectives déterminent la conscience, et certes, elles sont conditionnées par l’existence, mais aussi par ce qu’on veut d’elle, ce qu’on attend d’elle, soi et de ses possibles d’orgasme. Sinon, je ne serait pas à écrire ces trucs que j’écris en ce moment ! Cela dit, je n’avais pas autant aidé ma sœur que je l’aurais voulu, mais elle me connaissait bien : j’étais toujours sincère avec elle.
Karl Marx, tant décrié parce qu’il remet en cause le *travail* – et combien il a raison ! – et que le travail, si on regarde bien est le centre de ce monde qui pourrit tout sur son passage, a oublié, parce qu’il était amoureux et que cela ne lui a jamais manqué à travers celui de Jennifer (Johanna Bertha Julie von Westphalen) et de ses enfants, l’amour. Comme l’amour ne lui a jamais manqué, il ne sait pas que la *plus-value* est le substrat de ce manque… quoi que, de toutes façons, les dispositions de son époque ne lui permettaient pas d’aller plus loin que *l’économie du travail* : le capitalisme qui cache derrière son petit doigt le patriarcat en mouvement sous sa stricte forme *monétaire*, minérale. Son pote Engels s’était appuyé sur les travaux de Lewis H. Morgan, mais là encore, Morgan n’avait pas abordé l’aspect sexué de l’humain dans ses relations sociales. Il a fallu attendre plus tard, après Freud, Malinowski, par exemple. Selon moi, il y a toujours une limite à ce qu’une époque peut admettre de possible révolutionnaire, hélas, car je vois bien, aujourd’hui, par les extrémités « écologiques » qu’elle crée à son encontre, qu’elle traine trop pour pouvoir se survivre (les derniers écrits de Wilhelm Reich sont morts avec lui, en prison). Quand cela sera-t-il mon tour ? Cela n’a pas d’importance, même si je suis peu lu, l’Internet est un moyen de diffusion des idées, dit-on.

Revenons à notre chien comme symbole du bras de levier de la plus-value. Nous avons un être naturellement doté du pouvoir immense de l’affectivité qui la déploie sur un animal autre que son genre (homo sapiens) homo, hétéro, plury, sapio, trans ou bestio. Dans bien des crimes, on tue toujours la femme parce qu’elle ne vous a pas apporté la satisfaction (n’hésitons pas!) sexuelle qu’on en attendait. Mais, bougre, que fais-tu de la vie ? Si tu n’en escomptes plus aucun espoir, que ne la laisses-tu à autrui ? Parce que, toi, TU ne te sens pas capable de trouver ailleurs (aventure de l’incertitude du oui et du non) ce que tu recherches de la vie, qu’es-tu pleutre d’elle ! Il faut bien comprendre ce que la « valeur affective » implique (selon ses propres critères) comme droit sur autrui, sur l’objet sur lequel il la reporte. Est-ce une base communautaire juste ? Ne m’octroie-je pas un *droit* sur autrui dont il n’a que faire ? Et quel est le prix de ce droit ? La valeur que j’accorde sur la personne dont j’attends cette satisfaction et celle que je donne à ce que j’en veux éprouver. La valeur bannie la liberté d’autrui de disposer à son escient de ce qu’elle est.

Mettons (absurde, car les chiens ne valent pas les cochons) que je me mette à « vouloir » le chien de mon voisin, alors je lui propose un *échange* (c’est la seule chose qu’il comprendra dans son *état d’esprit* décrit plus haut) : si je mets un *prix* haut, il est possible que je parvienne à compenser l’affectivité qu’il donne et celle qu’il reçoit de cet animal, contre un autre *objet* : ce prix. Mais quelle sera cet « autre objet » : une chose *universelle* bien sûr ! On a saisit : l’argent ! Hum… je suis allé très très très vite en besogne, pardonnez-moi. Aussi je reviens à ma source selon sa lente transformation en ru, bien qu’elle court les pentes.

Le principe de l’animal de compagnie est la résignation de n’avoir pas pu trouver (ou autre verbe) une équivalence affective sexuelle, sinon je ne parlerais pas de « chien ». J’ai vu des jolies filles dépenaillées des relations affectives qu’elles avaient vécues, compenser par un animal de compagnie : c’est évident, car nous, humains (à moins de maladie affective grave) nous ne pouvons pas nous dispenser d’affection, sexuelle ou non. La résignation à l’absence de sexualité est une *résignation*, non de non ! Demandez-moi de savoir si la résignation à la catastrophe écologique que nous vivons y correspond et je vous répondrais : « Oui ! ». Qui est capable d’arrêter de *travailler,* non de non ? de son propre chef et d’en assumer l’aventure ? La résignation sexuelle ne permet *plus* aucune aventure, de quelque nature que ce soit ; la résignation ira même vous reprocher de l’avoir dérangée. Si les filles ont totale légitimité à refuser toute violence, elles doivent aussi savoir que nous vivons dans un monde patriarcal et qu’elles se doivent d’énergie à le modifier selon la douceur de leur vulve et de leur vagin.

La transformation de l’organique en minéral se passe de manière très simple : *cette* compensation. Je suis face à autrui qui désire ce que je possède, et ce que je possède est d’affectif, obligatoirement, sinon j’en ai rien à faire ! Il faut que mon affectivité se résolve à l’objet pour quelle trouve une équivalence en minéral. Des relations que j’entretiens avec les gens, la connerie est incommensurable dans sa *mauvaise foi* : dès lors qu’autrui est dénigrable, quoi qu’il dise est du déchet, même s’il a « raison », je veux dire qu’on ne lui donne pas même le souffle d’un doute d’une raison : qu’il existe. Incommensurable : c’est sur cela que je m’interroge : la *valeur*.

La *valeur* est incommensurable : elle n’a pas de prix, sinon celui dont on espère obtenir au mieux, qui est le moins pire selon le critère de la valeur. C’est pour cela qu’elle ne se satisfera jamais de son être : elle court sans fatigue après ce qu’elle est, elle « plus-value » sans cesse et sans fin. L’objectif que je m’étais fixé en commençant ce billet était de prouver que la plus-value est le centre de l’existence de la valeur, et non pas le contraire. C’est un fait universel : les cris des encouragements au foot, comme ceux des cambistes sont orientés vers la *plus-value*, leur but, leur fin, leur infinité, leur conception du vivant « mort » comme dirait Marx. Il s’agit toujours et sans fin d’avoir « + » et c’est cela la maladie. Lorsque notre caniniste achète les produits destinés à son canin, il réalise (et il le sait) la plus-value de son affection visant ce canin. Cet achat lui est indispensable pour qu’il réalise (*réalise*) cette affection socialement : il la reconnaît dans cet achat. Il *minéralise* l’affection qu’il porte à cet objet dans l’achat des soins qu’il lui prodigue. Le paysan qui a un chien lui donne des rebuts, la plus-value, le meilleur ; quand le chien fait chier le paysan, celui-ci le tue, tandis que le caniniste désire tuer autrui.

La plus-value n’a donc pas seulement un aspect purement économique, elle est surtout *affective*, c’est le manque de Marx. C’est dans la recherche d’un meilleur *minéralisé* (en dehors de l’organique) que se coagule la plus-value. Elle comble sans jamais y parvenir le manque affectif qu’elle refuse de se reconnaitre, tant la honte de sa résignation obnubile les libres possibles de cette affectivité. La valeur est une compensation affective depuis que le patriarcat existe, ce débile n’a pas compris qu’il perd tout à ne pas *valoir* la femme à son égal, de sorte que la relation entre elle et lui en soit réellement satisfaisante. À bas les chefs, non de non, ce ne sont que des coins au présent !

La plus-value comme pingritude

Reprenons depuis le début : il y a une année environ, je découvre que la valeur est un affect, au même titre que l’amour, la colère, etc. Spécifiquement humain, cet affect englobe l’ensemble de la vie humaine : sociale, amoureuse, sexuelle. J’ai dû montrer que cet affect, comme tout affect, demande une naissance, une croissance, un apogée et une mort ; pour un objet précis sur lequel il s’agglutine, comme la bave de la limace sur la feuille de pomme de terre qu’elle est en train de crouter. Cet affect est donc sujet à des plaisirs et des frustrations qui ont deux conséquences, grossièrement : l’indifférence ou la douleur, la première plus fréquemment liée à un repu, l’autre à un manque. Ces deux réponses ont des implications qui s’étendent pareillement sur l’ensemble de la vie humaine. La valeur, en tant qu’affect spécifiquement humain, pose son regard sur l’ensemble de sa vie, à ses variations et variantes près. Ok.

Cet affect – la valeur – se porte, comme les autres affects, sur des objets, des choses ou des êtres vivants, ou le souvenir de ces choses et de ces êtres. À la fois l’affect se retrouve dans l’objet et à la fois l’objet le renforce dans sa satisfaction d’exister, de se mouvoir et de le faire sentir dans la personne (un minéral – robot ou IA – n’éprouvera aucun affect de quelque nature que ce soit) qui l’éprouve et en éprouve la perception. En tant qu’affect, issue du monde du vivant, la valeur est d’origine organique. Comment fait-elle pour se minéraliser dans l’argent ?

Quelle est la relation entre la valeur « organique », celle qui tient à cœur (« … ce qu’on désire s’achète à prix d’âme » disait Héraclite) et la plus-value qui donne alors une minéralisation à cette valeur initiale ? Comment cette transformation a-t-elle eu lieu et quand ? Quel intérêt (quel bénéfice le malade a-t-il à conserver sa maladie) ? Pourquoi la plus-value contient et détient-elle le besoin d’une minéralisation, pourquoi a-t-elle besoin de devenir un objet pour exister ?

Je vous égare dans le brouillard de toutes mes questions, car la plus-value n’est pas une finalité (telle qu’elle est présentée dans la théorie de la valeur), mais un *moyen* d’obtenir de la plus-value. Je ne sais pas si K. Marx l’a dit à son propos (à moins que ce ne soit sur la « valeur »), mais la plus-value est une tautologie, une lapalissade : elle ne peut exister que par elle-même, comme les mathématiques, à partir de ses seuls prémices, de sa seule syntaxe et de son seul vocabulaire. C’est ainsi qu’on peut expliquer la valeur comme le résultat de la plus-value, et non pas l’inverse où la plus-value devient un détail de la valeur.

Reprenons (j’insiste, car j’ai bien conscience d’aller, encore une fois, à contre-courant du monde, zut de zut, de montrer quelque chose « au bout de son nez ») : on insiste sur le fait qu’il faut une valeur de base pour que puisse se matérialiser une plus-value, une sorte de pourcentage de valeur ajouté à cette valeur initiale. C’est faux. Outre le fait qu’il faille déjà minéraliser la valeur de cet objet (n’importe quoi ), c’est *l’idée* qu’on aille (désire, quémande, etc.) en obtenir de la plus-value qui demande une valeur minérale à l’objet : si cette idée est absente, il n’y a pas de plus-value possible et on peut se demander en quoi cette valeur est-elle alors une valeur minéralisable (elle peut très bien rester dans le chaud de son organique). Vous comprenez ? Car c’est la minéralisation de la plus-value qui demande la minéralisation de la valeur, et non l’inverse ! Une valeur affective reste une valeur affective, elle ne peut demander une plus-value, et bien qu’elle puisse aussi se focaliser sur un objet, elle restera organique : palpitante, vivante. Dès lors que j’escompte, que j’ai le désir d’un « + » extérieur à l’objet (ou que cet objet est intolérablement extérieur à moi, à mon désir de compensation affective), cette valeur doit trouver une minéralisation, à la fois dans l’objet et dans une substance minérale extérieure à l’objet. Ce qui est important n’est pas la « valeur des choses » mais la plus-value qu’on cherchera à en augmenter.

Et on ne peut douter que *derrière* l’idée de la plus-value, il y a celle du profit et pour qui ? pour celui qui crée cette plus-value. Quand je conçois la valeur comme affect humain, c’est quand cet affect dégénère en maladie qu’il recherche un profit, non l’inverse. Prenons un exemple tout bête. Chacun reconnaît la position affective, sociale et sexuelle de la femme dans notre société capitaliste qui cache derrière son petit doigt le patriarcat en mouvement. On sait combien le manque est important, cruel et dont la résolution est crucial pour une équilibre satisfaisant dans la société humaine, écologiquement. Hébé : pourquoi la femme est-elle précisément l’objet le plus visibilisé de la publicité ? Parce qu’à elle seule, elle *est* tout ce qui manque pour justifier la plus-value : c’est l’image de la femme qui conduit à la plus-value. Mettez une société où la femme serait socialement, sexuellement, affectivement égale à l’homme, faute d’un *manque*, il n’y aurait pas de plus-value. Sans plus-value, qui irait acheter un tas de tôle rutilant, vrombissant et polluant ? qui même aurait l’idée d’en fabriquer un ? Je n’ai pas dit que la femme est le moteur de la plus-value, mais que la plus-value justifie la position sociale, affective et sexuelle dans la société qui l’a inventée non pas parce que la femme détient une valeur, mais bien plutôt est espoir de gain, une plus-value, sans que *jamais* elle ne profite de ce transfert d’affectivité, de sexualité et de socialité.

La plus-value est toujours corrélée à un *état d’esprit* qui permet, en auto-justifiant son système, de gagner de l’argent (c’est-à-dire : de réaliser de la plus-value !), et sur n’importe quoi : un vagin, une image, un canon, un jouet ; le lait maternel résiste encore. La plus-value a ceci qu’elle paraît insaisissable parce qu’elle touche à tous les aspects de l’humain et qu’un de ces aspects étant toujours plus douloureux que les autres, on va éviter de l’aborder alors qu’il doit être intégré à l’ensemble de ce qu’est l’humain. La plus-value est son propre point d’appui pour exercer son bras de levier sur la vie, sans égard pour le reste, la blessure qu’elle inflige à la chose soulevée, la vie, avec l’autre extrémité de son bras de levier, pas là où elle abaisse n’importe quoi, mais là où elle soulève. Et oui : il y a deux points d’appui dans un levier, sinon il ne soulève rien !

Il y a donc deux valeurs : une organique et l’autre minérale qui est la première minéralisée à travers la plus-value. Je pourrais dire (j’emploie le conditionnel pour ne pas trop paraître abrupte) que la valeur organique est du genre de l’amour, du prestige, et autre choses de ce genre. Il y a une relation immédiatement *vécue* entre ce sur quoi l’affect se reporte et soi ; tandis que dans l avaleur minérale, il y a un intermédiaire, on l’a compris : tout ce qui était immédiatement vécu s’st changé en représentation. C’est LA différence entre les deux valeurs : le vécu immédiat ou médiasé par un objet qu’il en est devenu image. La valeur organique détient en soi l’image qui la fait vivre et qui lui donne chair ; tandis que la valeur minérale demande un intermédiaire extérieur, un objet extérieur détenant l’image de la relation, les modalités de la relations et la finalité de la relation. Quand la valeur organique souffre ou jouit de sa chair, la minéralisée reste indifférente à la souffrance et même à la jouissance de la chair que sous forme de possession, d’objet extérieur.

Bon, on va me dire que de toutes façons, une relation est toujours une image, une modalité selon l’image qu’on s’en fait et la finalité de cette image : l’amour pour une personne obnubile la pensée, formule vos comportements et ne veut atteindre que la satisfaction, ok. Mais de quel parallèle parlons-nous quand on se réfère à la valeur minéralisée ? C’est qu’elle cherche un profit, elle aspire à vivre une plus-value et ne tend qu’à cela : on voit qu’ici, la chose est extérieure à la chair, même lorsqu’il s’agit d’un service sexuel alors que dans l’organique, hébé, c’est organique : la vie ne parle pas de minéral, mais de chair. Bien sûr, je ne vous convaincrez pas de la justesse de ma découverte (qui ne vise qu’à la suppression du mode de fonctionnement de ce monde par la description de sa base matérialo-affective, « historique » : la plus-value) : si vous vous n’en voulez pas, il me sera très difficile de vous la faire admettre. Ce que je cherche c’est de vous mettre la puce à l’oreille, que vous réfléchissiez un peu à cette affaire.

Tenter de découvrir le basculement en importance de la valeur organique à la plus-value, au désir de retirer du profit d’une relation, pourrait peut-être permettre d’éclairer de loin notre sujet. Car, en vous demandant d’être pointilleux sur le contenu, s’il s’agit que d’un rapport social dans la plus-value, dans l’organique il s’agit d’une relation sociale. Il y a eu donc un basculement de l’une à l’autre, pou rune raison qu’il nous reste à découvrir ! Un basculement qui a transformé la relation en rapport (dites-vous bien que j’utilise ces seuls deux mots à cause de ma pauvreté sémantique, je suis absolument sûr qu’il doit y avoir une multiplicité d’autres équivalences pour nommer cette forme d’antagonisme entre les deux « valeurs »). Ce basculement a transformé le sens initial de ce que le mot valeur voulait d’abord dire, en plus-value. Le mot « profit » ne permet pas une glissade aussi aisée que celui de « plus-value », vous en conviendrez, car la recherche d’un « profit » peut demeurer organique, lorsqu’on cherche quelque moyen de transe pour augmenter l’entropie entre des personnes poursuivant le désordre amoureux, par exemple : c’est pour elles profitable en intensité de plaisir… commun ; et nul n’a acheté l’autre, sur ce point particulier.

Il y a une trentaine d’années (comme quoi ce problème me tient à cœur depuis assez longtemps) j’avais écrit un petit texte intitulé « Sans titre, ni médaille » : il parlait du prestige comme forme de relation sociale et de sa déformation dans le capitalisme à travers, fréquemment, l’accaparement de celui d’autrui au moyen de l’argent, directement (j’achète) ou indirectement (je flique) suivant le consentement du « possesseur » du prestige qu’on convoite et la promptitude avec laquelle il est plus ou moins près à le céder, ce prestige. Indéniablement, le « prestige » *est* une relation sociale indispensable à l’humain (je pense au circuit de la kula) pour combler je ne sais quel absence du regard d’autrui. Le prestige est lui aussi un affect humain. Et ici, à nouveau, nous distinguons deux « prestiges » : un organique et l’autre minéralisé. Alors… qu’est-ce que le « prestige minéralisé » ?

Y a-t-il une différence fondamentale entre un grosse bagnole rouge et un brassard kula ? Le brassard (ou le collier) kula est une aventure collective, pluri-ethnique, périlleuse et trépidante : on vit la kula comme on mage, boit, aime, etc., mais pour la seule satisfaction sociale de deux bandes, au moins, que rien n’associe autrement, et de faire partie totalement d’un immense circuit de relations s’étendant au-delà des mers. Le détenteur d’un brassard kula resplendit sur sa bande, car sans elle, il n’aurait rien pu. Je me souviens de la parole d’un Sori à qui, à son départ, un acteur ému disait qu’il avait été vraiment très heureux de l’avoir rencontré, qui a répondu : « Remercie mes amis : c’est eux qui m’ont permis d’être ce que je suis ». Et personne ne cherchera à s’accaparer du prestige d’autrui, non seulement parce, comme je le disais à l’instant, ce prestige rejaillit sur la communauté, mais : Quelle idée y aurait-il donc à vouloir remplacer le meilleur pour ceci, alors qu’il y a tant de place pour autre chose ? On aime effectivement vivre soi le prestige, mais on aime aussi à le voir hors de soi, mais non pas dans un objet, mais la personne qui, par une histoire commune, se trouve détentrice de cet objet. La bagnole rouge ? J’y reviendrait tout à l’heure.

Initialement, l’or (le métal) revenait au roi (l’argent, le métal, à la reine), car l’or est un morceau de soleil et que le roi est dispensateur de l’indispensable soleil : sans lui, rien ; anthropomorphisme de base. Tout or qu’on trouvait donc ici ou là revenait au roi pour que celui-ci le *re*-distribue au monde, de sorte que le monde ne s’en trouvât point dépourvu. L’or est la fois son pouvoir de vie (et accessoirement de mort) mais aussi l’assise de la Vie en lui, du soleil comme promesse de vie sous représentation humaine (m’enfin, il n’y a que l’humain pour avoir des idées pareil…). La récompense (toi tu auras plus de « vie » parce que tu as…) et les spécialisations professionnelles (dont la gloutonne armée) ont obligé à sub-diviser l’or en représentation de lui-même, puisqu’elle émane toujours du roi dispensateur de soleil. Dans notre cas, la valeur minéralisée est passé d’une représentation prétentieuse (comme si le roi était un dispensateur de vie ; de mort ! plutôt !) de la vie maîtrisée par l’humain où cette vie était encore organique pour glisser vers des objets plus triviaux, tel que de nourrir des soldats et des ouvriers dont on s’est accaparé des subsides (comme la femme qui allaite, c’est toujours le plus nourricier qui trinque dès lors qu’on parle de plus-value : maçons, paysans, maraichers, bouviers, bergers, etc., ceux qui ne font pas l’histoire et pourtant lui prodigue ses denrées alimentaires). À croire que l’humain qui fait l’histoire n’aime pas sa condition de chair et cherche à s’en extraire par l’abstraction et qu’est-ce que la plus-value, sinon qu’une abstraction ? Abstraire de la valeur, de la vie, du vivant la vie.

Ok, et la bagnole rouge ? Le mec qu’a la bagnole rouge, il a aussi accès à pléthore de nanas qui ne demandent que sa richesse. Ha oui ! mais le chef de village trobriandais, il a lui aussi plusieurs femmes ! Alors ? Les femmes du chef trobriandais (hormis le fait, comme l’a montré Wilhelm Reich dans « L’Irruption de la morale sexuelle », que cette chéfitude était en transition vers le patriarcat) représente les alliances et autres unions d’avec d’autres villages, dont les chefs « ont », eux aussi, plusieurs femmes (et ça leur pose un grave problème de satisfaction sexuelle qu’ils sont peu capables de combler et donc… cocuage social avec interdits, notion de « pureté sexuelle », etc.). Ces femmes représentent une relation sociale de village à village. Il n’en est pas de même des femmes du mec à la bagnole rouge, qui, si elles représentent quelque chose, c’est la paupérisation dont elles ont voulu s’extraire en réussissant à fréquenter (en sachant lui plaire) le gugus. La femme a toujours eu une étrange solution dans le patriarcat et sous des prétextes toujours plus biscornus les uns que les autres. Le mec a la bagnole rouge ne représente que lui-même et sa caste dans la possession de la bagnole rouge, il ne représente pas la liesse d’une aventure collective, à moins de considérer l’aventure comme d’exploiter immédiatement autrui par la plus-value. Le mec à la grosse bagnole rouge, il a dû marcher sur la tête d’autrui, comme je dis, en laisser d’autres dans la misère physique (ce qui revient à dire : physiologique) qui mène à un amoindrissement caractérisé de l’aptitude à la générosité, à rechercher le vrai, le juste et le bon, pratiquement : la police est là pour vous remettre de l’ordre dans vos idées, éventuellement. Le nombre de voiture brûlées ne décrivent pas la puissance de la pauvre revendication, mais l’intolérable revendication d’un meilleur ; et les mains et pieds arrachés sont une faute inhérente à la protestation et non pas des flics qui utilisent des engins meurtriers à l’encontre des citoyens.

Le prestige que retire le Trobriandais de la possession (dont il n’est pas le propriétaire, mais un intermédiaire de qui on se souviendra dans sa temporalité) ne vient pas précisément de l’objet, mais de la manière dont il lui a été transmis, dont il est le  dépositaire et qu’il retransmettra ensuite : les qui, le comment, le quand. La bagnole, elle, a été acquise avec de la plus-value minéralisée : de l’argent. Qu’importe son origine (arme, nucléaire, jouet, prostitution, pétrole, poisson, cosmos, drogues pharmaceutiques et autres), l’important est la quantité de plus-value acquise. Dans le collier kula (dans le circuit kula, les brassards vont dans un sens, les colliers dans l’autre), l’aventure fait la force de l’objet, l’aventure vécue, bien sûr, non pas par l’objet qui, bien que pourvu de prestige, reste un inerte, mais par l’humain, en bande organisée, qui ont été le chercher pour en vivre un vécu et en causer. Oui, le gus à la bagnole fait partir d’une caste ; non le Trobriandais n’est pas désintégré de la société dans et par laquelle il vit, bien au contraire : il apporte le prestige dont il est porteur à la gratification de tous. L’identification devient baveuse quand elle jalouse du fait de l’incapacité dont on fait preuve par impuissance à ne pouvoir obtenir l’image qu’on désire : elle est inaccessible ! car c’est une image.

Il y a l’idée d’être au-dessus des autres (même si on crée de la misère pour cela) dans la bagnole rouge ; le collier kula est une activité sociale restant hors de la requête d’un calcul de réciprocité. Il n’y a pas de calcul d’être « au-dessus » d’autrui, sinon que de détenir un prestige qui fera certes parler, mais par sa « valeur » propre, pas par sa minéralité. Ce n’est pas seulement l’idée du prestige qui guide l’aventureux sur les mers du sud, mais l’aventure qui, au retour, se montrera dans l’objet (en fait *les* objets, car ils sont toujours plusieurs pour plusieurs transactions – échange avec palabres –, comme on dit). La bagnole rouge n’a fait l’objet d’aucune aventure pour être possédée, sinon la hantise du manque de plus-value.

On commence à percevoir, dans le brouillard dans lequel je vous traine depuis un moment, une ou deux bouées indiquent la proximité de l’entrée du port et aussi, là où il ne faut pas se porter, ou se laisser porter. Notre sujet (la plus-value comme initiatrice de la valeur marchande) est épineux du fait que nous vivons comme le poisson dans l’eau dans son jus. Elle imbibe tout, a tout imbibé, jusqu’au refus. Dire en résumé qu’elle est un *état d’esprit* n’est pas encore suffisant en soi. Il manque quelques arguments pour que cet écueil de la dénégation puisse être perçu dans son aspect acéré et tranchant faute d’avoir pesé à leur juste mesure ses conséquences néfastes. Car, un moment, il faut trancher de l’acéré, non ? De fait, la plus-value est (devenue) l’interface du monde, l’image entre soi et le monde. On ne voit plus le monde qu’à travers l’image (ou le filtre) de la plus-value, tout ce qui est du monde. Un *état d’esprit* est une disposition neuro-musculaire permettant de pouvoir vivre dans le milieu où on vit, d’en supporter les aberrations, et de les commuer au besoin comme défense de sa propre existence. Seule l’aventure peut déstructurer un état d’esprit ; et dans notre cas, ce sera une sacrée aventure, je vous le dis !

La structure de cet *état d’esprit* comprend le mode de penser, la pensée restant généralement assez libre de vagabonder où elle veut (et notamment, dans le « peut-être » qui fera peut-être l’objet d’un autre billet). Le mode de penser c’est des chemins tout tracés, dès l’enfance, que l’adolescence a stratifiés. Aussi, si l’aventure ne vous a pas frôlé avant ce puissant moment de la puberté, elle risque fort de s’avérer peu accessible. La transe n’y pourra rien, sinon qu’adoucir les aspérités d’un vécu symptomatique. Avant, c’est positif : il y a de la capacité, de la souplesse indispensable à l’abord du peu connu. Mais il faut parfois toute une vie pour rattraper ce qui n’a pas été vécu sous la contrainte du calcul de réciprocité. Je pense que d’avoir tété le sein maternel assez longtemps augmente les chances positives de l’aptitude à la transe déstructurant sensiblement cet *état d’esprit*. Mais je diverge, car l’amour, le possible de pouvoir donner l’amour et se donner à la chair est le point pivot de la certitude. Et puis, l’appui de l’écriture !

Concrètement, la plus-value se pense comme la recherche du profit à l’encontre d’autrui. Quand on a la plus-value pour boussole, on recherche le gain. C’est-à-dire qu’on calcule la réciprocité. La réciprocité n’est pas l’objet de la relation, mais l’objet devient l’objet d’un calcul… de réciprocité : que vas-tu me donner en échange ? Qu’on trouve « normal » de calculer la réciprocité dans une société capitaliste qui cache derrière son petit doigt le patriarcat en mouvement, cela parait évident. Mais dans une société où la relation prime sur l’objet, ce calcul est totalement absent, tant et si bien que le mot pour le dire est absent, comme chez ces 250 habitants d’Indonésie qui ne connaissent pas le mot argent, ou travail. Ce calcul de réciprocité n’est concevable comme normalité que dans une société où la plus-value a tout noyé dans son poison.

Il y a une organisation ponctuelle et fréquente, à Haïti, qui se nomme « la combite » (konbit) : lors d’un problème lié à la collectivité (une route dégradée, un champ en friche, une maison écroulée, une récolte, une passerelle avachie, etc.) les gens se réunissent, eux, élisent un « chef » pour qu’il réponde à la coordination commune qu’ils ont établie. Ce chef disparaît dès que l’ouvrage est achevé. L’ouvrage profite à tous, directement ou indirectement (une maison profite à la communauté puisque la personne qui en bénéficie fait partie de la communauté). Il n’y a pas de recherche de profit et pourtant, ça fonctionne. S’il y a une « réciprocité », elle est différée, en ce sens où on est (on se sent) redevable du service rendu ou encore qu’on la redemandera peut-être un jour. L’ouvrage s’effectue dans la gaité, et son achèvement est l’occasion d’une fête, à nouveau. Cette organisation est universelle : on lui donne divers noms, tels qu’entraide, solidarité, etc., les SEL ont été une tentative de remise sur pied, avec le « une heure égale une heure ». Elle a été mis au ban de la société par la plus-value où tout doit rapporter à un « chef ». La plus-value est centralisatrice puisque tout doit revenir à un pivot pour s’y voir amassé (on se souvient des riches d’une époque antique grecs qui étaient condamnés à mort pour n’avoir pas suffisamment redistribué leur richesse aux yeux des gens qui, pourtant, se devaient de les révérer quelque part du fait que si ces chefs étaient riches à cause d’une responsabilité qui a glissé avec cet accaparement : notamment, la redistribution des terres agricoles contre une redevance, alors que le résultat de leur culture revenait à la communauté). La recherche de réciprocité ou d’équivalence minérale (le calcul de la réciprocité qui minéralise la réciprocité différée) peut être conçue comme justification *morale* de la société de la plus-value, dans une lutte contre la paresse de quelques uns, mais ces derniers sont souvent, précisément, les riches ! Les riches ne travaillent pas : ils s’occupent, ce qui devraient être la généralité humaine, alors qu’elle *travaille* et que, parfois, en guise de punition, on ne lui donne pas même la possibilité de se prendre elle-même en main et en charge, à force de police et de lois.

En matière de morale, vouloir s’accaparer du prestige d’autrui, c’est admettre (sans vouloir le savoir) qu’on est trop nul (et on le sait) et trop prétentieux pour accéder à ce qu’on désire – on estime ne pas posséder d’équivalence sociale à sa propre mesure : un simple problème de narcissisme en fait ! – ; de plus il faut y participer et y donner tout du sien. Et une obstination s’obstine à vous faire admettre que vous devez avoir ce que vous désirez pour correspondre à ce que vous percevez, vous, de ce que vous êtes par rapport à autrui, bien que vous ne puissiez l’être par vous-même, trop peu habile (et vous le savez) pour n’avoir pas su vous intégrer à ce qui donnerait bien plus de prestige en laissant votre égo sous vos fesses. Ce n’est pas ne pas avoir de prestige que je veux faire, mais ne pas faire que vous puissiez en avoir sans donner de vous-même, et pas par l’argent, pas par une quantité, mais par une qualité de la vie que vous êtes et possédez. Mais quand vous obtenez par la plus-value le prestige d’autrui, vous vous justifiiez d’avoir correctement agi, même à l’encontre d’autrui, puisque vous possédez ce qui a justifié votre action. Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais les concessions qu’on lui fait.

L’idée du profit trouve sa minéralisation dans la plus-value : on donne une valeur minérale (une objet universel : « l’argent, la marchandise des marchandises ») à un objet et on le fait acheter avec un « + » de cette valeur minérale et on « gagne ». La plus-value est la création de valeur et la justification de la valeur. Rechercher de la plus-value aux objets ou aux services (la force de travail, qui n’est qu’un passage de temps à autre chose qu’une occupation libre : on achète la liberté de l’usage du temps d’une vie) est *une disposition d’esprit* contenant ses propres critères de justifications. C’est le rôle de la psychologie de décrypter cette disposition d’esprit comme elle le fait avec les diverses formes de la folie, même si à priori, elle doit l’aborder comme un fait « normal » pour s’apercevoir que quelque chose cloche dans la relation à autrui. J’ai de tous temps été intrigué par la recherche de pouvoir sur autrui (ce qui fait de moi quelqu’un d’invivable, car je détecte cette recherche avec vivacité) et ses *modalités*. La plus-value est **la** modalité du pouvoir sur autrui.

Le glissement de la société à filiation matrilinéaire au patriarcat avait pour savon la reproduction en place du plaisir dans l’accouplement humain. Auparavant, il n’y avait pas de relation entre cet accouplement et la reproduction, il n’y a qu’à peine sept millénaires qu’on s’en est rendu compte de deux manières : l’élevage en enclos et le viol (le premier en Mésopotamie et en Égypte, et l’autre dans l’invasion des Doriens en Grèce). On contemple un tableau qui n’est déjà pas très beau à voir, n’est-ce pas ? Corrélativement, apparaît le désir de pouvoir sur autrui par des objets, par l’intermédiaire d’objets et ces objets sont des objets susceptibles « d’échange », c’est-à-dire d’appui à une recherche d’équivalence de réciprocité. L’écriture est née de ce processus, à Sumer, il y a cinq millénaires, environ, avec la bière. La naissance de la plus-value est synchrone à celle du patriarcat. Sa minéralisation sera plus tardive (le salariat), mais le pouvoir *par* l’objet (un sbire ou un larbin) y est pleinement déployé.

Puisque ça c’est ainsi passé (encore qu’il faille le décrire correctement et nous sommes bien lacunaires, parfois) il fallait bien que ça se passe. Mais tenter d’expliquer ce « c’est comme ça » permet d’en détecter des erreurs défavorables à des relations sociales satisfaisantes pour nous, tous. Ici, ce qui a péché (c’était aussi la naissance du Verbe – la petite voix alliée à l’écriture qu’on entend quand on est fin soûl – et du monothéisme) flagramment, c’est la réduction du rapprochement sexuel à la reproduction – qu’on se le dise ! – alors que le premier « chef » du rapprochement sexuel est le plaisir : bien que postérieure, la première a rejeté le second dans les oubliettes nauséabondes de l’autorité et de l’utilitarisme, id est : de la plus-value. Sur cette catastrophique transformation du plaisir en plus-value, s’étend depuis plus de sept milles ans, le désastre que nous avons devant nous, aujourd’hui, « écologique » où *tout*, absolument *tout* a été pourrit jusqu’à la molécule pas la plus-value, du libre ressenti du vagin à « tu accoucheras dans la douleur », du gland asthénié au sang du cordon ombilical, de la tomate insipide à la pomme hyper-sucrée, au vin chimique et la « pisse d’âne » et j’en passe : **tout**, l’amour, la générosité, la recherche du vrai, du beau, du juste ; même l’herbe des près n’est pas sure, comme on peut le constater à l’observation des glaces éphémères de l’Arctique.

Arrivés à ce point proche de la grève, jetons un prudent coup de sonde. Que me reste-t-il à démontrer pour la justesse de ma thèse ? Que lui manque-t-il pour être suffisamment comprise de sorte qu’elle enclenche rapidement un mouvement contraire à la déperdition où nous mène la compulsion compressive de la plus-value ? Est-il possible que la sexualité autrement vue et approchée que sous l’angle débilitant de la plus-value, trouve à se régaler de nos jours sans que la douleur des asthéniés devienne par trop rédhibitoire ? Je pense modestement qu’en prenant la partie de ma thèse où je ne fais que montrer l’emprise de la plus-value sur la vie, devrait seulement suffire, le reste trouvant sur cette base, de large assises pour s’affirmer socialement.

Prenons l’exemple de l’enchère : est mis à la concurrence de l’acquisition, un objet à la plus-value la plus importante à la fois pour l’acheteur et le vendeur. Mais, outre l’objet des désirs, il faut au moins être quatre dans cette affaire : le vendeur de l’objet, l’acheteur de l’objet, au moins un autre acheteur de l’objet et un commissaire-priseur (qui donne et certifie le prix). Dans cette bataille, il y aura encore quatre enjeux : le gain du vendeur ; celui du priseur ; la nique à faire au concurrent qui vous faisait concurrence, moi et lui, quoiqu’au moins deux, bien sûr ; et l’acquisition à proprement parlé de l’objet par un des concurrents : « Ha ! je l’ai ! ». On voit que c’est un système qui tient sur quelques points – affections assises sur le désir de pouvoir, revanche, narcissisme auto-compensatoire – qui s’étayent tous les uns les autres : sabordez-en un, et c’est le tout qui sombre. Mais les trois qui resteront régénéreront le quatrième qui manque, car c’est une question de survie pour eux. Vous comprenez ? C’est un système auto-résurectionnel, comme dans les livres d’horreur de SF, car la plus-value surnage, comme l’huile, jusqu’à l’épaisseur d’une molécule (on utilise ce phénomène pour briser l’eau furieuse des tempêtes), et point de produit miracle pour la dissoudre, sinon qu’une totale indifférence – le calcul de la réciprocité doit disparaître pour que disparaisse la plus-value –, dans l’espoir que le soleil brise la cohérence de ses chaînes, lui, la source de la vie – et sa copine la lune, la modulation de cette vie sur notre si jolie planète.

  • Résumé : Ce n’est pas la valeur qui crée la plus-value, mais l’inverse : la plus-value (l’espoir de gain, le recherche de profit, le calcul de réciprocité) est à l’initial de la valeur. Vouloir en finir avec le monde de la valeur minéralisée, revient à supprimer tout recours à la plus-value.

La part rôle et l’hymne âge

Si j’avais eu à choisir un monde dans lequel vivre, je n’aurais certainement pas, à l’expérience, choisi celui qui existe à présent et duquel je ne peux en rien me soustraire, n’ayant qu’une vie et un seul billet sans retour. J’ai beau faire : je n’arrive pas à m’y adapter, je veux dire à y puiser même avec une toute petite épuisette d’enfant de trois ans (celle qu’on voit sur les plages pour capturer des toutes petites crevettes, s’il en reste ! dont les tréssautements de prisonnières émerveillent cette petite fille et son petit copain), une toute petite satisfaction, tant je le trouve *médiocre*. Même les crevettes ont goût à pétrole.

D’abord, ce monde est croyant. S’il ne croit pas en des dieux ou en un seul qui est au-dessus de tout (et qui ne connaissent rien à la mortalité), c’est pour s’arroger un droit sur autrui qu’il croit ou non à la même baliverne. Croire augmente la réalité de soi dans un monde médiocre et en augmente la médiocrité.

Ensuite, ce monde croit aussi en l’argent : la plus-value minéralisé. Et quand je dis qu’il y croit « dur comme fer », aujourd’hui, c’est « dur comme silicium ». Ce dispositif caractériel est un désastre : on *est* dans le mur et la poussière de notre pollution nous entre par tous les trous, sans qu’on la reconnaisse encore, alors qu’elle baigne notre sang, et même celui de l’embryon. Mais on s’en fout, car cette croyance est si puissante qu’elle aveugle tous les *sens* des trous. Ne serait-ce que le bruit que cette société génère : personne ne l’entend plus : il fait tant partie de la vie qu’à manquer on comble ce qui reste de silence par un bruit supplémentaire (on nomme cela de la musique, alors que personne ne joue de la musique, c’est un outil de transmission sonore qui le fait à votre place, puisque vous êtes devenus impotents à jouer, vous, de la musique. Et quand vous chantez, vous hurlez, car on ne vous a non plus pas appris à chanter, c’est tellement désuet, en classe de terminal, n’est-ce pas ?).

Dans ce monde, y étant seul pour ne pas dire « isolé », je m’ennuie terriblement, car si je suis seul c’est que je n’ai trouvé personne pour jouer à la socialité. Je casse les burnes à tout le monde, je n’ai pas de la conversation « légère », je trouve le foot et le sport du summum du ridicule (encore que je n’empêche personne de les pratiquer, mais ça crie ! non de non qu’est-ce que ça crie !), je n’aime pas *le travail* (or tout est organisé autour, par et dans *le travail*), bref, je me demande ce que je fais ici. Mais un humain ne devrait pas avoir à se poser la question : on le fait naître là, assez tôt, il peut aller ailleurs, mais perso, je n’ai nulle part, car tout est identique : mes plaisirs n’ont pas de correspondance, étrange, non ? Alors ? Qui suis-je et que fais-je ici ? Vous emmerder, sans doute.

Mais même cela, je n’y arrive pas, car je ne puis vous emmerder que par ce que j’écris… et comme je ne suis pas lu, je n’emmerde personne, sinon mes voisins lorsque je leur demande de faire moins de bruits de musique, disqueuse, burin, perçage, cris d’entraîneur, etc. Non pas que je sois con, ou un « petit con », non… simplement je suis posé ici, sur ce cailloux, en France et que je ne sais pas pourquoi j’y suis et qu’on m’y fait chier, comme je m’y fais chier (encore qu’avec un environnement sonore non agressif, je saurais m’en contenter ; et l’absence de bureaucratie, aussi, bien sûr). Le hiatus c’est que je pourrais me contenter de ce que je suis, mais qu’on se manifeste toujours avec beaucoup de négatif à moi, notamment, par le bruit. Combien ce monde est bruyant, non de non ! Il est si bruyant, que des gens ont cherché sur sa superficie (qui est quand même grande) terrestre des endroits où règne le silence de la nature, et qu’ils ont galéré un max pour en trouver ! C’est comme de pouvoir voir le ciel nocturne, pareil : il n’y a plus un endroit, en France, d’où on puisse contempler la beauté de la Voie lactée : de la lumière, il y en a partout (peur du noir, les filles ? et de quels garçons ? quelle éducation ? quel loup-garou ?) : on voit à Paris, des feuilles sur le arbres proches des luminaires pousser vertes en février à cause de l’éclairage !

De plus, quand je vous emmerde avec mon baratin, vous vous écartez, de sorte que je me retrouve tout seul. Ce cercle est bouclé. Pour soulever le poids de la solitude, il faut (on le sait depuis un Grec qui voulait s’en prendre au monde, le coquin, s’il avait trouvé des appuis), un point d’appui et un bras de levier ; encore que ce soit à demi juste, puisqu’il s’agit d’un déséquilibre à provoquer et que la théorie des leviers s’exerce sur les cailloux célestes, aussi bien (les points de Lagrange sont l’absence de point d’appui et pourtant le levier est là !). Bon, je diverge. Mais la solitude c’est lourd, et l’absence de point d’appui se ressent beaucoup plus que la présence d’un bras de levier. On est toujours disponible à la rompre, cette satanée solitude, mais il faut être deux, et avoir un caractère malléable, « sociable », ce que je suis loin de posséder. En fait, il a s’agit (il me semble dès le départ) d’un aiguillage où j’ai préféré la sincérité à la fourberie, l’avenance à l’hypocrisie, la générosité à la mesquinerie, un plaisir du juste en place de celui du faux, et de la sexualité comme source plutôt que l’abstinence. Ok, je vois qu’il y a cinq aiguillages, mais peut-être que l’un suivait l’autre, après tout, et en désordre, pourquoi pas, non ?

Ce qui me désappointe, c’est que ce bruit ne cache plus celui des oiseaux, des hirondelles, car il n’y en a plus. Il n’y a plus de moustiques, il y a un ver de terre toxique qui conquiert le pays des vers de terre locaux qui n’ont que la mort comme point de rencontre (et on sait, pour ne pas l’avoir oublié, combien sont importants les vers de terre dans « l’éco-système », encore qu’ils ont été dessimés au millième par l’agriculture industrielle), les pêcheurs se plaignent de n’avoir plus de poissons dans la Seine et s’ils en pêchent c’est pour les rejeter car immangeables car pollués. En fait, dites-vous bien que je suis un lascar qui attend dans son coin, caché derrière le mur dans l’ombre, qui attend, dis-je, que tout s’écroule, et votre bêtise, ignorance, travail, argent, mesquinerie, violence, haine du vivant qui bouge (Ha ! il bouge ! Quelle horreur !), injustice, bureaucratie, police, politique de merde, et autres grands banquiers, héhéhé. À mesure qu’avance cette « civilisation », recule la vie. Cette civilisation transporte la mort : partout où elle passe, tout trépasse. Elle pourrit tout, par sa chimie, son pétrole, son caoutchouc, ses bananes, son huile de palme. En fait, c’est son *mode* d’existence qui est mortifère, et elle ne sait rien faire d’autre, car faire autrement, c’est lui donner la mort (peut-être), c’est-à-dire redonner à la vie l’ampleur dont elle a besoin pour respirer sans l’humain débilité par le travail et la plus-value. Mais quand cette « civilisation » s’écroulera, il sera aussi trop tard pour moi, car elle a gangréné l’ensemble du monde… et cela ne changera rien à ma solitude.

On ne peut pas dire que c’est la technologie dont il est capable qui a obstrué l’entendement de l’humain, bien au contraire : à un tel point de progression, cette technologie aurait dû depuis très longtemps (le 21 mai 1968) l’alarmer de ses nuisances. Non. C’est la plus-value comme ancrage comportemental qui a bouffé l’entendement humain. S’il lui en restait encore un peu, c’est à ce moment-là qu’il aurait dû retourner *le travail* du côté de l’occupation, car cette technologie lui laissait encore de l’espace pour penser en dehors d’elle. Aujourd’hui, qu’elle a tout envahit, la tête est sous l’eau, la paille pour respirer trop étroite, et la suffocation n’est pas encore pénétré la conscience, tandis qu’il est déjà trop tard. Et si 68 n’a pas réussi, je me demande ce qui pourrait réussir aujourd’hui ! Toutes les critiques sont des détails qui tournent autour du « poteau-mitan » (les problèmes de la plus-value et de la satisfaction sexuelle qui sont comme le choual et le loa) sans le voir, s’y cognant parfois, encore que c’est pour se demander ce que cet objet peut bien faire dans un tel endroit où les jérémiades, les bousculades et les hésitations s’entrechoquent selon les lois de la « quantique » (je suis à la traine : aujourd’hui, on vit dans les cordes ! – je crois que je l’ai déjà donnée, celle-là, mais elle est bonne quand même).

Quel monde dérisoire que d’entendre une sirène hurler ; de voir un pont entièrement recouvert de voitures moteur en marche à l’arrêt ; un politicien épandre son alt-chimie ; un CRS tabasser un mécontent et lui envoyer de loin des « grenades » explosives et lacrymogènes (ça veut dire : qui fait *pleurer*) ; des fraises en France provenant du Chili ; de la nourriture dopée à l’additif ; du pain à sur-gluten pour faire des grosses bulles bien élastiques ; on pourrait dire que la réalité qu’il crée de son monde ne lui agrée pas et qu’il doit la travestir. Il n’est ni capable de voir sa réalité ni celle qu’il crée, il doit en conséquence habiller son monde d’un halo ou d’un maquillage pour paraître « + » qu’il ne l’est (alors que ce que l’humain, initialement, est une chose assez extraordinaire, et cela devrait *largement* lui suffire : il sait faire de la musique pour danser, de la bonne bouffe, du bon vin, etc. des maisons en terre bien solide et peu dispendieuses en « énergie », etc., tout cela loin des centrales nucléaires, et j’en passe). Mais comme il baise mal – c’est-à-dire qu’il ne sait pas aimer –, et qu’il a la plus-value pour boussole sociale, il ne peut *que* travestir cette triste réalité qui est aussi le sort qu’il s’accorde… mais qu’il accorde par la même occasion à l’ensemble du vivant, des poissons à sa faune biotype, de l’air qu’il respire à l’eau qu’il ne peut plus boire, aux sacs plastiques aux parties de l’océan anoxique, à la *terre* qu’il cultive, habite, exploite à mort. Personne ne se demande : *Pourquoi la bêtise humaine est-elle si incommensurable ?* C’est l’addition de toutes les petites bêtises humaines ensemble qui crée ce monde de chiotte, comme le dit un riche. Et chacune sachant bien ce qu’elle est, elle trouve « normale » celle des autres, de sorte que cette addition passe inaperçue, malgré son volume et sa densité. On va punir un type qui fume un joint de l’herbe qu’il a cultivée dans son jardin (qui a donc squeezé les dealers et leur mafia, les filles qui fréquentent les dealers, les grosses bagnoles, scooteurs de mer, vedettes, -villas, etc. des dealers) et pas un vendeur de bombes exposant ses engins de mort dans des salons, tenus périodiquement, pour mettre en concurrence les plus létales suivant les circonstances du moment : le peuple de toutes façons ! Ou, car on peut me dire qu’il n’y a précédemment aucune relation de l’un à l’autre, du paysan qui épand sa chimie de mort (les -icides) sous la fenêtre d’une école pour jeunes enfants ; et si je ne me concède encore pas cette dernière comparaison, du pharmacien qui vend ses produits qu’il ne fabrique plus, dont il n’est pas responsable et qui lui rapporte beaucoup de sous. C’est ça du dérisoire.

J’ai toujours été étonné de trucs qui n’apparaissent pas à l’humain alors qu’il les a devant les yeux. C’est les engrenages qui ne sont pas bien ajustés : celui qui tourne du besoin d’amour n’a pas la même denture que celui qui veut en donner ; celui qui scande les pulsations est de marche irrégulière (on ne sait pas à quoi est quoi) ; l’auto-perception des trépidations est irrationnelle, elle ne tourne pas rond ; la roue qui commande la succession du séquençage présente des lapsus (ce qui provoque des problème d’histoire et d’historique). Je vais vous raconter une histoire. En ce moment je suis en plein créole. Et le Créole parle le créole. Bon. Et le créole est aussi vaudou ! Et dans le vaudou, tout le monde a peur des zombies (cela dit, les zombies n’ont rien à voir avec le vaudou, mais simplement avec l’exploitation de l’esclave rebelle anéanti par une drogue, une magie). Alors c’est quoi l’étymologie du mot « zombie ». Je cherche partout… que des bêtises. Et puis, je tâte de la langue, du créole. Il y a des généralités entre le créole et le français. J’avais lu le livre « Tituba, la sorcière » (que je recommande pour saisir l’esprit « nègre » (Ho ! toi, le Nègre !) et le Blanc, le con). Le Noir « entend » le monde, le Blanc le voit. Ce qui a deux conséquences sur la vie *intérieure* de l’impétrant : la vivacité de sa vie intérieure. Le Blanc, monothéiste (avant j’écrivais « monodéiste » pour montrer, qu’encore et toujours, jusqu’au possible du vocabulaire, sévit l’emprunte du monothéisme) voit et le Nègre entend, car la vie est autour de lui et il la sent vivre en lui. Le Blanc est clairvoyant (si on veut, hein…) et le Noir « clairaudiant ». Aussi, quand il lui a été obligatoire d’apprendre le français, il l’a fait par l’oreille (en fonction de la « dé-prononciation » du « r ») , et non pas par les yeux. Par exemple : il entendait les liaisons entre les « s » et les voyelles, il ne les avait pas lues. On dit « zavocat » pour « les » avocats, « zanmi » pour « les » amis, etc. Et quoi de « zombie » ? hum… les « zomb’e », non ? L’étymologie du mot « zombie » c’est « ombre » : des êtres qui marchent comme des ombres. Un zombie est une ombre qui *travaille*. Alors, je me suis posé la question, comme je l’ai dit au début de ce paragraphe, d’essayer de reconnaître une raison pour laquelle on n’a pas donné rapidement l’étymologie du mot « zombie » comme celle que je viens de dire. Je le sais : c’est parce qu’il est lui-même une ombre qu’il ne peut donner à cette ombre son sens. Il ne pouvait pas la nommer, il aurait eu honte d’être ce qu’il est. La honte cache la vérité, et ça la cache bien. Hé oui, comme on ne sait qui on est, jusqu’à en avoir honte, on ne risque pas de hasarder à s’en sortir. Le problème de la honte, c’est comme la masturbation, avant on l’a, pendant il faut la chasser, et après, *si ça a été satisfaisant*, elle a disparu, sinon elle double de force, de cette force dont on a pas réussi à se défaire dans et par la masturbation. Et comme cette force vous dépasse (puisqu’elle vous donne la honte de la honte) elle fait de vous une ombre de vous même. Dans ces conditions, trouver l’étymologie du mot « zombie » revenait à tourner autour du pot, comme on dit.. et c’est ce qui s’est fait ! alors que c’était si simple et facile ! Quel amusement ! La clé consiste à savoir se concentrer pour que ce soit satisfaisant ! Hahaha ! Et ce qui ajoute à cet amusant, c’est que des mecs qui se disent des têtes n’ont pas de queue ! Les conséquences de cette « découverte au bout du nez » sont nombreuses et les énumérer n’apporterait pas, à mon sens, plus de précision sur l’insondable prétention du zombie du sexe. Ça se voit sur le visage de Macron, de Wauquiez, de Sarkozy, de tous les politiques (la Mémé compris), énormément de policiers, une très grande partie des juges, la plupart des syndicalistes ; et nos pauvres sombres qui vont chaque matin au *travail* pour gagner leur croute, élever leurs mômes, trouver les habits des mômes, payer le loyer et ses adjuvants, et le reste, toute honte bue.

L’objectif commun du dérisoire et de la honte, est de détourner l’attention du point central et d’empêcher d’y faire le bon focus de sorte à éviter de trouver une bonne solution au problème de la misère humaine. Vous savez pertinemment que je ne possède pas de solution et que ce n’est pas à moi, pauvre écrivain, d’en proposer directement une. J’ai assez de puissance comme ça de diriger votre pensée selon le déroulement de mes mots pour que je me rajoute un pouvoir. Il y a un seul véritable pouvoir, celui de la parole. Tout ce qui empêche l’expression de la parole est à proscrire de toute société. La parole est libre. Il ne faut avoir peur d’aucune parole : toute parole contient un sens qui correspond à l’état présent de l’ensemble des gens qui forment une société. Il importe de comprendre ce sens pour, soit y trouver une solution, soit le placer honorablement dans la liste des bonnes dispositions à entreprendre, ou plutôt « proches du présent, particulièrement ». Il faut aussi apprendre à classer par ordre d’importance ce qui n’en a pas de ce qui en a. Ne pas hésiter d’user de maltraitance avec ce qui n’en a pas et choyer ce qui en a. Une conscience du pouvoir du pouvoir est très importante : le pouvoir, oui, mais le sur-pouvoir, non ! Il sera alors indispensable de cultiver le sens du pouvoir comme science sociale à l’école (si on adopte pour une autre forme, il faudra aussi l’intégrer dans l’éducation civique de nos enfants). Aiguiser ce sens comporte deux chapitres : ce que l’on peut et ce que l’on peut faire faire aux autres. L’humain est doté d’un pouvoir : *le pouvoir*, oui certes comme la plupart des mammifères, mais chez nous s’ajoute la parole, comme je le disais tout à l’heure. Il ne doit en rien y avoir un pouvoir *sur* la parole, jamais. La parole est libre (on ne le dira jamais assez). Le pouvoir a un sexe, bien sûr : il faut que l’un et l’autre s’explique avec assez de doigté pour faire comprenne à l’autre son mode de fonctionnement et comment il est perçu et se perçoit. Ne vous en faites pas, nous aurons toujours nos parts de mystère ! Il faut en finir avec les chefs, non de non. C’est possible avec de l’entrainement (ou de l’auto-entrainement), de la fraternité (sororité incluse) et un peu de patience temporelle et les uns vis-à-vis des autres. C’est pas facile de sortir d’un tel bourbier que le patriarcat et sa plus-value.

À cela s’ajoute que le dérisoire et la honte décrivent et font voir le monde, non pas « exactement », mais, à l’inverse de ce qu’il est réellement… misérable, socialement, sexuellement, et affectivement (rien que la relation salariale est une preuve globale). Dans ses manifestations artistiques. Et plus ça va, et plus c’est confus, et donc confondant. Le Blanc « voit », disais-je et beaucoup passe par l’image, animée ou fixe. Je vais vous dire un grand secret : rien n’est plus facile que de faire dire à une image ce qu’elle ne dit pas, car une image ne dit rien, une image n’a pas la parole : ce qu’elle dit vient d’un comment tarteur. Une image ne peut rien dire, car elle n’a pas la parole : elle dira toujours que ce qui dit quelqu’un. Ce n’est pas innocent que dans le mot « image » il y a le mot « mage ». Une image ne doit jamais se voir attribuer une parole, et encore moins, la parole : elle passe après la parole qui est la transmission immédiate d’images verbales. On ne doit pas apprendre à décrypter une image, mais à la voir ; non pas la regarder, mais la discerner.

On rira bientôt parce qu’un voleur se sera cassé la jambe en tombant de son échelle, et on rira aussi quand un autre voleur et de plus menteur évitera l’emprisonnement parce qu’il aura cassé une tirelire du fisc. On va pleurer parce qu’un voleur se fait prendre, et on va pleurer sur ce policier mort sur son chemin de travail. Le fait du voleur est de ne pas se faire prendre, sinon ce n’est plus un voleur : pleure-t-on parce qu’il ne l’est plus ? Quand un policier meurt (comme les 3/4 des policiers : en se rendant au boulot ou en faisant du sport) serait-ce parce qu’il ne pourra plus exercer son pouvoir discrétionnaire que lui a délégué la régalienité de l’État ? La honte d’une image est quelle cache son dérisoire, et inversement ; mais par contre, le dérisoire d’une image n’est pas la honte de ce qu’elle cache, mais ce qu’elle montre ! Toutes les images, sauf l’écriture (dessin compris) exclue.

La plus-value comme représentation

La plus-value n’est pas une dose ou un pourcentage, c’est une idée du monde réalisée par une dose, un pourcentage.

Sans discriminer qui achète quoi, actuellement, dans le cadre de la marchandise, l’acte social par excellence est l’ACHAT. La tristesse du dépenaillé est qu’il se trouve dépourvu dans le monde marchand et ne pouvant pas acheter de l’excédentaire, il est réduit à devoir restreindre son achat à l’utilitaire, à n’avoir pas accès à de la sur-valeur. Au plus tu peux acheter, au plus tu es social et adulé par les démunis ou les pairs en raison de cela. La « richesse » c’est la plus ou moins grande capacité d’acheter et plus c’est cher, plus ce qu’on achète contient de plus-value, de la « valeur », et on montre (socialement) plus que l’on est riche… et plus on peut faire de la société ce qu’on veut, car (comme on dit) « Tout s’achète ». Cette richesse possède une minéralisation qui est l’argent : l’argent contient quantitativement en soi une représentation de cette richesse, de la capacité de plus-value sur les êtres et les choses… alors qu’au contraire, on ne montre sa richesse que par l’objet : on n’étale pas son argent, mais des objets.

Lorsque je dis « Le patron achète le temps de l’ouvrier, mais pas à sa juste VALEUR », encore faut-il estimer cette valeur à son juste prix, vous comprenez ? Et ce juste prix ne peut s’évaluer qu’à la hauteur de la plus-value que ce patron va en obtenir, son espoir de gain. Cette « plus-value » est la valorisation du monde, des gens, des objets. Elle est si incrustée dans la socialité des zhommes qu’elle en est devenu leur parangon d’existence : êtres-vous dévalué (en fait : manquez-vous de “plus-value”) et c’est le suicide. Avez-vous méjugé (à perte, bien sûr !) de la gestion de votre “plus-value” et c’est la mort sociale. Ce n’est pas la valeur le pivot social, c’est la *plus-value*, de soi, de son sexe, des objets, des actes sociaux : la valeur n’est qu’un support à la plus-value, un moyen, son moyen d’exister, vous comprenez ? La valeur est le point d’appui de la plus-value pour que celle-ci soulève et déplace le monde à sa mesure.

Le jugement de valeur (qualification) de votre patron pour l’occupation qu’il achète de votre temps (salaire) correspond à la plus-value qu’il en espère… et exploite de votre niaise innocence. Vous jugez vous-même que vous n’avez aucun « droit » de vous mettre en grève définitive, c’est-à-dire, à cesser de travailler définitivement pour que ce système de valeurs cesse de vous pourrir la vie. « Valeurs » avec un « s » car ce que vous pensez vous de votre temps n’est pas comparable à ce qu’en pense un patron, et vous le savez bien : la valeur n’a pas d’équivalence, bien qu’elle fasse partie d’un marché (de dupes, en ce qui vous concerne) car, de cette « valeur » dont on vous serine les oreilles au bruit de celui que vous faites en travaillant, et qui vous empêche d’en discerner les variantes, n’a pas la même signification SOCIALE pour vous que pour lui. Si pour vous, cette socialité se résume au loyer, bouffe, enfants, etc. pour lui, il s’agit de ce que vous jalousez, en sous-cape : la plus-value qu’il se paye sur votre ouvrage. Cependant, il ne vous vient pas à l’idée que cette plus-value est précisément ce qui vous emprisonne et vous empoisonne dans  la vie. La transformation de votre temps d’occupation en TRAVAIL, vous déresponsabilise à la fois de ce que vous faites de cette occupation et des effets, des résultats de cette occupation : jouets ou fusils, c’est du pareil au même du moment où vous percevez un salaire. Mon dieu, quel monde médiocre ! Cette inconscience, c’est la plus-value, car l’inconscience se monnaye par l’acceptation de ses mesquines et pitoyables conditions d’existence. À tel point qu’il parait naturel de vendre son âme pour de l’argent, laquelle vous portez disponible au plus offrant, au plus minable salaire qui soit, pour l’achat d’un peu de pain, comme on dit (ce n’est pas à moi que vous devriez prononcer l’accusation d’être « sans pitié », non ?).

Karl Marx a très bien défini et démontré ce qu’est la plus-value, mais du seul point de vue de la valeur. Les gars de Palim-psao ont parfaitement démontré ce qu’est la valeur, mais ils sont restés bloqués sur elle. En cela, rien ne bouge. Ma valeur à moi, celle dont je me sers pour décrire cette organisation « sociale », ce sera d’avoir montré que « la plus-value est la mesure du monde », en tout : affectivement, socialement, sexuellement. Chacun court après la plus-value pour se donner une valeur… sociale, affective, sexuelle (l’expression “mettre en valeur” dit bien qu’il s’agit de plus-value, de sur-valeur ; quand on dit que quelque chose est “valable”, en vérité, elle est “évaluable” : elle reçoit une plus-value).

La problématique ne réside plus dans cette observation erronée qui remarque qu’il faut de la valeur pour que se manifeste de la sur-valeur, de la plus-value ; alors que c’est le contraire. Car, c’est la plus-value qui inventera la valeur pour exister et non l’inverse ; la valeur a besoin de la plus-value pour exister. Il faut d’abord considérer l’objet comme contenant d’une plus-value (qu’on ne peut observer au microscope, mais dans l’âme de l’envieux) pour qu’il acquière une valeur. Vous comprenez ? Nous nous sommes fourvoyés dès le départ, dès l’invention de la valeur qui est une secondaire invention de la plus-value, et nous avons centré nos pensées sur cette seconde main des choses, sur la valeur qui est une simple occasion à et de la plus-value. Marx a raison quand il affirme que la marchandise c’est de l’objet + de la plus-value et il a pensé qu’il devait y avoir “déjà” de la valeur pour pouvoir estimer ou calculer cette plus-value, et il a doté cet objet d’un pré-plus-value, d’une valeur. Il a ensuite généralisé cette idée de l’existence d’une pré-plus-value, la « valeur », à l’ensemble de sa théorie. Or, un objet n’a pas besoin de posséder de la valeur pour contenir de la plus-value, il suffit que celui ou celle qui ne le possède pas veuille l’acquérir et l’intensité de cette acquisition se mesure dans et par la plus-value, à travers un autre objet, la valeur. Mais l’objet ne contient pas de la valeur (invisible au microscope, en tous cas), c’est une substance minéralisée (l’argent) extérieure à l’objet parallèlement à l’existence de l’objet : les deux coexistent ! Ce qui donne de la « valeur à l’objet » c’est la plus-value correspondant à l’intensité de son désir d’acquisition. En fait, J.P. Voyer avait raison pour un tiers (la pub, c’est l’aspect “social” de l’objet), pour ce que contient de « publicité » (c’est-à-dire à quoi – comme activité – est réduite la socialité du zumain) cet objet : les deux autres tiers étant l’affectivité et la sexualité. Cette “intensité” existe depuis les carrières de silex du paléolithique. Ce qui a tué le Neandertal, c’est la plus-value dont il ignorait, organiquement, tout ; qu’il était biologiquement incapable de concevoir, la plus-value étant le panache du zhumain. Et ce zhumain, supérieur en ceci, lui a bouffé la vie.

[[je parle de “zumain“ depuis que j’ai moi-même découvert l’étymologie depuis si longtemps recherchée du mot “zombie“. Le créole ajoute souvent un “z” (celui de la liaison du français) aux mots commençant par une voyelle et n’utilise que très peu le “r” : ce qui donne les-z-omb’es : un zombie c’est une z-ombre de soi-même. On va me dire que le son “ain” n’existe pas en créole, non plus… je me demande de quoi faudrait-il que je fasse preuve, pour que je dise : zumen ? Mais ce mot n’existe pas en français !]]

J’ai supposé un très long moment une relation entre la frustration sexuelle induite par le patriarcat et l’apparition de cette minéralisation de la plus-value dans l’argent, la création de la valeur. On continue de critiquer Lewis H. Morgan, c’est dommage. La société néolithique, qu’on aurait dû nommer « agricole », puisque le « lithique » a perdu de sa prépondérance sociale dès l’apparition de l’agriculture, a demandé une organisation sociale basée sur celle, antérieure, du paléolithique (là, on utilisait parfaitement la pierre). Conjointement à l’agriculture est apparu (à cinq mille ans près, ici ou là, par-ci par-là) le patriarcat qui réside UNIQUEMENT sur l’idée que la sexualité humaine n’a pour attribution exclusive que la reproduction de notre espèce. Cette idée absurde a régenté l’organisation zhumaine depuis lors, pusique le rapporchement sexué a pour destination le plaisir sexué. Sont apparus, encore conjointement, Karl Marx, Sigmund Freud et Oscar Hertwig (l’un pour la critique du travail, l’autre de la sexualité et le troisième pour avoir démontré que le zygote est le mélange des gamètes de chacun des deux sexes – et non pas la seule semence du mâle), il y a à peu près 175 ans. C’est le début de la fin du patriarcat, contesté dans ses trois formes les plus criantes. Wilhelm Reich et un peu plus loin Guy Debord et d’autres, ont œuvré pour confirmé la chose : la sexualité humaine n’est en RIEN liée à la reproduction de l’espèce, mais au plaisir aphrodisiaque, coquin de sort ! (on parle encore de zones “érogènes” alors qu’ils s’agit de zones “aphrodisiaques”, par exemple). Bon. La frustration sexuelle a-t-elle ou non immiscé dans la tête des zhumains, la plus-value comme moteur de leurs relations sociales, amoureuses et sexuelles ? Ha ! LA question !

Si je regarde la plus-value comme une tentative réussie de prise de pouvoir sur autrui, en me posant la question « Quel intérêt de prendre un pouvoir sur autrui ? », je réponds par l’impuissance aphrodisiaque du personnage (impuissance orgastique, dit W. Reich). Ok, mais… cette impuissance se cache dans cette prise de pouvoir, elle ne se manifeste pas comme pouvoir au moment de sa manifestation, elle est une branche annexe, à la fois dans le temps et dans sa véritable intention, de cette impuissance à s’adonner de manière paire au plaisir d’aimer sexuellement. Cette « impuissance », W. Reich a montré qu’elle est « caractérielle », c’est-à-dire, la conséquence d’une crispation musculo-neuro-végétative *empêchant* la personne de s’y donner corps et âme ; et ce à quoi elle ne peut se donner, elle le reporte sur l’objet. Cela implique-t-il que les personnes capables d’orgasme libre, pense ou ne pense pas selon le schéma de la plus-value ? C’est ici que je pèche.

La prise de pouvoir par la plus-value oblige à une séparation d’avec ce sur quoi on prend le pouvoir (fin de l’empathie), une objectivation de son ouvrage et un désir d’accaparement. On pourrait dire que le “chef” n’avait pas besoin de TRAVAILLER. Travailler consiste à passer le temps généralement consacré à l’occupation du temps (occupation qui, chez l’humain, est toujours sociale), à produire un objet (agriculture, arts florissants, etc.) pour quelqu’un d’autre (transfert de socialité) en échange d’une minéralisation de l’affectivité que ce tiers accorde à cet objet (qu’importe ce qu’il en fait ensuite, même si c’est dans l’espoir qu’on le lui achète plus tard, avec une plus-value, bien sûr, qu’elle soit affective ou minéralisée). Travailler, très très généralement sous la contrainte directe ou indirecte, c’est travailler pour quelqu’un d’autre pour plus ou moins d’argent. On voit que l’implication de la plus-value ne regarde pas le patron, mais l’ouvrier qu’elle met dans la misère. Quoi qu’en dise Palim-psao, les patrons sont responsables (comme l’ouvrier qui se rend au travail), certes à un titre différent, de la misère du monde capitaliste : le capitalisme n’est pas une machine autonome, c’est une machinerie humaine. Ce n’est pas que l’économie soit devenue folle, mais l’humain déjà fou qui permet à l’économie sa folie particulière.

Je reviens sur la “publicité“ : c’est l’incitation à la plus-value, la morale de la plus-value. On voit la plus-value sur le visage des femmes, leur vêture superficielle et de peau, sur les voitures et les tablettes de chocolat des hommes, le désir des parents que leurs enfants réussissent ceci ou cela (et non pas ce que ces enfants désirent faire de leur vie, au cours de son temps), les emballages tels que des émissions radio ou télé, la mesquinerie générale qui entoure toute chose, tout être. La publicité vous dit que vous manquez de plus-value et qu’ainsi vous êtes un dévalorisé social qui doit compenser pour ne pas décompenser, mais pas penser sans elle, surtout, puisque vous êtes un être social ultra-sensible à la plus-valeur, oups : la valeur qui cache la plus-value. La plus-value sociale se retrouve dans ces compétitions, où un seul gagne, solitaire ou « son » équipe ; un seul est le meilleur, alors qu’il n’est rien sans autrui, mais dire qu’on est tributaire d’autrui (qui est d’accord) est dévalorisant, puisque c’est lui qui octroie la plus-value. Tout est marchandisé.

Pour une prise de pouvoir sur autrui, il faut un point d’appui et un bras de levier. Le point d’appui est initialement (avant la venue de la police, je veux dire) l’affection qu’on porte à l’autre ; le bras de levier c’est qu’il n’arrivera pas à suffire à vous satisfaire, qu’il y a un manque affectif qui doit être compensé par un acte affectif et c’est celui-ci qui recevra la plus-value et auquel on donnera une valeur ; mais ce bras de levier éprouve la solidité de son contact du devoir que vous vous faites de satisfaire ce manque, aussi bien. L’un comme l’autre de ces deux devoirs (l’achat et le gain) sont un résultat de deux aspects de plus-value, chacun pour soi mais ici (le désir soulevé par un) manque et là (du désir de repu à jamais inassouvi) d’excédentaire. Vous comprenez ? Et chacun des personnages, selon son “pouvoir social”, peut prendre le rôle de l’autre pour agir en gain ou en achat, sur une autre personne (capitalisme partout, sincérité nulle part), le “calcul de réciprocité” étant un pivot remarquable dès lors qu’on y met son nez. Le but de ce jeu est de compenser une dévalorisation, un manque de plus-vlaue. Or donc, cette “dévalorisation” est-elle fille d’une incapacité aphrodisiaque paire ? De toutes façons, *je ne me pose pas comme une solution*, car je sais qu’un retour à cette parité des satisfactions est l’affaire la plus douloureuse de l’humain, sexuellement bien sûr, mais aussi affectivement, socialement, dans son corps, car cette douleur est située dans ses nerfs et dans ses muscles…. il n’y a que chez l’enfant qui n’a pas appris à supporter la douleur de la plus-value, qu’il est possible de pouvoir donner existence à ce projet de l’humain, encore qu’il lui faille sursoir, avec une autre douleur, aux coups de ses contemporains.

Nous y arrivons ! À l’adolescence, il se passe comme une rigidification des frustrations restées sans solution. Jusqu’au présent de l’adolescence, le phénomène de l’adaptation laissait une latitude adaptative à l’être, car il est effectivement en période d’adaptation. Lorsqu’il « murit », cette adaptation est acquise pour acquise et la bouger demandera beaucoup, beaucoup d’énergie, sinon de souffrance, de ténacité expérimentale, de la conservation d’un sens de l’aventure. Énormément de tentatives de prise de pouvoir sur autrui ont été entreprises pour tâter du terrain du soi *face à l’autre*, car dans la société de la plus-value, on n’agit pas avec autrui comme camarade, mais comme collaborateur, comme une personne en annexe. C’est d’ailleurs ce qui donne cette émulation dans la bêtise (le viol) en place de celle d’un sens commun (autrui = moi pareil et réciproquement). Cette rigidification s’opère sur la base de l’antériorité de la souplesse disponible, laquelle on a apprise ou adoptée. Plus on est rigide, plus, selon moi, on sera sensible à la plus-valorisation de soi, comme besoin ou comme nécessité. Mais pour autant, cette souplesse ne sera jamais parfaite, à de rares exceptions près (et que leur reste-t-il de pouvoir s’adapter à ce lourdingue qui est ? une occupation socialisée ! Moi, j’ai pas pu. Je suis arrivé à ce point simplement parce que je suis curieux et que je veux savoir, trouver une réponse à une interrogation, dut-elle se trouver au bout de 50 ans), car on grandit dans la plus-valorisation : les rigides en ont besoin comme du lait maternel le nourrisson ! sinon, ils dépérissent.

Ainsi, quand Wilhelm Reich mettait sur le compte de la rigidité de la cuirasse neuromusculaire l’incapacité de l’humain à se laisser aller à l’amour orgastique (ce qui revient à dire : à sa propension à s’assujettir à une autorité), nous ne serions pas loin de lui donner raison par le  modeste biais de notre approche de cette société de plus-value, du TRAVAIL, comme résultat de cette contracture chronique de son système neuromusculaire. Puis-je affirmer que la sclérose de la plus-value correspond à celle du système neuromusculaire humain ? J’apporte ma contribution par une obstination à ouvrir le vase de Pandore pour laisser s’échapper cet *espoir* dont on ne sait si, réellement, comme le chat mort ou vivant de l’incertitude, il s’y trouve ! Au moins, on en verra le fond de la lumière que j’apporte à son système *social* : la plus-value.